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 n° 1335

Camarades cantonniers de tous les services, unissons-nous !

01/01/1908 

Un appel

M. Jean Joncour, cantonnier à Crozon, président de la société des secours mutuels des cantonniers de l’arrondissement de Châteaulin, nous communique l’appel suivant, auquel nous sommes très heureux de donner asile dans nos colonnes :

Aux Cantonniers communaux.
Camarades,
Presque la totalité des communes ne donnent aucune pension de retraite à leurs cantonniers qui, de ce fait, après avoir travaillé parfois pendant 40 et même 50 ans sur les routes, après s’être usés au service des communes, ont pour retraites : rien.
Camarades, justement préoccupé de cette situation, j’écrivis le 8 du mois courant une lettre à M. Millerand, président de la Commission des retraites ouvrières à la Chambre des députés, lui demandant d’avoir l’obligeance de répondre aux questions ci-après:
1° Les cantonniers communaux auront-ils droit aux retraites ouvrières ?
2° Dans l’affirmative, ont-ils avantage à verser dès maintenant à la Caisse nationale des retraites pour la vieillesse ?

Par lettre en date du 12, il m’a répondu :
1° Que les cantonniers communaux auront droit aux retraites ouvrières.
2° Que lesdits cantonniers ont avantage à verser le plus tôt possible à la Caisse nationale des retraites pour la vieillesse et que toute année de versements fait à ladite Caisse, comptera pour l’obtention de la retraite ouvrière et l’augmentera d’autant.

Camarades,
Je m’empresse de porter à votre connaissance cette bonne nouvelle, et j’aime à croire que tous sans exception vous commencerez à verser dès à présent à la Caisse nationale des retraites pour la vieillesse ; le versement doit être de deux francs par mois ; ce sera toujours un morceau de pain assuré pour vos vieux jours.
Voici comment il faut s’y prendre pour faire ces versements. Vous demanderez d’abord à la mairie de la commune où vous êtes né votre extrait de naissance sur papier libre et l’extrait de votre femme si vous êtes marié; ensuite vous irez trouver le percepteur de votre canton, qui, avec sa bonne grâce habituelle, vous donnera une feuille imprimée, que vous aurez à remplir en suivant les indications qui se trouvent au dos de cette feuille.
Ensuite il transmettra cette feuille avec votre premier versement à Paris, au siège de la Caisse nationale des retraites pour la vieillesse, qui vous délivrera un livret, où vos versements seront inscrits au fur et à mesure qu’ils seront faits.

Camarades,
Un grand nombre d’entre vous sont restés jusqu’ici en dehors de nos Sociétés de secours mutuels, prétextant qu’étant cantonniers communaux, ils n’avaient aucun avantage à faire partie de ces sociétés. C’est une grand erreur, car en dehors des indemnités de maladie que ces sociétés accordent à leurs sociétaires (et vous conviendrez avec moi qu’un cantonnier communal peut tomber malade aussi bien qu’un camarade des autres services), si tous les cantonniers ont intérêt à s’associer, il n’y en a aucun qui l’ait autant que le cantonnier communal, dont le salaire varie non pas d’un département à l’autre, mais d’une commune à une autre.
Camarades, ce que par nos associations nous cherchons à obtenir, c’est l’union entre tous les camarades pour pouvoir présenter avec plus de force nos justes revendications, et la première de ces revendications, celle qui nous tient le plus au coeur, c’est la fusion de tous les services sous un seul et même ministère, afin qu’il n’y ait plus trois catégories de cantonniers, mais seulement une seule catégorie, et l’on ne verra plus cette chose absurde de trois cantonniers faisant le même travail et étant dans la même classe, recevoir trois salaires différents, suivant qu’ils sont au service de l’Etat, du département ou de la commune.
Allons, camarades, pas d’indifférents ni d’égoïstes.
Associons-nous, unissons-nous, groupons-nous, et nous seront forts. Voyez nos chefs qui, du plus grand au plus petit, nous encouragent en faisant partie de nos Sociétés, comme membres honoraires. L’union fait la force ; ne faisons pas mentir notre chère devise qui est : Un pour tous, tous pour un ».
En terminant, je serai reconnaissant aux camarades qui me liront, soit chefs cantonniers, soit cantonniers, de donner connaissance de cet avis aux camarades de leurs brigades.

Jean Joncour, cantonnier à Crozon, président de la Société de secours-mutuels des cantonniers de l’arrondissement de Châteaulin.

 
Merci à Jacques Joncour et Guillaume Garantel pour la photo de Jean Joncour.
 
Crozon    association                           

article issu de : Le Finistère (Quimper)    

 
 
 

 

 

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