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 n° 1526

Encore un morgatois péri en mer ! A quand un canot de sauvetage ?

20/02/1890 

La Région

FINISTERE
Morgat
. — On nous écrit le 18 : Ce matin, à cinq heures et demie, le patron Ménesguen, de Morgat, partant avec son fils pour la pêche du maquereau, ont eu leur bateau chaviré par la violence du vent dans la petite anse du Porzic. Le fils, excellent nageur, est venu tomber exténué sur la plage, où il est mort faute de secours, n'ayant été aperçu qu'à sept heures par un nommé Daniel, de Lesquiffinec, alors que la vie semblait l'avoir abandonné déjà depuis longtemps.
Cet homme de vingt-six ans était marié à une veuve ayant déjà deux enfants d'un premier mari ; il avait lui-même un enfant de sa femme encore enceinte.
Le cadavre du père n'est pas encore retrouvé et les pêcheurs vont séner la plage pour tenter de le découvrir.
Une chose incroyable, c'est qu'il n'existe pas un seul engin de sauvetage dans l'anse de Morgat, où le mouvement de pêche est si considérable. Il faudrait traverser la baie pour aller demander du secours à Douarnenez, ce qui exigerait au moins six heures par les bons vents, et deviendrait absolument impossible par les vents debout.
Il coûterait pourtant si peu à l'administration de la marine de fournir un canot de sauvetage et quelques cordages, sous la surveillance des douaniers, et il est incompréhensible que la population de Morgat n'en ait pas encore fait la demande.


Puisque nous sommes sur le chapitre des réclamations, pourquoi laisser tous les hivers les bateaux de pêche se pourrir ou se briser mutuellement, comme cela a eu lieu dans l'étang de L'Aber dernièrement, à cinq kilomètres de tous secours ? Un bassin à flot serait très facile à établir dans Morgat même, derrière la sardinerie Chancerelle; les torpilleurs pourraient s'y réfugier et tous les yachts de plaisance y hiverner.
La place de ce futur bassin est toute tracée par un marais existant, qu'il s'agirait simplement de creuser un peu et de mettre en rapport avec la plage par une écluse de la dimension exacte d'un torpilleur. A chaque marée dix bateaux de pêche pourraient entrer et sortir d'un coup en se faisant écluser. Ce travail rendrait d'immenses services à cette pauvre population chargée de famille et dont le bateau est le seul gagne pain.
Cette magnifique baie de Douarnenez est réellement trop pauvre en fait de moyens d'accostage ou de protection, et nos administrations de la marine et des ponts et chaussées devrait y apporter remède.



MORGAT. Le port en 1897.
auteur inconnu, source : arch. municip. de Brest, cote 2Fi13025
Morgat    naufrage    péri en mer    sauvetage    pêche               

article issu de : La Dépêche de Brest    

 
 
 

 

 

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