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 n° 2177

Deux films de propagande tournés à Camaret.

25/08/1916 

Le cinéma pour la propagande française et la Bretagne

Depuis un certain temps le gouvernement français se préoccupe de la redoutable propagande que les Allemands ont organisée dans les pays neutres par le moyen de films cinématographiques combinés adroitement en vue de vanter les beautés naturelles de l'Allemagne et de montrer les travaux des populations allemandes.
La Société cinématographique des Auteurs et Gens de Lettres a, dès à présent, commencé de répondre à cette campagne de films boches, entrant ainsi dans les vues de nos pouvoirs publics.
Elle a, en, effet, décidé d'éditer deux grands films maritimes et bretons dus à deux de nos plus sympathiques romanciers : Le Poisson d'Or, de Paul Féval, et La Fille des Naufrageurs, de Georges G.- Toudouze.
Et pour donner à ces deux films leur pleine valeur d'enseignement et de propagande nationale, elle a voulu les faire exécuter en Bretagne même et sous la direction de leurs deux auteurs, l'un et l'autre particulièrement compétents en matière maritime.
Il est inutile de dire qu'un pareil labeur rencontrait des difficultés matérielles d'ordre considérable, résultant principalement de l'état de guerre et de ses multiples répercussions sur la vie économique de la région de Brest. Sur une démarche de M. Georges G.-Toudouze, M. le ministre de la Marine, avec la bienveillance la plus amicale, a eu la grande amabilité d'accorder aux deux romanciers toutes les facilités de travail compatibles avec les circonstances et a bien voulu donner ainsi à leur labeur patriotique le haut appui de son autorité.
MM. Paul Féval et Georges G.-Toudouze se sont donc installés à Camaret-sur-Mer avec la troupe d'artistes que la Société cinématographique des Auteurs et Gens de Lettres mettait à leur disposition. Cette troupe, dirigée par l'habile metteur en scène M. Maxime Blum, comprenait Mlles Fabiola, de l'Opéra-Comique, et Givry, de la Renaissance ; MM. Perdoux, de l'Odéon ; Ritald, du Gymnase ; Godeau, des Variétés, et Colsy, du Gymnase.

L'excellent opérateur M. Grenier accompagnait ces artistes qui prennent rang parmi les plus adroits et les meilleurs du cinéma.
En vingt-deux journées de travail, MM. Paul Féval et Georges G.-Toudouze sont parvenus à exécuter entièrement leurs deux films, qui comprennent les scènes les plus dramatiques et les plus pittoresques — voire même les plus malaisées à réaliser. Les scènes d'eau, en particulier, ont été d'une extrême complication. Les deux auteurs ont été aidés dans leur travail par la grande complaisance et la bonne volonté active de la population camarétoise, pour qui l'un d'eux, Georges G.-Toudouze, est un ami de trente ans et pour qui l'autre, Paul Féval, à titre d'ancien marin et de Breton, était un hôte particulièrement sympathique.
Ils sont parvenus à placer dans leurs deux films, avec une grande adresse, toutes les scènes de vie locale, de travail maritime, de mœurs bretonnes : et ils ont utilisé les magnifiques points de vue de notre côte splendide de manière à réaliser le but poursuivi : la propagande française. Ils y ont eu d'autant plus de mérite qu'à plusieurs reprises les circonstances les ont desservis : des coups de grosse mer gênants pour les accostages en certains points, et surtout le lamentable incendie de l'usine Grivart à Douarnenez, où ils s'étaient rendus spécialement le 6 août pour la belle fête du Pardon de la Mer, incendie qui a, on le sait, complètement bouleversé la procession de la bénédiction de la mer et supprimé ce départ en masse des sardiniers, si pittoresque et si saisissant tableau de notre vie bretonne.
Malgré cela, l’œuvre entreprise a été très fructueuse ; Le Poisson d'Or et La Fille des Naufrageurs pourront aller faire à l'étranger contre les films boches la campagne patriotique réclamée par tous les Français : là encore c'est notre Bretagne maritime qui va donner contre l'ennemi exécré pour la défense de notre Patrie.
SAINT-YVES

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article issu de : La Dépêche de Brest    

 
 
 

 

 

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