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 n° 2332

La mort lente des bateaux de Camaret.

04/09/1916 

Chez les pêcheurs

L'Agonie des Bateaux

La France est bel et bien en train de perdre des millions de notre richesse nationale, et, ce qui est plus grave, le gagne-pain d'innombrables braves gens par centaines, les bateaux de pêche pourrissent en ce moment sur les grèves de nos ports.
Je reviens d'une villégiature à Camaret, en Bretagne. Pays charmant entre tous mais quelle angoisse et quelle pitié m'étreignaient de voir ces pauvres embarcations dont les propriétaires sont mobilisés, agoniser, faute d'entretien, sous le soleil qui disjoint les planches, la brume qui les ronge, les tarets qui les dévorent, l'eau saline qui les corrode ! Les vieux, les inaptes au service militaire ne peuvent intervenir, fatigués, gagnant mal une vie sans cesse plus chère.
Il y eut bien en mars 1915 une circulaire enjoignant les administrateurs maritimes de s'entendre avec les familles pour les faire aider en cette occurrence par le personnel de L'Inscription ou les syndics des gens de mer. Ce fut lettre morte. Le personnel manquait. Pas de fonds prévus. Et personne ne voulait endosser la reaponsabilité de possibles avaries au cours du déplacement des bateaux à réparer de la grève au gril de carénage.
Mais, dis-je à un ancien conseiller municipal du pays, navré comme moi de cet état de choses, pourquoi n’utilise-t-on pas les prisonniers du voisinage au calfatage des bateaux et au curage du port qui en aurait tant besoin ?



Sans doute. Mais il est aussi d'autres moyens, me répondit-il. Exonérer les bateaux de la location du gril s'il y a lieu de l'employer, mettre à la charge de l’État les quelques pots de coaltar nécessaires — on doit bien cela aux inscrits ! — utiliser enfin à ces travaux faciles de grattage, lavage, repeinture, des soldats du dépôt sous la surveillance des propriétaires des embarcations, à qui seraient données des permissions spéciales analogues aux permissions agricoles. Il serait d'autant plus étrange que le gouvernement se refusât à ce prêt de soldats et à ce don de goudron qu'il touche ici de gros droits de transport et d'octroi, Camaret étant le premier port langoustier de France.
Mon interlocuteur, M. Jean Borély, me dit avoir fait les démarches pour que précisément fussent accordés des hommes du dépôt à un pêcheur retour du front, croix de guerre à la poitrine et désolé de voir se gâter à mort son cher bateau. Puisse-t-il réussir. Puisse cet exemple être suivi et que Camaret, où cent voiliers périssent en ce moment, et que tous les autres havres de France reçoivent l'appui nécessaires afin de garder ce qui n'est pas mort de notre admirable flotte de pêche.
M.-C. Poinsot.

Camaret    guerre    pêche                       

article issu de : L'Humanité (Paris)    

 
 
 

 

 

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