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 n° 2335

Spéculation contagieuse à Argol et Landévennec.

29/07/1918 

Chronique locale

LA SPECULATION et la hausse illicite du cidre
Par suite du renchérissement du vin, la boisson favorite est devenue le cidre, surtout dans les ménages ouvriers.
Jusqu'à ces derniers temps, cette boisson était restée à des prix abordables. Certes, elle coûtait plus cher qu'avant la guerre — une barrique que l'on payait de 20 à 30 francs revenait, il y a quelques mois, à 60 francs, 70 francs au maximum. Depuis, le prix du cidre a encore augmenté dans de très grandes proportions et certains marchands vendent maintenant 120, 150 francs la barrique. Dans l'arrondissement de Morlaix, un marchand aurait vendu jusqu'à 210 francs la barrique.
Des plaintes affluaient à la préfecture du Finistère et dans les commissariats de police. Le préfet s'en émut et, au début du mois, des instructions furent données à la police spéciale de Brest pour réprimer cette spéculation illicite dans l'arrondissement de Châteaulin.
M. Sivienne, commissaire spécial adjoint, secondé de l'inspecteur Pascat, ouvrit une enquête et bientôt il découvrait qu'un grand fabricant et marchand de cidre de Landévennec, M. Pierre M., 50 ans, vendait son cidre à raison de 100 à 150 francs, alors qu'il y a deux mois à peine, il le vendait 40 et 50 francs.
Pourquoi cette hausse subite, sans raison aucune ? Le marchand voulait simplement gagner de l'argent. A ces prix, il en vendit, en deux mois, 500 barriques environ.



Au cours de son enquête, M. Sivienne apprit aussi que Pierre M. avait acheté à trois cultivateurs quelques barriques au prix de 105 francs. Ce prix était fixé par le marchand lui-même, alors que les cultivateurs lui demandaient le prix ordinaire. M. les revendaient immédiatement 135 et 140 francs.
Les cultivateurs prirent alors exemple sur le gros marchand, et de 30 francs, ils montèrent leur prix à 150 francs. Ceux-ci. Pierre L, 47 ans, Pierre D., 52 ans, et Gabriel F., 60 ans, cultivateurs à Argol, interrogés, reconnurent la vente illicite de leur cidre. L. vendit jusqu'à 140 francs une barrique prise à sa cave.
M. et les trois cultivateurs ont été poursuivis devant le tribunal correctionnel de Châteaulin, sous l'inculpation de spéculation et de hausse illicite.
L'audience était présidée par M. de Baudre, M. Beillard soutenait l'accusation.
M. Sivienne, commissaire enquêteur, a été entendu en témoignage et le tribunal a conclu que M., par exemple, avait réalisé un bénéfice de 400 %. Le tribunal les a condamnés : Pierre M., à 1.800 francs d'amende ; L., à 1.200 francs ; D., à 350 francs, et F. à 1.000 francs.
Les recherches pour découvrir les spéculateurs se poursuivent.

Argol    Landévennec    agriculture    guerre    procès               

article issu de : La Dépêche de Brest    

 
 
 

 

 

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