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 n° 2400

Une fête pour les prisonniers de guerre camarétois.

03/02/1919 

Région bretonne

CAMARET-SUR-MER
On nous écrit :
Dimanche 26 janvier, un banquet a été offert aux prisonniers de guerre par le Comité camarétois du « Paquet du Prisonnier ». A midi, exactement, les convives, au nombre de soixante, se réunissaient dans la salle de Mme Hugot, qui avait été, pour la circonstance, parfaitement décorée de fleurs de la saison, de plantes vertes, de guirlandes de houx et de faisceaux de drapeaux aux couleurs des nations alliées. M. le maire présidait cette fête de famille. A la table d'honneur avaient pris place : Mlle Henry, présidente du comité du « Paquet du Prisonnier » et les membres du comité : Mlle Dorso, Mmes Martin, Cou[?], Le Goulard, Prat, Landrac, Guéguen, Mlles Roussel et Sévellec, etc. Ces dames étaient accompagnées de leurs maris ou de leurs frères. Le recteur et le vicaire de la la paroisse avaient également tenu à honorer de leur présence cette fête intime de l'union sacrée. Tout le monde fit honneur au menu parfaitement préparé et très bien servi par Mme Hugot. II se composait de : potage aux perles, bouchées à la reine, raie au beurre noir, poulet rôti, pommes sautées, salade, gâteau breton, vin blanc, vin rouge, café, cognac, Champagne. Au dessert, Mlle Henry se lève et, au nom du comité, elle remercie M. le maire d'avoir bien voulu accepter la présidence, de cette réunion; M. le, recteur, qui l'honore de sa présence ; M. Martin qui, pendant trois ans, s'est dévoué à l'œuvre, et toutes les dames du comité qui n'ont rien négligé pendant la guerre pour assurer aux poilus camarétois prisonniers un peu de bien-être dans les geôles allemandes. Elle termine, en offrant à ceux qui ont tant souffert, ses meilleurs vœux de bonheur. M. le recteur prend ensuite la parole. En quelques mots bien sentis, il adresse l'hommage de son admiration à ceux qui ont lutté et souffert : aux prisonniers, aux blessés, et salue avec émotion la mémoire de ceux qui ne reviendront jamais. Gloire à eux !



Puis, il exhorte les poilus d'aujourd'hui, qui seront les ouvriers de demain, à conserver l'énergie dont ils ont fait preuve sur les champs de bataille, pour travailler dans un esprit d'union et de concorde à la rénovation de la France de demain. En terminant, il lève son verre et demande à toute la salle de crier avec lui : « Vive la France unie et glorieuse !» M. Le Ouay, adjudant, au nom de ses camarades rapatriés, remercie les dames du comité camarétois, des nombreux colis qu'elles ont fait parvenir aux prisonniers. Ces colis, dus exclusivement aux dons de la population camarétoise, étaient, disait-il, les plus beaux et les mieux assortis de ceux que l'on recevait dans le camp. Ils nous ont permis de revoir aujourd'hui nos familles et d'assister à cette réunion fraternelle. M. Biétry, maréchal des logis chef a ensuite relaté, en quelques mots, les privations et les mauvais traitements endurés par les prisonniers en Allemagne, le dur travail dans les mines et dans les tranchées. L'arrivée des colis de Camaret était pour eux un réconfort matériel et moral. Ils savaient que loin du pays, et de tous ceux qui leur étaient chers, on ne les oubliait pas, et ils voyaient dans cette œuvre de pure fraternité, non pas seulement le don des femmes de Camaret, mais le cœur des femmes françaises. M. Biétry termine en levant son verre en l'honneur des dames du Comité et des personnes généreuses qui ont soutenu leur œuvre. Tous les orateurs ont été longuement et chaudement applaudis. Ensuite, des amateurs nombreux ont fait rire tout l'auditoire par la gaieté de leurs chansons. La joie et le contentement se lisaient dans les yeux de tous ; mais, comme tout a une fin, il fallut se quitter, et pour clore la fête, sur la demande de M. le maire, la « Marseillaise » et le « Chant du Départ » ont été chantés debout par tous les assistants.

Camaret    guerre    secours    fête                   

article issu de : La Dépêche de Brest    

 
 
 

 

 

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