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 n° 2637

Inauguration du monument aux morts de Crozon.

10/09/1923 

Inauguration du monument aux morts à Crozon

Une belle cérémonie
Sous un ciel d'une pureté idéale, par un soleil resplendissant, dans le claquement des drapeaux pavoisant les immeubles, Crozon, célébrant hier ses nombreux fils tombés pour la défense de la Patrie, inaugurait le monument dressé au pied du clocher, pour immortaliser leur souvenir.
A 10 heures, devant la mairie, un cortège se formait pour gagner l'église, où allait être célébré un service spécial. [...]
En tête du cortège, venait la musique de l'Espérance, de Crozon, ouvrant, la marche drapeau déployé. Après avoir contourné la place, on se rendait à l'église, passant près du monument, recouvert d'un voile.
Ce monument, entièrement fait de granit, œuvre des sculpteurs Kervévan, père et fils, de Saint-Pierre Quilbignon, accuse l'attitude mâle et fière d'un marin et d'un poilu, l'arme au pied, mais résolus. Lorsque la toile tombe, à l'issue de la cérémonie religieuse, la bénédiction est donnée.
Après la lecture de la longue et glorieuse liste des enfants de Crozon morts pour la France, le maire. M. Cariou, prend la parole et prononce le discours suivant :
[...]
Puis le vice-amiral Grout, préfet maritime, s'exprime comme suit ; [...]
C'est avec empressement que M. Lancien, sénateur, a tenu à répondre à l'invitation du maire de Crozon. Il avait à cœur, en effet, de venir apporter ses hommages respectueux et son tribut d'admiration à la mémoire de ceux qui sont tombés pour le pays. Crozon, en cette terrible guerre, prit une large part dans la gloire comme dans les deuils de la Patrie.
La vieille race bretonne, nourrie de ce sol qui produit le chêne et recèle le granit sut, en cette effroyable mêlée, mettre en valeur ses admirables qualités de fermeté et d'endurance. A l'appel de la France, tous les Bretons se levèrent pour courir à la frontière outrageusement violée; tous rivalisèrent de courage et d'abnégation et verseront leur sang pour la plus noble des causes : l'avenir de la Patrie et le salut de l'Humanité.
Il ne faut pas oublier que, si nous avons échappé aux horreurs de l'asservissement longuement préparé par l'Allemagne, c'est à eux que nous le devons. En tenant jusqu'à leur dernier souffle, ils ont permis à la France, qui avait connu une si douloureuse défaite, de connaître une glorieuse victoire. Et c'est grâce à leur entier dévouement que l'heure de la justice imminente a pu sonner à la cathédrale de Strasbourg.
Après avoir dit qu'il ne nous est pas possible de laisser compromettre une victoire aussi chèrement acquise, M. Lancien adresse ses respectueuses condoléances à ceux qui ont si cruellement souffert dans leurs affections, aux parents, aux épouses, aux enfants de ceux qui ne sont plus.
M. Bouilloux-Lafont, député, rapporteur du budget de la Guerre, prend ensuite la parole.
Après avoir dit quels lourds sacrifices a consentis la Bretagne, il poursuit : [...]
Pour M. P. Simon, député, c'est aussi un devoir de venir célébrer le sacrifice des morts, dont il rappelle l'action glorieuse et dépeint le martyre. Après avoir parlé de la bravoure des régiments bretons, il termine en soulignant que nous ne pouvons permettre que la paix du monde soit de nouveau menacée et mise en péril.


Il importe pour cela que nous fassions le serment devant nos morts de nous grouper autour du drapeau national et de la République.
M. Daniélou, député, dit combien les paroles semblent vides devant le souvenir d'événements aussi formidables que ceux de cette guerre, il rappelle les angoisses des derniers jours de juillet 1914, la stupeur provoquée par le tocsin de la mobilisation ; l'émotion du départ, la fièvre du premier contact avec l'ennemi, le désespoir de la retraite, la joie de la première Marne, puis, pendant quatre ans, toutes les souffrances, toutes les agonies des tranchées éclairées seulement par des mots signifiant résistance victorieuse. Enfin, c'était la marche en avant, la victoire, la justice.
Il y en eut jadis des guerres, mais elles ne déterminèrent jamais tant d'érections de monuments. Celle-ci n'eut jamais sa pareille, même au temps des invasions barbares avec Attila. Pendant 40 ans, l'Allemagne, puissance de proie, prépara et organisa avec une barbarie scientifique l'asservissement du monde, n'ayant en face d'elle qu'une pauvre petite Belgique neutre et une France joyeuse, laborieuse, pacifique.
On vit alors courir au-devant de cette chose monstrueuse le petit soldat de France, résolu d'empêcher de passer l'envahisseur. Il y parvint. Tous ceux qui, dans le monde, avaient le respect de la justice et le culte de la liberté applaudirent, puis vinrent prendre place sur nos champs de bataille près du petit soldat de France pour participer à sa gloire et achever sa victoire.
Le poète A. Bott, avec art, dit sa dernière œuvre dédiée : « Aux enfants de Crozon morts pour la France. »
M. Gauthier, sous-préfet de Châteaulin, un très glorieux mutilé du Chemin des Dames, dit ensuite en termes élevés quel fut le rôle magnifique de nos soldats et pour quelles raisons nous devons conserver une pleine confiance en l'avenir de la France et de la République.
Le général Hunter, de l'armée britannique, tient à saluer les enfants de Crozon tombés pour la défense de la liberté. « Vive l'Entente cordiale ! crie-t-il en terminant son heureuse improvisation, et vive la France ! »
A l'issue de cette inauguration, un banquet excellemment composé était servi par M. Gaonach, dans la vaste salle de l'hôtel Moderne. Plusieurs dames avaient bien voulu agrémenter de leur présence cette réunion.
Au dessert, le vice-amiral Grout, préfet maritime, portait un toast à la commune de Crozon ; M. Cariou, maire, prononçait d'aimables paroles ; M. Lancien, sénateur, remerciait au nom des parlementaires présents, faisait un intéressant exposé de notre situation dans le monde, puis M. Gauthier, sous-préfet de Châteaulin, terminait la série des discours.
Après avoir dit combien M. Desmars, préfet du Finistère, retenu par un engagement antérieur regrettait de n'avoir pu venir à Crozon, M. le sous-préfet s'exprime en ces termes :
[...]

Crozon    guerre    in memoriam                       

article issu de : La Dépêche de Brest    

 
 
 

 

 

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