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 n° 2687

Coulisse du tournage du film "Paul et Virginie", à Morgat.

23/10/1924 

Le naufrage du Saint-Géran dans la baie de Douarnenez

Voici le Saint-Géran, de Lorient, navire de la compagnie des Indes, qui fit escale dans notre port. On l'y trouva amarré au long d'un quai dont l'existence est bien postérieure à la sienne ! Ce miracle à peine vieux de quinze jours, est dû à la cinématographie.
Les nécessités d'une mise en scène, que l'on veut chaque jour plus réaliste, avaient conduit les créateurs d'un film à entreprendre cette œuvre. Aussi nos concitoyens ont pu assister, au cinquième bassin du port de commerce, à la transformation complète de l'ancien dundee Pierre Corneille, de Boulogne. Travail délicat s'il en fut, car il n'était point aisé de faire porter le pont d'un navire comme le Saint-Géran par un simple dundee. Ne fallait-il pas en effet, tout en sacrifiant aux exigences de la proportion, disposer certains emplacements suffisamment vastes pour permettre les évolutions des acteurs comme des figurants ?
M. Malbert, qui dirigeait les travaux, sut les mener à bonne fin avec une célérité qui lui fait honneur.
Artistement décoré de la proue à la poupe, le beau vaisseau de la compagnie des Indes était prêt à partir. Tout était « paré » pour l'appareillage lorsque quelqu'un fit remarquer qu'il manquait encore le pavillon sans lequel un bâtiment n'est rien. Pour juger de l'effet, on déroula la toile blanche à fleurs de lys.
Mais se pouvait-il que le drapeau des rois flottât librement dans l'air pur de notre républicaine cité ? Une intervention autorisée se produisit et, dès la première sommation, sous la menace d'un procès-verbal, l'emblème séditieux fut amené. Il n'a repris sa place à présent que pour abriter, dans la baie de Douarnenez, les chastes amours de Paul et de Virginie.
Tel est le film que l'on compose actuellement d'après le scénario de M. Le Juge de Segrais qui, nous affirme-ton, est le lointain parent de Virginie elle-même et de Mahé de La Bourdonnais, gouverneur de l'île de France.

Les recherches auxquelles on s'est livré par souci de vérité nous vaudront-elles quelques modifications de détail à l'œuvre universellement connue de Bernardin de Saint-Pierre ? Nous l'ignorons. Quoi qu'il en soit, ce ne serait qu'une version de plus de la pastorale histoire recueillie par l'auteur à l'Ile de France et produite en roman par lui en 1788, en opéra par Favières et Kreutzer en 1791, en drame lyrique par Dubreuil et Lesneur en 1794.
L'œuvre cinématographique que l'on exécute aujourd'hui touche à sa fin. Pendant près d'un an déjà on tourna des scènes à l'île de France même, aujourd'hui île Maurice, et ce sont à présent les dernières que l'on enregistre devant Morgat. Scènes de bord qui s'effectuent dans le calme comme La Prière, puis dans la tempête qui doit enfin avoir raison du beau navire.
Le Saint-Géran disparut-il réellement pour n'avoir pu supporter la violence des éléments déchaînés ou sombra-t-il pour s'être jeté sur des récifs ? Les versions sont différentes. Quoi qu'il en soit, afin sans doute que l'effet soit plus saisissant, l'auteur du film a préféré la tempête.
Mais, selon la coutume, « le temps ne se prêtait guère » aux désirs des opérateurs. La mer, depuis que le navire tiré par son remorqueur a quitté Brest, se montrait d'une désespérante platitude. Et l'on dut, pour préparer le naufrage, exécuter certaines scènes à grand renfort de seaux d'eau lancés à toute volée à la face des exécutants.
La chose est d'ailleurs courante en matière cinématographique et le Club nautique brestois, qui compose l'équipage, dut en prendre son parti. Néanmoins, pour la grande scène finale du naufrage, il faut des vagues véritables. On attend un coup de vent pour « tourner ».

Morgat    Brest    loisirs                       

article issu de : La Dépêche de Brest    

 
 
 

 

 

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