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 n° 2688

3 bateaux mouillés à Morgat jetés à la côte !

05/12/1924 

TRIBUNAL MARITIME COMMERCIAL

ECHOS DE LA TEMPÊTE DU 7 AU 8 OCTOBRE
Trois patrons pêcheurs, dont les bateaux se sont brisés sous Morgat, sont condamnés pour ne pas avoir établi un service de veille à bord

Le Tribunal maritime spécial, présidé par le capitaine de frégate Bourragué, s'est réuni hier matin, à neuf heures, pour juger trois patrons-pécheurs du quartier de Camaret qui avaient à répondre de la perte de leurs bateaux, survenue dans l'anse de Morgat.

Le Trident
Le patron Yves Morvan commandait le dundee Trident, armé pour la pêche au thon. Il avait, le 7 octobre, vendu à Douarnenez le produit de sa pêche et conduit, l'après-midi, son bateau à Morgat, où il l'avait mouillé à l'abri du cap de la Chaise. Le patron et les hommes de son équipage étaient ensuite descendus à terre.
Dans la nuit, une tempête de vent d'ouest étant survenue, le Trident fut jeté sur les rochers de Laber, où il se brisa et coula quatre jours après.
La Commission d'enquête locale de Camaret a estimé que la responsabilité du patron Morvan est engagée dans cet accident. « Il a fait preuve, a-t-elle mentionné dans son rapport, de négligence en quittant le bateau avec tout son équipage, sans avoir assuré son service de veille à bord, alors que le bateau était mouillé dans une rade ouverte et que le temps était mauvais. Enfin, il n'a pris aucune des mesures nécessaires pour le renflouement du navire dont il avait la charge et dont il s'est complètement désintéressé. »
Le Trident n'était pas assuré. Il appartenait à plusieurs propriétaires, habitant Douarnenez.
Le patron Morvan reconnaît qu'il n'a pas commandé un service de veille à bord de son navire : « C'est l'habitude parmi nous, pêcheurs, dit-il, de ne pas laisser de gardien à bord quand le bateau est arrivé à son port d'attache ».
D. — S'il y avait eu un homme à bord, aurait-il pu mouiller une deuxième ancre ?
R. — Non, pas même deux hommes. L'ancre pèse plus de 250 kilos.
Le patron Morvan a ensuite fait connaître ce qu'il a tenté de faire pour sauver une partie du matériel qui se trouvait à bord.
Quant au navire, qui était enlisé dans du sable mouvant, son renflouage était impossible. Aucun navire échoué à cet endroit n'a pu être sauvé.
M. le capitaine de corvette Winter, commissaire du gouvernement, a prononcé un énergique réquisitoire, dans lequel il s'est élevé contre la déplorable façon de procéder des patrons-pêcheurs de la presqu'île de Crozon qui, par habitude, ne se conforment pas aux prescriptions de la loi de 1907, qui leur imposent l'obligation d'assurer un service de veille à bord de leurs bateaux. Il a conclu à la condamnation du patron Morvan.

M. Pellé a défendu l'accusé qui, reconnu coupable, à l'unanimité, pour défaut de service de veille, et non coupable, à l'unanimité, pour le second chef d'inculpation, a été condamné à huit jours de retrait de commandement.

La Volonté de Dieu
Le patron Tanguy Lamill commandait le sloop Volonté de Dieu, monté par huit hommes d'équipage, et faisant la pêche à la sardine.
Il avait pêché dans la baie de Douarnenez le 7 octobre et, le soir, il avait mouillé son bâtiment à Morgat.
L'équipage descendit à terre pour y passer la nuit. Mais, le vent soufflant en furie, le patron Lamill et ses compagnons se rendirent, vers une heure du matin, sur le môle. La mer était si mauvaise qu'il leur fut impossible de rejoindre leur bateau.
Le lendemain matin, ils trouvèrent le Volonté de Dieu échoué et brisé sur les rochers.
L'inculpé déclare qu'il n'avait pas commandé un service de veille à son bord, la loi de 1907 ne lui en faisant pas une obligation, en raison de la jauge de son bateau, inférieure à celle du Trident.
D. — S'il y avait eu un service de veille votre bateau aurait-il pu être sauvé ?
R. — Il n'y avait qu'une ancre à bord et elle était mouillée. Le bâtiment, qui avait une valeur de 8.000 à 10.000 francs, m'appartenait. Depuis l'année dernière, je ne l'avais plus assuré. Tout est perdu. Il ne me reste plus rien. »
Défendu par M. Pellé, le patron Lamill a été condamné à un jour de retrait de commandement.

Le Magdannie
Le patron Pierre Kermel exerçait le commandement du sloop Magdannie qui, après avoir fait la pêche aux crustacés à l'île de Sein, avait, le 7 octobre, gagné la baie de Morgat pour se mettre à l'abri.
Il avait procédé comme les patrons Morvan et Lamill; il n'y avait personne à bord au moment où l'ouragan se déchaîna.
Le Magdannie a été perdu. Il appartenait au patron Kermel, qui était assuré.
Après le réquisitoire du commandant Winter, le patron Kermel, défendu par M. Pellé, a été condamné à un jour de retrait de commandement.

Camaret    Morgat    tempête    à la côte    pêche    procès           

article issu de : La Dépêche de Brest    

 
 
 

 

 

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