Notre presqu'île .com

archives, histoires, images

de la presqu'île de Crozon

ARTICLES DE PRESSE

?  

Quoi de neuf ?

Presse ancienne

Cartes postales

En mots

En images

En cartes

Savez-vous ?...

Guerre 14-18

Recensement

Éditions Notre Presqu'île

livre d'or

liens utiles

bibliographie

contact

 

   revenir en arrière
 

Articles de la presse ancienne

classés dans l'ordre chronologique

 

 Cliquez sur les grandes flèches noires pour lire l'article
précédant ou suivant celui-ci dans l'ordre chronologique


 n° 2699

Rififi à Camaret ! Guerre dans les locaux municipaux.

15/01/1925 

A la Une

Le Conseil municipal de Camaret, en conflit avec l'institutrice, avait demandé le déplacement de celle-ci
N'ayant pas obtenu satisfaction il démissionna en bloc
Mais on continue à célébrer les mariages


Camaret, 14. — Camaret, depuis cinq jours, n'a plus ne Conseil municipal.
Avant-hier encore, cependant, un mariage était célébré dans la salle réservée et spécialement décorée à cet effet. En discutera-t-on la valeur légale ? Nous ne le pensons point, mais il est curieux, cependant de noter qu'un acte comme celui-ci, puisse être légalement consacré et reconnu par un personnage qui, plusieurs jours auparavant, a fait abandon de tout caractère officiel.
Le 5 octobre dernier, le Conseil municipal, [ ] une délibération à l'unanimité par laquelle il manifestait sa décision de donner en bloc sa démission. Le 9 novembre, par une lettre collective, il en informait encore le préfet du Finistère. Enfin, le 9 décembre, une deuxième lettre adressée de même façon constituait une définitive confirmation.
Un mois plus tard, dernier délai, soit le 9 janvier, le fait se trouvait de droit irrémédiablement accompli.
C'est ainsi que Camaret n'a plus de Conseil municipal ; mais, en pareille occurrence, que se passe-t-il ?
« En cas de dissolution d'un Conseil municipal ou de démission de tous ses membres en service et lorsqu'aucun Conseil municipal ne peut être constitué, une délégation spéciale en remplit les fonctions.
« Dans les huit jours qui suivent la dissolution ou l'acceptation de la démission, cette délégation spéciale est nommée par décret du Président de la République.
« Le nombre des membres qui la composent est fixé à trois dans les communes où la population ne dépasse pas 35.000 habitants.
« Les pouvoirs de cette délégation spéciale sont limités aux actes de pure administration conservatoire et urgente. En aucun cas, il ne lui est permis d'engager les finances municipales au-delà des ressources disponibles de l'exercice courant. Elle ne peut ni préparer le budget communal ni recevoir les comptes du maire ou du receveur, ni modifier le personnel ou le régime de l'enseignement public.
« Quand une délégation spéciale a été nommée il est procédé à la réélection du Conseil municipal dans les deux mois à dater de la dernière, démission. »
Ici, jusqu'à présent, aucune délégation n'a été constituée.

On rappelle que déjà, depuis les élections générales de novembre 1919, un autre maire, de Camaret, M. P. Le Douguet, avait donné sa démission, en février 1922. Depuis le mois de mars suivant, après une élection complémentaire, M. Poupat assumait les fonctions de maire.

Mais cette démission générale ? Elle fut, sans doute, la conséquence d'un événement particulièrement grave ? On pouvait le penser et nous avons tenu à nous en informer. Or, à notre grande surprise, nous n'avons trouvé, à l'origine de cette manifestation administrative qu'une querelle de voisinage.
Cela, nous explique cependant le maire démissionnaire, parlant des dissentiments qui l'ont motivée, ne date pas d'hier. Déjà au moment, de la crise des logements, comme nous voulions loger à la mairie le garde-champêtre, à la place de l'institutrice, à qui nous destinions un autre local dans les baraquements de Lagatjar, celle-ci refusa.
« Puis tandis que nous célébrions des mariages dans la salle qui s'ouvre sur la cour de l'école, elle ne faisait rien pour que les enfants se taisent.
« Enfin, le 14 juillet, comme mon adjoint et des conseillers municipaux s'étaient rendus dans un grenier pour prendre les 500 lampions qui devaient servir aux illuminations, elle vint chez moi protester contre ce qu'elle appelait une violation de domicile. Je ne pouvais tolérer cela et comme l'entente ne pouvait se faire, le Conseil a réclamé le déplacement de l'institutrice ou bien offert sa démission. Comme le déplacement n'a pas été obtenu, nous nous sommes retirés. »
La mairie de Camaret n'est certes pas un édifice des plus importants : un rez-de-chaussée servant de bureaux aux deux secrétaires; un premier étage affecté au logement de l'institutrice. C'est dans cette exiguïté qu'il faut, à n'en point douter, chercher la cause du conflit.
Sur l'arrière du bâtiment, une aile, comprenant en bas une longue salle coupée par une cloison de planches séparant la salle d'école de celle des mariages; en haut, un grenier prolongé par une cuisine.
Dans ce grenier, nous expose la fonctionnaire incriminée, je range mon linge et divers objets. C'est là que se trouvaient les lampions et je n'y songeais guère lorsque le 14 juillet je quittai Camaret. Lorsque je revins, ce fut pour constater qu'on avait pénétré là, c'est-à-dire chez moi, pendant mon absence.
« Il est vrai que le maire avait voulu, il y a deux ans, que je cède mon logement au garde champêtre, mais est-il moins vrai que les locaux scolaires doivent être réservés au personnel enseignant ?
« Enfin si l'heure de la célébration des mariages concorde avec celle de la récréation des élèves, je n'y puis rien.
« Quoi qu'il en soit, pour que le fait du 14 juillet ne se renouvelle pas. j'ai posé intérieurement un cadenas sur la porte qui avait donné accès aux conseillers municipaux au grenier que l'on me dispute aujourd'hui ».
Les faits en sont là. Le port de Camaret doit-il souffrir d'un pareil conflit ? Nous ne le pensons pas et, nous espérons qu'une solution interviendra bientôt.

 
Lire à ce sujet : Pauline Local, une institutrice de choc à Camaret
 
Camaret    fait divers    école                       

article issu de : La Dépêche de Brest    

 
 
 

 

 

f.a.q. Éphéméride mode d'emploi

recherche
dans les articles


précisions mots-clés


précisions recherche

 

à suivre...

         • nouveaux articles

         • nouvelles personnes

         • nouveaux villages

         • nouveaux bateaux

         • nouveaux commentaires

contenu des articles

         • les bateaux   A-Z

         • les personnes   A-Z

         • les lieux   A-Z

         • les lieux, par village

articles par n°

 

 


AVANT NOUS
une sélection de 1181 articles
issus de la presse ancienne,
illustrées de publicités d'époque
Points de vente ICI

 
 
 

 

© notrepresquile.com 2014-2018

 

Mentions légales et Conditions Générales d'Utilisation      |     Qui fait ce site ?

 

Selon la loi Informatique et Libertés du 6/01/78 modifiée en 2004,
vous bénéficiez d’un droit d’accès et de rectification aux informations vous concernant, que vous pouvez exercer en nous écrivant.