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 n° 2861

Fin du feuilleton pour le port de Lanvéoc-Poulmic.

17/11/1927 

LES CENTRES D'AERONAUTIQUE

Ce qu'est la base de La Ninon -:- Les critiques de M. H. Paté. L'incroyable affaire du Poulmic-Milizac -:- M. G. Leygues décide la création d'un aérodrome et d'un grand port d'hydraviation à Lanvéoc-Poulmic
[...]
L'utilité de la création d'une base d'avions et d'hydravions dans notre région était depuis longtemps apparue. Militairement, la situation de notre presqu'île, à l'extrémité du continent européen, est importante. Économiquement, elle ne l'est pas moins, car un jour ou l'autre quelque grande ligne internationale y aboutira.
Une enquête avait donc été ordonnée par la Marine, pour rechercher les lieux les plus propices à cette création.
On avait bien songé à développer le centre existant des Quatre-Pompes, mais des difficultés de toutes sortes apparurent au premier examen.
Sur le plateau de Lanvéoc-Poulmic, de vastes terrains incultes pouvaient être aménagés en aérodrome à peu de frais. Au-dessous, la baie du Poulmic, parfaitement abritée des vents régnants, offre un plan d'eau incomparable. Ne convenait-il pas de faire là un aérodrome pouvant également servir à l'armée, qui n'en possède pas en Bretagne, et aux lignes commerciales ? Ne devait-on pas tirer parti des avantages de la baie du Poulmic pour y créer le port des hydravions ?
Après examen attentif de ces questions, un projet naquit. Il fut approuvé, et les crédits ayant été votés, on procédait, en 1923, aux expropriations nécessaires.
Or, dès la fin de l'année suivante, un ordre stupéfiant, émanant du ministère, ordonnait la rétrocession, des terrains acquis.
Quelque temps après, la même administration entreprenait l'achat d'autres terrains à Milizac.
C'est là qu'elle se proposait, à présent, d'aménager un aérodrome pour compléter le centre des Quatre-Pompes, dont on n'apercevait plus les défauts. Et l'on expropriait, et à quels prix !
Le mètre carré, qui valait 0 fr, 50 au Poulmic, était payé 10 francs à Milizac !
Belle opération en vérité, à citer en modèle aux prêcheurs d'économies, dont le plus clair résultat était de fournir un mauvais terrain d'aérodrome et d'assurer la conservation du plus détestable do nos centres d'hydravions.
Des protestations se sont élevées.
Nous avons publié celle de la Chambre de commerce, émettant le vœu que le projet Lanvéoc-Poulmic fût repris et le terrain de Guipavas aménagé pour faire face à un trafic commercial immédiat.
M. Goude, vice-président de la Commission de la marine à la Chambre, intervenait également. Et voici que M. Leygues, ministre de la Marine, lui fait connaître, par la lettre suivante, la décision à laquelle il vient de s'arrêter :

Monsieur le député,
Votre lettre du 2 octobre me signalait l'opportunité d'abandonner l'installation du centre aéronautique de Milizac et m'indiquait tout l'intérêt que portent la ville et la Chambre de commerce de Brest à l'adoption du projet Lanvéoc-Poulmic.
Le projet d'installation d'un centre aéronautique à Lanvéoc remonte à 1923.
A cette époque, 142 propriétaires furent expropriés pour créer un aérodrome sur le plateau de Lanvéoc, relié au port de Lanvéoc, qui devait servir de centre aux hydravions.

En 1924, une étude plus détaillée montra que l'installation d'une base d'hydravions au port de Lanvéoc nécessiterait des travaux très importants ; ordre fut donné aux autorités locales de Brest de rechercher un emplacement plus favorable pour la base d'hydravions, tout en conservant l'aérodrome terrestre du plateau de Lanvéoc.
Le préfet maritime de Brest étudia la solution Lanvéoc-Poulmic ; mais, avant qu'il eût terminé son travail, le ministre de la Marine prit, le 27 novembre 1924, la décision de suspendre toute étude dans la région de Lanvéoc et, le 7 janvier, de rétrocéder tous les terrains.
A la suite de ces décisions, les recherches s'orientèrent du côté nord de la rade de Brest et aboutirent, en 1925, à un projet de création à Milizac d'une simple base d'exercice (Portzic restant base d'hydravions).
La marine procéda à l'expropriation immédiate des terrains ; mais une étude complémentaire faite en 1926 montra la nécessité de créer à Brest un centre principal au lieu d'une simple base d'exercice.
Mon attention était d'ailleurs attirée, dès le début de 1927, sur les inconvénients techniques de l'installation projetée à Milizac.
Dans ces conditions, je profitai de ce que la procédure d'expropriation de Milizac n'était pas terminée, pas plus que celle des rétrocessions de Lanvéoc, pour faire étudier à nouveau, la question à fond avant d'engager définitivement l'avenir.
Au reçu de votre lettre, désirant terminer rapidement cette nouvelle étude, j'envoyai à Brest une mission spéciale de trois officiers comparer sur place les deux solutions et dresser un devis comparatif des dépenses pour chacune d'elles.
Les travaux de cette Commission prouvent :
1° Que l'installation du futur centre à Lanvéoc-Poulmic coûtera moins cher que les installations prévues au Portzic et à Milizac ;
2° Que le centre de Lanvéoc-Poulmic sera susceptible d'extension, alors que celui du Portzic ne l'eût pas été;
3° Que l'établissement de la base du Portzic générait l'extension de l'arsenal de Brest ;
4° Que le centre de Lanvéoc-Poulmic offre le grand avantage d'être un centre "amphibie" commun aux avions et aux hydravions, tandis qu'à Milizac et au Portzic les deux centres auraient été séparés l'un de l'autre de 15 kilomètres, ce qui aurait rendu difficile leur liaison, qui est indispensable et qui doit être constante.
Les intérêts de la marine coïncident donc avec les vues de la ville et de la Chambre de commerce de Brest, que je suis heureux de pouvoir seconder.
J'ai donc été appelé à décider de ne pas poursuivre les expropriations de Milizac et d'installer à Lanvéoc-Poulmic le futur centre de Brest, que les services publics pourront utiliser dans des conditions qui seront à déterminer ultérieurement.
Agréez, monsieur le député, l'assurance de ma haute considération.
(Signé) G. LEYGUES.


Ainsi, notre port possédera, dans quelques années, un centre aéronautique digne de sa situation.
La décision que vient de prendre M. Leygues aura d'heureuses répercussions sur l'avenir de l'aviation française.
Ch. LÉGER

Lanvéoc    Brest    armée    aviation Poulmic                   

article issu de : La Dépêche de Brest    

 
 
 

 

 

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