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 n° 2914

Pêche aux maquereaux avec le "Rouge", thonier de Morgat.

29/04/1928 

Arrondissement de Châteaulin

CHEZ LES PÊCHEURS
Le maquereau de dérive -:- Comment en découvre les bancs

Le thonnier Le Rouge, armé pour la pêche au maquereau, avait quitté Morgat il y a deux mois. A bord, dix-sept hommes. Sur le pont, prêts à être mouillés, 130 filets. Dans la cale, une tonne de glace.
Il fit route au large, doubla Ouessant et navigua longtemps encore. A cent milles dans le nord-ouest, il déploya ses mailles tandis que s'éteignait les rayons du soleil.
Un à un, plombés à la base, cordonnés de liège en surface, les filets étaient abandonnés au fil de l'eau. Une bouée porteuse d'un fanal en marquait la position.
Et toute la nuit on suivait sur la crête des vagues la danse hallucinante des fanaux.
A l'aurore, la déception fut grande : le maquereau n'avait presque point « maillé ».
Lorsque l'on pêche ainsi, il faut atteindre aux finesses de perception, des cormorans ou des squales.
On hissa les voiles et l'on repartit trente mille plus loin, nouvelle tentative plus décevante encore.
Les pêcheurs ne se découragèrent pas, ils voguèrent plus au large. Chemin faisant ils croisèrent une autre barque bretonne. C'était la meilleure des rencontres.
Où sont les maquereaux ?
A soixante milles d'ici, nous revenons la cale pleine.
Le Rouge fonça vers l'horizon. Des voiles apparurent. On allait enfin pouvoir travailler. Une fois de plus les filets furent tendus et quand au jour on le rentra ils étaient chargés de maquereaux.

Pour le profane, la mer ne présente guère d'autres aspects que ceux que l'état du temps lui permettent de refléter. Or, en février 1927, M. Jean Le Gall, directeur de la station agricole et du laboratoire de Boulogne-sur-Mer, publiait ici-même une étude des plus complètes et des plus intéressantes sur la pêche du maquereau.
« Les « apparences », disait-il, qui indiquent au pêcheur la présence du poisson sont les suivantes :
« La présence d'oiseaux de mer ou d'animaux marins, squales ou cétacés.
« Une couleur déterminée et une odeur particulière de l'eau.
« La présence de taches huileuses à la surface...
« C'est l'accumulation de nourriture, de plancton, en certaines places, qui provoque l'apparition des bandes de maquereaux, au début de la saison de pêche aux filets dérivants. Mais ici un nouveau facteur entre en jeu : le facteur température. Un fait est, en effet, actuellement certain :

« Les bancs de maquereaux n'apparaissent pas en surface, au début de la saison de pêche, à la côte ou sur le plateau continental, que si les eaux sont suffisamment chaudes; et les observations faites en Amérique, comme en Angleterre, en Irlande et en France, ont permis de fixer cette limite inférieure de température à environ sept degrés. Au-dessous de cette température, il ne semble pas que les maquereaux puissent apparaître à la surface en formations compactes.
« Est-ce le plancton, très sensible aux variations de température, qui est cause de ce fait ? C'est probable...
« Là donc où se trouvera une nourriture abondante, les bancs se montreront en formations serrées, et les variations de température, affectant rapidement les organismes du plancton, agiront indirectement sur les maquereaux qui suivront dans leurs mouvements les déplacements du plancton. »

Quand un groupe de pêcheurs a découvert un banc de poissons au début d'une campagne, la nouvelle se répand sur mer et dans les ports avec une surprenante rapidité. De toutes parts on voit poindre des barques. Elles viennent remplacer celles qui, les cales à peu près pleines, doivent se hâter d'aller livrer leur capture. Ainsi l'on suit avec régularité les évolutions du banc.
Mais pêcher le maquereau à 200 milles au N.-O. d'Ouessant n'est pas chose très pratique. Trop de jours doivent être consacrés aux voyages et le poisson, de ce fait, perd de ses qualités. Aussi s'efforce-t-on, tandis que la saison s'avance, de découvrir de nouveaux bancs plus près de côtes.
Le Rouge, lors de son second appareillage, prit une direction nouvelle. Il s'en fut vers Armen. Son équipage explora minutieusement l'océan et, à cinquante milles dans l'ouest, pêcha.
C'est ainsi qu'il arrivait à Brest, mardi dernier, avec 7.000 maquereaux, et s'amarrait au 3e bassin en couple de l'Yves et Jean, qui en rapportait 12.000.
La saison du maquereau de dérive, ouverte il y a deux mois, ne se terminant que vers la fin de juin, époque où les thonniers reprendront leurs naturelles occupations, le Rouge appareillait encore hier, à midi, pour gagner le large d'Armen. Souhaitons-lui, comme à ses confrères, bonne et fructueuse pêche.
Ch. LÉGER.


Morgat    Brest    pêche                       

article issu de : La Dépêche de Brest    

 
 
 

 

 

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