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 n° 3531

Un canot brestois jeté sur la roche du Léach.

28/09/1938 

Arrondissement de Châteaulin

Dramatique partie de pêche près des Tas de Pois
Un ancien matelot des douanes se noie

SES DEUX COMPAGNONS, QUI S'ÉTAIENT RÉFUGIÉS SUR UNE ROCHE, SONT SECOURUS 24 HEURES APRÈS
Lundi matin, vers 7 heures, un petit canot à moteur, le Marie-Louise, jaugeant deux tonneaux et long de 5 mètres 20, quittait le 3e bassin du port de commerce. Il y avait à bord : le propriétaire, M. Joseph Bramoullé, 62 ans, ancien matelot des douanes en retraite, domicilié rue Yves Collet; M. Pierre Guyader, également retraité, demeurant rue Traverse et M. Jean Carnou, sous-patron des douanes du service maritime. Celui-ci, dont c'était le dernier jour de permission, avait accepté l'invitation qui lui avait été faite par M. Bramoullé, pour aller faire une partie de pêche à la « Caille », dans les parages des Tas de Pois.
La Marie-Louise et son équipage arrivaient vers 11 heures 30 à proximité des lieux de pêche, quand une panne de moteur immobilisa le canot. Non loin de là, la mer déferlait avec une certaine violence sur la roche et la tourelle du Léach, située entre le Toulinguet et les Tas de Pois.
Après avoir vainement essayé de mettre le moteur en marche, M. Guyader prit un aviron et se mit à godiller. Mais les 3 hommes ne réussirent pas à vaincre le courant qui sévissait à ce moment et en période actuelle, en raison de fortes marées.
La Marie-Louise dérivait peu à peu et à un certain moment, elle alla se jeter sur la roche du Léach, presque entièrement découverte à cette heure. L'avant du canot se trouvant dressé sur la roche, les vagues pénétrèrent par l'arrière et envahirent complètement la Marie-Louise, qui fut engloutie presque aussitôt.
Mais les trois pêcheurs avaient eu juste le temps de sauter sur la roche et de s'y maintenir.

Une lame de fond
Malheureusement, alors que les trois naufragés venaient à peine d'atteindre l'îlot, une lame traîtresse surgit, balayant en partie le maigre refuge des pêcheurs. M. Bramoullé n'ayant pu se retenir suffisamment à temps, fut projeté à la mer. Lourdement vêtu et presque assommé par la vague, le malheureux disparut en un clin d'ceil, sous les yeux horrifiés de ses compagnons.

Sur la tourelle du Léach
Les deux rescapés, MM. Carnou et Guyader, jugeant qu'ils ne pouvaient rester plus longtemps sur la roche, celle-ci se couvrant aux grandes marées, décidèrent d'atteindre la tourelle du Léach, située à proximité. Ils se jetèrent résolument à l'eau et arrivèrent jusqu'à la tourelle, au sommet de laquelle ils parvinrent à se hisser.
Les malheureux devaient y séjourner vingt-quatre heures durant, transis de froid et mourant de faim, dans l'attente de secours.

Le sauvetage
On devine la joie des deux infortunés pêcheurs, quand hier, à la fin de la matinée, ils aperçurent venir dans leur direction, la silhouette d'un petit vapeur.
C'était le Gradlon, du service des Ponts-et-chaussées, qui se rendait à Brest, venant de l'île de Sein, où il avait participé à divers travaux.

Mais laissons la parole au patron Guilcher, que nous avons pu rencontrer sur les quais du port :
« Je rentrais à Brest pour désarmer et longeais les Tas de Pois, quand mon attention fut attirée, malgré la mauvaise visibilité, par la présence de deux hommes sur la tourelle Léach. Je crus tout d'abord qu'il s'agissait de deux pêcheurs camarétois. J'étais arrivé alors à une vingtaine de mètres seulement du Léach, quand j'aperçus que les hommes que j'avais pris pour des pêcheurs, faisaient des signes de détresse.
« Je fis route immédiatement vers eux, et le sauvetage s'opéra à l'aide d'un filin, le Gradlon ne possédant pas d'annexe.



« M. Carnou fut sauvé le premier, puis ensuite M. Guyader, avec l'aide du mécanicien du bord, M. Ogor.
« Inutile de vous dire, poursuit M. Guilcher, l'état dans lequel se trouvaient les naufragés auxquels nous avons donné des vêtements et des boissons chaudes ».
Le Gradlon est arrivé à 13 heures 30 au port de commerce et s'est amarré au quai des Vapeurs Brestois.
MM. Carnou et Guyader, après avoir mis brièvement M. le capitaine des douanes Agogué, au courant de la disparition de leur malheureux compagnon et des heures d'angoisse qu'ils venaient de vivre, rejoignirent leur famille qui était sans nouvelles d'eux depuis 24 heures.
Déjà, depuis les premières heures de la matinée, le patron Allançon était parti dans le Goulet, à bord de la vedette du service des douanes, pour rechercher les trois pêcheurs.
Des recherches ont été effectuées également hier après-midi sur les lieux du naufrage de la Marie-Louise, pour retrouver le corps de M. Bramoullé.

Camaret    Brest    naufrage    péri en mer    sauvetage    tourisme           

article issu de : La Dépêche de Brest    

 
 
 

 

 

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