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 n° 86

Parricide monstrueux à St-Jean-Leïdez en Crozon

27/07/1895 
Âmes sensibles, s'abstenir de cette lecture...

Gazette bretonne - Finistère

Crozon. — Notre correspondant nous écrit : Le parquet de Châteaulin est arrivé ici mercredi 24, vers cinq heures et demie du soir, pour instruire un crime horrible qui a été commis le matin par le nommé Trétout (Jean-Jacques-Marie), âgé de 22 ans, cultivateur à Leïdez, en Crozon, sur la personne de sa mère, Marie-Jeanne Blaize, âgée de 48 ans.
Voioi dans quelles circonstances :
La mère Trétout était occupée à nettoyer des pommes de terre pour le repas de midi, assise sur un banc à côté d'une table, lorsque, vers 10 heures du matin, son fils, le meurtrier, rentra à la maison.
Il prit dans une vieille armoire une faucille, se dirigea vers sa mère, qui ne faisait pas attention, et lui porta par derrière trois coups avec cet instrument sur le cou. Au troisième coup, la tête roula à terre. Le malheureux la saisit par les cheveux et la déposa sur un banc, de l'autre côté de la table.
Ce crime épouvantable commis, il sortit de la maison, sa faucille sous le bras et alla prévenir son frère Corentin, qui se trouvait dans la crèche, qu'il venait de couper le cou à sa mère.

Puis il se dirigea vers le ruisseau qui coule près de la chapelle de Saint-Jean. Il y lava sa veste et sa faucille qui étaient couverts de sang.
Cependant on était allé prévenir son père. Quand celui-ci arriva à la maison, le meurtrier lui dit tranquillement de se rendre à la gendarmerie et chez le maire pour les instruire de ce qu'il avait fait.
Interrogé sur le mobile de son crime, Jacques-Marie Trétout répondit que, dès le matin, il avait conçu l'idée de tuer sa mère. Il lui en voulait parce qu'elle ne lui arrangeait pas les manches de sa veste et qu'elle ne lui donnait pas de café.
Depuis près d'un an, le parricide donnait des signes d'aliénation mentale, mais, depuis environ six semaines, sa folie avait considérablement augmenté et il menaçait les gens du village de son couteau. Il avait même poursuivi deux ou trois personnes, le couteau ouvert à la main.
Jacques-Marie Trétout a été mis en état d'arrestation et conduit à la maison d'arrêt de Châteaulin.



source : archives départementales - cote 14 Fi 227
 
Ci-dessus la chapelle Saint-Jean, aujourd'hui détruite (l'emplacement, route de Crozon au Fret, est devenu une aire de pique-nique). Le ruisseau dans lequel le sieur Trétout a nettoyé sa veste et sa faucille passe juste derrière.
 
Crozon    fait divers                           

article issu de : Le Finistère (Quimper)    

 
 
 

 

 

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