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 n° 905

Manoeuvres du 118e de ligne : un mort.

24/08/1898 

Les manœuvres de la 44° brigade.

Le 118° de ligne est revenu vendredi, vers neuf heures et demie du matin, des manoeuvres pour lesquelles il était parti deux jours auparavant sur un ordre subit du général inspecteur d'armée Brugère.

Ces manoeuvres se rattachaient à la question de la défense des côtes et faisaient suite au simulacre de débarquement d'une armée ennemie exécuté, il y a quelques jours, en présence du ministre de la marine. Elles ont eu lieu sous les ordres du général d'Amboix de Larbont, commandant la 44e brigade.
Le 118e est parti mercredi de Quimper, à six heures du matin ; il est arrivé, vers trois heures, à Plomodiern.
La température était, on se le rappelle, véritablement sénégalienne. Il n'y avait pas un souffle d'air ; 150 hommes environ du 118e restèrent en route, suffoqués par la poussière et par la chaleur.
Tandis que le gros de la troupe arrivait à Plomodiern, vers trois heures de l'après-midi, les traînards ne purent atteindre ce bourg que trois ou quatre heures après.
Huit de ces hommes étaient malades. Ils étouffaient, étaient congestionnés et avaient de violents saignements de nez.
Un autre, le nommé Guillemot, de la 9e compagnie, était tombé, inanimé, à la dernière étape. Il mourut à onze heures du soir, à Plomodiern.
Ses obsèques, auxquelles assistaient les officiers, eurent lieu le lendemain dans ce bourg. Les huit premiers malades furent transportés, le lendemain jeudi, dans une voiture spéciale, à l'hospice de Quimper.
Un de ces malades paraissait gravement atteint; il va mieux aujourd'hui.

A propos de ces accidents regrettables, le Temps s'exprime ainsi :

Il importe de rappeler qu'à l'égard des précautions à prendre dans des circonstances semblables, il existe plusieurs circulaires ministérielles dont l'application doit être assurée par les généraux et chefs de corps présents sur les lieux. C'est eux qui sont responsables devant le ministre, en cas d'accidents qui proviendraient de l'inexécution de ces prescriptions. Voici, notamment, un extrait d'une circulaire toujours en vigueur, en date du 30 mars 1895 ;

« En général, pendant la saison chaude, il est sage de ne pas faire marcher une troupe d'infanterie de neuf heures du matin à trois heures du soir : pour les 13 premiers corps d'armée, du 15 juin au 1er septembre... ».

Le Matin fait, de son côté, les justes réflexions que voici :
Si la chaleur torride dont nous souffrons avait été soudaine, on ne pourrait que regretter des accidents mortels que la vigilance humaine est impuissante à éviter. Mais cette chaleur durait depuis douze jours, et la prudence ordonnait de modifier, de suspendre, de contremander les marches et les manoeuvres jusqu'à ce que la température fut plus supportable.
Après cette cruelle leçon, les instructions les plus rigoureuses doivent être données pour que l'entraînement des réservistes convoqués se fasse avec mesure, pour qu'il ne leur soit imposé aucun surmenage inutile et dangereux et pour que les officiers se conforment rigoureusement aux prescriptions de la circulaire ministérielle du 30 1895.


Jeudi, à deux heures du matin, le 118e quittait Plomodiern pour marcher à la rencontre du 19e, qui était parti de Brest à minuit et s'était embarqué à bord des canonnières Men-Hir, Chameau, Hâleur et l'Aber-wrac'h, pour débarquer à Lanvéoc, près Crozon.
Le général Brugère avait couché, avec son aide-de-camp, à Plomodiern.
Un orage accompagné d'une pluie diluvienne venait d'éclater, sans rafraîchir beaucoup la température. La marche des deux régiments était des plus pénibles. Ils se rencontrèrent, vers huit heures du matin, à trois kilomètres de Telgruc et engagèrent le combat, qui dura environ deux heures. Ce combat terminé, le 19e se dirigea vers Lanvéoc pour s'y embarquer, pendant que le 118e allait coucher à Plomodiern.
Vendredi, le 118e a quitté Plomodiern, à une heure du matin et est rentré, comme nous l'avons dit, à Quimper, à neuf heures et demie.
Nous avons lu, quelque part, que nos soldats étaient revenus le sac vide. L'information est inexacte. Nos soldats avaient, au départ comme à l'arrivée, leur sac chargé réglementairement.

Telgruc    Lanvéoc    manoeuvre                       

article issu de : Le Finistère (Quimper)    

 
 
 

 

 

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