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L'éphéméride de la presqu'île

C'était un 07/12...

 

 

   

... il y a 116 ans

 
  Affaire Tailhade : le curé de Camaret ira aux Assises. 07/12/1903   
On trouvera ici l'explication de l'entrefilet du 2 septembre au sujet des fameuses espionnes anglaises

Chronique des Tribunaux

Brest, 6 décembre. — La politique du « bloc » a envahi les prétoires, de telle sorte qu'il suffit d'avoir, des sentiments religieux pour se voir dénier toute justice. M. l'abbé Le Bras, curé de Camaret, vient d'en faire une fois de plus la triste expérience.
Ayant été vilipendé dans une série d'articles de l'Action, le digne prêtre avait demandé réparation au tribunal de Châteaulin.
Ses intérêts avaient été soutenus par M. de Chamaillard, l'éminent sénateur du Finistère qui réclamait 2.000 francs de dommages-intérêts et cinq insertions du jugement dans les journaux du Finistère.
La cause était simple: M. l'abbé Le Bras avait été tout simplement accusé d'avoir soulevé les Camarétois pour faire assassiner deux Anglaises, venues en villégiature et qui n'accomplissaient pas leurs devoirs religieux.

A la grande stupéfaction du public le procureur s'était constitué le défenseur de l'Action et avait demandé que le tribunal se déclarât incompétent.
Les juges de Châteaulin ont adopté cette thèse. MM. Bérenger et Charbonnel, gérants de l'Action, et Laurent Tailhade, signataire des articles contré l'abbé Le Bras qui n'étaient pas venus devant le tribunal, sont déclarés indemnes.
C'est le diffamé qui paiera les dépens de l'instance.
Le tribunal lui donne, il est vrai, la ressource de traduire MM. Bérenger et Charbonnel devant la cour d'assises.
Nous croyons savoir qu'il en usera et que ses adversaires auraient tort de triompher, car il est à prévoir que le jury estimera qu'il existe encore une justice, même pour des prêtres.
                                                       De V... 

Camaret    Châteaulin    religion    procès                      
 
Commentaire :
Le nom de Laurent Tailhade devint un nom commun ! Un tailhade était un malappris, un grossier personnage.
Marcel Burel

>>> Merci pour cette édifiante précision, M. Burel !
J'en profite pour signaler aux personnes s'intéressant à Laurent Tailhade, votre article très complet à son sujet dans l'Avel Gornog n° 19, de juillet 2011.
 

article issu de : Le Gaulois (Paris)    

 

  L'abbé en a effectivement usé, mais à ses dépens : à l'audience du 12 janvier 1904, la Cour d'Assises du Finistère a acquitté MM. Tailhade et Bérenger, et condamné aux frais l'abbé Le Bras.

 

   

... il y a 112 ans

 
  Rixe familiale à Lanvéoc. 07/12/1907   

Gazette bretonne - Finistère

Lanvéoc. — Descente de justice . — Le Parquet de Châteaulin était avisé mardi dernier qu’une tentative de meurtre et d’incendie avait été commise à Lanvéoc.
Mercredi matin arrivaient à Lanvéoc MM. Laroque, procureur de la République, Picard, juge d’instruction et Le Godec, commis-greffier.
Immédiatement commença l’enquête.
Au lieu de Reun ar C'hrank, tout près du Fret, et au bord de la rade de Brest, se trouve une petite ferme exploitée par la famille Mignon, cultivateurs et marins en même temps, se composant de huit enfants et du père et de la mère.
Ce sont tous de braves et honnêtes gens, à l’exception d’un des fils, Hervé, 26 ans, qui est ivrogne, paresseux et brutal. Il erre sur le môle au Fret, et les quelques sous qu'il gagne en faisant le portefaix, il les emploient à boire.
Dimanche dernier, selon son habitude, il était ivre. Vers 6 h 1/2 du soir, ne se rappelant plus avoir mangé sa soupe, il réclama son souper.
On lui fit observer qu’il avait déjà mangé, et sa mère passa dans la pièce voisine pour lui préparer son lit. Hervé arracha les feuillets d’un cahier d'écolier qui se trouvait près de la fenêtre en disant : « Ça va briller tout à l’heure ! », passa dans la pièce où était son lit, et, allumant les feuillets du cahier à la lampe, les jeta tout enflammés sous le lit dont le fonds est fait de fagots à travers lesquels passe la paille.

Aux cris de la mère, on accourut, et Jean Mignon, un des frères, empêcha l’ivrogne de mettre son projet à exécution.
Hervé sortit sans rien dire, revint peu de temps après et chercha chicane aussitôt à son frère Jean, lui portant un coup de tête à la figure. Comme ce dernier le repoussait, Hervé bondit sur lui, le renversa sur le banc près du lit, et, le tenant à la gorge, tira de sa poche un couteau tout ouvert et allait l’en frapper lorsqu’un autre de ses frères, Louis, marin, âgé de 21 ans, lui saisit le bras et lui arracha le couteau des mains. Sur l’ordre du père, les frères ligotèrent Hervé, qui proférait des menaces de mort contre ses frères et son père, et ce dernier alla prévenir la gendarmerie.
Hervé a déjà été condamné à Châteaulin pour avoir frappé un de ses frères d’un coup de couteau.
Il a été mis en état d'arrestation et écroué à la prison de Châteaulin.


 

Lanvéoc    Le Fret    fait divers                          

article issu de : Le Finistère (Quimper)    

 

 

   

... il y a 108 ans

 
  accident Lagatjar-stop-fils mort-stop 07/12/1911   

Chronique locale

TERRIBLE ACCIDENT
Artilleur affreusement mutilé

Les artilleurs du 3° régiment d'artillerie à pied casernés à la batterie de Lagatjar (Camaret), ont été vivement impressionnés, avant-hier après-midi, par un terrible accident qui a coûté la vie à l'un d'entre eux.
Vers 2 h. 30, une formidable détonation ébranlait les baraquements, tandis que les vitres des chambrées volaient en éclats, par suite du déplacement d'air causé par l'explosion.
Une panique s'empara des militaires, qui sautèrent par les fenêtres et s'enfuirent.
Cependant, quelques minutes après l'explosion, des artilleurs, recherchant les causes de cette déflagration, pénétrèrent dans un local attenant à l'infirmerie. Là, un spectacle horrible s'offrit à leur vue. Au milieu de la chambre gisait le corps, affreusement mutilé, du canonnier Désiré Moyon.
La victime avait le bas-ventre ouvert, la main gauche arrachée et une profonde déchirure à la cuisse droite. La mort avait été instantanée.



Après la constatation du décès, faite par le docteur de Camaret, le cadavre fut placé sur un cadre d'ambulance.
A six heures du soir, la canonnière Dolmen, commandée par l'adjudant principal Ottavi, appareillait de Brest pour Camaret, afin de prendre le corps de la victime pour le transporter à l'amphithéâtre. A onze heures du soir, le cadavre arrivait à Brest.
La victime était, dit-on, occupée à gratter, avec un fil de fer, le détonateur d'un obus à la mélinite, afin d'en extraire la poudre. Le fil de fer, en heurtant le fulminate de mercure, fit jaillir une étincelle, et la mélinite explosa. Le malheureux artilleur reçut toute la charge dans le bas-ventre.
La victime, âgée de 23 ans, accomplissait sa deuxième année de service militaire; ses parents, qui habitent Saint-Nazaire, ont été informés télégraphiquement du malheur qui les frappe.  



CAMARET. Lagatjar 1910.
photo : auteur inconnu
Camaret    accident    armée                          

article issu de : La Dépêche de Brest    

 

 

   

... il y a 108 ans

 
  Poursuite des manoeuvres navales en baie de Morgat et du Fret. 07/12/1911   

La région bretonne

TROISIÈME ESCADRE
Les quatre cuirassés et les trois croiseurs qui avaient appareillé, mardi, à 9 h. 15 du matin, ont effectué, dans les baies de Morgat et de Douarnenez, des exercices combinés avec les contre-torpilleurs d'escadre, les torpilleurs et sous-marins de la flottille de La Ninon.
Les exercices se poursuivirent hier matin. A une heure de l'après-midi, l'escadre franchissait le goulet et venait se livrer à des évolutions dans la baie du Fret et en grande rade. Le spectacle, vu du cours Dajot, était des plus intéressants. Durant la nuit, les cuirassés ont allumé leurs projecteurs électriques.


Le contre-torpilleur Etendard est venu s'amarrer à un coffre, sous le Château, pour embarquer de l'eau, des provisions et le courrier de l'escadre.
Les exercices se poursuivront aujourd'hui.
Les sous-marins Aigrette, Silure, Sirène, Triton, Fructidor et Watt, qui ont manœuvré avec l'escadre, sont rentrés à La Ninon. Les contre-torpilleurs Tromblon, Baliste et Bombarde, et les torpilleurs de première ligne ont appareillé, hier, pour effectuer des exercices avec les gros navires de la fore navale. 

Morgat    Le Fret    Brest    manoeuvre                      

article issu de : La Dépêche de Brest    

 

 

   

... il y a 95 ans

 
  Fin de la grève à Camaret. 07/12/1924   

Arrondissement de Châteaulin

CAMARET
LES CHARPENTIERS ONT REPRIS LE TRAVAIL. — La grève est virtuellement terminée. La majeure partie des ouvriers des différents chantiers de constructions ont repris le travail, hier matin, acceptant les conditions offertes par les constructeurs.
Quelques-uns (une vingtaine environ) continuent cependant à chômer, mais suivront sans nul doute l'exemple de leurs camarades.
Cette grève, qui a duré trois jours et demi, n'a eu, pour l'instant, d'autres résultats que d'apporter un grand retard à la construction des bateaux en chantier, ces bateaux devant normalement prendre armement pour la pêche à la langouste fin de février ou commencement de mars.
L'augmentation de salaires ne comptera qu'à partir du 1er février.

 

Camaret    constr. navale    langouste                          

article issu de : La Dépêche de Brest    

 

 

 

 

 
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