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L'éphéméride de la presqu'île

C'était un 08/04...

 

 

   

... il y a 148 ans

 
  Lanvéoc va enfin devenir une commune ! 08/04/1872   

Session du 8 avril 1872

Demande d'érection de Lanvéoc en commune.
Dans sa dernière session, le Conseil général a été saisi d'une demande des habitants de la section de Lanvéoc en Crozon, tendant à obtenir l'érection de cette section en commune.
Le Conseil municipal de Crozon, en adhérant à la séparation demandée, s'opposait formellement à l'annexion du village de Kervenneuré à la section de Lanvéoc ; les habitants de ce village ont aussi protesté contre cette annexion. Toutefois, le Conseil général avant de statuer a jugé utile de faire procéder à une nouvelle enquête pour connaître les vœux des populations intéressées. Cette enquête a eu lieu, et tous les habitants de Kervenneuré ont énergiquement protesté contre l'annexion. En présence de cette manifestation, la Commission syndicale a renoncé à comprendre Kervenneuré dans sa demande.
D'un autre côté les habitants de Kergriguet et d'Hirgan non compris dans la section de Lanvéoc, ont aussi formellement demandé le maintien de leurs villages dans le territoire de leur chef-lieu auquel ils sont attachés pour de nombreux intérêts et des relations faciles.
Quant aux parcelles d'une faible étendue, et teintées de rouge sur le plan, elles forment une dépendance naturelle du territoire de Crozon, en adoptant le chemin vicinal de Crozon au Fret pour délimitation des deux communes.



En conséquence, la Commission propose au Conseil :
1° D'émettre l'avis que les villages de Kervénneuré, de Kergrigent et d'Hirgan soient maintenus dans le territoire de Crozon ;
2° Que la section de Lanvéoc soit érigée en commune ayant pour limite à l'ouest le chemin vicinal de Crozon à Lanvéoc.
[...]
M. Fénigan demande quelles sont les intentions de l'administration sur la séparation réclamée.
M. le Préfet accepte cette séparation. Il demande que Lanvéoc s'engage d'abord à fonder une école de filles.
M. de Pompery dit que la séparation est urgente et que Lanvéoc a son église à rebâtir *.
M. le Préfet le reconnaît, mais insiste pour l'école qui ne doit pas occasionner de dépenses à la commune, et pour cela il réclame le concours de M. Fénigan.
M. Fénigan pense que la commune de Lanvéoc accédera à ce désir.
Le Conseil adopte les conclusions du rapport.  

Crozon    Lanvéoc    école    religion                      

article issu de : Rapports et délibérations - Finistère, Conseil général    

 

* cela fait 2 ans que les fidèles se réunissent dans une écurie pour célébrer la messe, car l'église menaçait ruine ; elle s'était d'ailleurs complètement écroulée 6 mois plus tôt, fin septembre 1871.

 

   

... il y a 130 ans

 
  Conflit entre Camaret et l'île Béniguet. 08/04/1890   

Gazette bretonne - Finistère

Camaret. — De notre correspondant : [...] 7 avril. — Je vous ai déjà entretenu des démêlés que nos marins ont avec les habitants de l'île Beniguet, au sujet de la récolte des goëmons-épaves.
La mer est à tout le monde et les marins pêcheurs ont le droit de ramasser partout où ils le rencontrent le goëmon-épave, c'est-à-dire celui qui s'est détaché du fond et s'en va au gré des flots.
Les indigènes ou fermiers de l'île Beniguet ne l'entendent pas ainsi.
Vendredi dernier plusieurs bateaux de Camaret accostaient l'île, vers huit heures du matin. Nos marins se mirent à l'eau et ramassèrent ainsi une dizaine de mètres cubes de goëmon.
Tout à coup survinrent trois insulaires. Deux étaient armés de fusils, le troisième portait un croc à goëmon.

Nos concitoyens reçurent de l'un de ces hommes l'ordre de laisser là leur goëmon et de se rembarquer au plus vite ; sinon, ils n'avaient qu'à prendre garde à eux. Cet homme leur demanda ensuite leurs noms et les prévint qu'il leur ferait dresser procès verbal.
Nos pêcheurs se retirèrent en protestant, quoique l'un d'entre eux conseillât aux autres de ne pas quitter la place.
Que serait-il advenu s'ils avaient tenu tête à ceux qui les troublaient dans l'exercice d'un droit incontestable?
Il me semble que c'est à l'autorité maritime du quartier du Conquet de prendre les mesures convenables pour empêcher un conflit. Si elle n'agit au plus vite, il éclatera certainement. 


LE CONQUET. Brûleurs de Goëmon.
éditions Masson, Brest
Camaret    pêche    fait divers    agriculture                      

article issu de : Le Finistère (Quimper)    

 

 

   

... il y a 127 ans

 
  Incendie à Penfont (en Crozon) 08/04/1893   

Gazette bretonne - Finistère

Crozon. — Le 4 avril, vers midi et demi, Postic (Maurice), âgé de 31 ans, cultivateur au village de Penfont, en Crozon, était à dîner quand il fut averti par son domestique, Bathany (Corentin), que le feu était à sa lande, située à environ 200 mètres du village. Il y courut et vit qu'il y avait déjà deux ares de brûlés. Le feu était activé par un vent violent du Nord et en un instant il envahit toute la lande. Bathany, constata, à son arrivée, que dans le talus qui entoure le champ de lande, et du côté où avait pris le feu, un trou avait été pratiqué.

Dans ce trou, il y avait du feu alimenté avec des branches mortes. Il y a tout lieu de croire que ce sont des enfants qui en jouant ont établi ce foyer et causé l'incendie ; mais les recherches faites n'ont pu établir les responsabilités.
Postic éprouve une perte de 120 francs qui n'est couverte par aucune assurance.  

Crozon    incendie    enfant                          

article issu de : Le Finistère (Quimper)    

 

 

   

... il y a 120 ans

 
  De l'utilisation du pen baz. 08/04/1900   

Nouvelles départementales

Camaret
Vengeance de femme. — Mercredi soir, vers huit heures, un grand fracas de vitres cassées avait attiré un certain nombre de personnes devant la boutique de M. Morvan, commerçant, sur le quai. On eut tout juste le temps d'apercevoir une femme qui se sauvait à toutes jambes en emportant un énorme bâton. C'était Justine Kermarec, veuve Stéphan, dont la fille avait été appelée à comparaître ce jour-là en justice de paix de Crozon, au sujet d'un différend avec le commerçant cité plus haut. L'affaire n'ayant pas été résolue à la satisfaction de Mlle Stéphan, la mère s'est vengée de cet insuccès en s'en prenant aux carreaux de M. Morvan.
Malgré une sévère admonestation de la part de M. le maire, qui ne néglige rien pour concilier les choses et qui n'a recours à la force qu'au dernier moment ;


malgré, disons-nous, les bons conseils de M. Martin, Justine Kermarec, à peine remise d'un sommeil fort agité, est retournée chez M. Morvan, toujours armée de son pen baz, et s'est mise en devoir de compléter la démolition de la vitrine.
Il n'y avait plus à hésiter. La gendarmerie de Crozon, prévenue télégraphiquement, est venue faire une enquête sur ces faits. Il est probable que d'ici à quelque temps la veuve Stéphan aura à regretter d'avoir donné libre cours à sa mauvaise humeur. Les renseignements recueillis sur cette femme ne lui sont guère favorables. Elle est d'un caractère extrêmement violent et rancunier. Pour assouvir une vengeance, elle ne reculerait devant aucun moyen. En un mot, c'est une femme dangereuse.  

Camaret    fait divers                              

article issu de : La Dépêche de Brest    

 

La veuve Stéphan écopera de 25 francs d'amende.

 

   

... il y a 117 ans

 
  Aux assises pour un meurtre : acquittement 08/04/1903   

Cour d'Assises du Finistère

Audience du 3 avril
[...]
Coup mortel.
7e affaire. — Le 10 janvier 1903, plusieurs cultivateurs de Crozon ramassaient du goëmon à la grève de Port-Mell, lorsque, vers deux heures de l'après-midi, une querelle s'éleva au sujet de la propriété d'un tas entre Tanguy L., âgé de 23 ans, et Jean-Pierre K., son oncle.
Des injures furent échangées et, comme K. avait empoigné son neveu et le menaçait, celui-ci lui asséna un violent coup du croc dont il était porteur.



K., atteint au côté gauche de la tête, s'affaissa, il put cependant se relever et se traîner jusqu'à la maison d'un sieur L., forgeron au bourg de Crozon, chez lequel il s'alita. Le lendemain, il expirait. La mort était due à une fracture du crâne occasionnée par le coup de croc.
Le jury ayant rapporté un verdict négatif, L. est acquitté. Ministère public : M. le substitut Mauranges. Défenseur : Me Grivart de Kerstrat.  

Crozon    fait divers    procès                          

article issu de : Le Finistère (Quimper)    

 

 

   

... il y a 117 ans

 
  Curés privés de traitement pour usage abusif du breton. 08/04/1903   

L'enseignement religieux en breton

Le ministre de l'Intérieur vient de supprimer le traitement de vingt-huit curés ou desservants du Finistère pour « usage abusif de la langue bretonne dans les instructions religieuses et l'enseignement du catéchisme. »
Voici les noms de ces ecclésiastiques : MM. Le Duc, desservant de Beuzec-Conq ; Godec, curé d'Elliant ; Fleiter, dess. de Trégunc ; Jossin, dess. de Ploaré ; Poulhazan, curé de Briec ; Souben, dess. de Landrévarzec ; Lavanant, dess. d'Ergué Armel ; Coroller, dess. de Saint-Evarzec ; Le Pors, dess. de Loctudy ; Mével, dess. de Bohars; Braouézec, dess. de l'Hôpital-Camfrout ; Le Pape, dess. de Rumengol ; Favé, curé de Plouguerneau ; Cozic, curé de Lesneven ; Léal, dess. de Plouvien ; Grall, curé de Ploudalmézeau ; Perrol, dess. de Loc-Eguiner-Ploudiry ; Faujour, dess. de Saint-Pabu ; Floc'h, vicaire à Plouédern ; Souêtre, dess. de Scrignac ; Simon, dess. de Collorec ; Kerscaven, dess.de Cléden-Poher ; Cocaign, dess. du Croitre-Pleyben ; Guiodo, dess. d'Argol ; Riou, dess. de Cast ; Keraudren, dess. de Guimiliau ; Bodilis, dess. de Plourin-Morlaix ; Roudaut, dess. de Plounévez-Lochrist.
La suppression de traitement prononcée le 9 janvier contre 31 autres curés est maintenue.

En ajoutant les suppressions de traitement prononcées lors des expulsions, on arrive au total de 80 curés privés de traitement dans le Finistère.
L'évêque de Quimper a adressé à chacun de ces curés frappés une lettre dans laquelle il dit :
Pourquoi êtes-vous frappés ?
« Pour emploi abusif du breton dans les instructions religieuses et l'enseignement du catéchisme.»
Pourquoi plutôt vous que vos confrères ?
« A titre d'exemple. »
Combien de temps durera cette peine ?
« Tant que vous ne ferez pas emploi de la langue française dans vos instructions et l'enseignement du catéchisme. »
J'ai protesté et nous continuerons à protester ensemble contre une mesure aussi arbitraire au point de vue du droit qu'injustifiable au point de vue des faits. En attendant que justice nous soit rendue, nous continuerons à prêcher et à catéchiser en français là où l'auditoire est français, alternativement en français et en breton là où l'auditoire est mélangé, et exclusivement en breton là où l'auditoire est exclusivement breton.
 

Argol    religion    brezhoneg                          

article issu de : Le Finistère (Quimper)    

 

 

   

... il y a 117 ans

 
  Camaret : on arme les bateaux pour l'Angleterre. 08/04/1903   

Gazette bretonne - Finistère

CAMARET, 6 avril. — La pêche n'a rien donné depuis longtemps, les bateaux ne pouvant sortir par suite de la tempête. La drague du goëmon rouge est terminée; il en sera de même des semailles dans quelques jours. La plus grande activité règne dans le port; on arme les bateaux pour la pêche sur les côtes anglaises. Il n'en reste plus que 3 ou 4 sur les chantiers qui ne tarderont pas à rejoindre les autres. Viennent les premiers beaux temps et tous partiront à la capture de la langouste.
Les premières langoustes espagnoles viennent d'être apportées par trois bateaux viviers de Camaret, l'Ogre, la Marie et le Philanthrope.

Le rôle de ces bateaux et celui des côtres de pêche sont entièrement différents. Alors que les derniers vont pratiquer la pêche eux-mêmes, les autres, qui, pour la plupart, appartiennent à de riches armateurs, vont simplement acheter les crustacés pêchés par les Espagnols et les Portugais. Ils sont commandés par un capitaine au long-cours, mais généralement l'armateur est à bord, et c'est lui qui fait les achats. 

Camaret    pêche    langouste                          

article issu de : Le Finistère (Quimper)    

 

 

   

... il y a 117 ans

 
  Incendie à Lanvéoc. 08/04/1903   

Gazette bretonne - Finistère

Lanvéoc. — Meule incendiée. — Le feu a pris vendredi dernier, vers onze heures du matin, dans une meule de paille appartenant au cultivateur Jean Lagadec.
Par suite du manque d'eau on a dû faire la part du feu, de façon à préserver les bâtiments voisins.
Les dégâts s'élèvent à une somme de 180 fr. ; il n'y a pas assurance.

 

Lanvéoc    incendie                              

article issu de : Le Finistère (Quimper)    

 

 

   

... il y a 112 ans

 
  Un chaland de Brest, chargé de vase, coule. 08/04/1908   

Disparitions en mer.

Le tribunal civil de Quimper vient de rendre, sur le pourvoi d’office et à la requête de l’administration de la Marine, un jugement qui déclare constant comme ayant eu lieu en mer, le décès de François-Jean-Joseph-Marie Kernaléguen, marin-pêcheur, survenu dans les circonstances suivantes :
Le 30 janvier 1907, à 3 h.45 du matin, le matelot Kernaléguen se trouvait, comme ouvrier, en service à bord du chaland n°5 de l'entreprise J. Dietz et Monnin, de Brest, chaland non muni du rôle d’équipage. Ce chaland, remorqué par le vapeur Bec d’Ambes, était dirigé sur Roscanvel où il devait déposer sa charge de vase provenant des dragages de la rade-abri.

Par suite d’une grosse mer, le chaland coula sous sa charge et le matelot Kernaléguen disparut. Son corps ne fut pas retrouvé malgré les recherches faites par le remorqueur sur les lieux du sinistre.
Il est à remarquer que Kernaléguen ne savait pas nager et que, de plus, il portait des sabots-bottes garnis de cuir, objets assez lourds et qui ont dû paralyser ses mouvements.
Le tribunal a fixé le décès au 30 janvier 1907, et ordonné la transcription du jugement sur les registres de la commune de Douarnenez, dernier domicile du marin disparu.  

Roscanvel    Brest    péri en mer                          

article issu de : Le Finistère (Quimper)    

 

 

   

... il y a 106 ans

 
  Football : Camaret bat Camaret. 08/04/1914   

Sports

FOOTBALL-ASSOCIATION
Le Camaret-Football-Club bat le Stade camarétois
Le Stade camarétois rencontrait dimanche, sur son terrain de Pen-Hat, le Camaret-Football-Club, formé de collégiens en vacances à Camaret. Favorisée par le beau temps, la partie fut très intéressante et attira un nombreux public.
Pendant, la première mi-temps, l'entente manquant dans les rangs du C. F. C, le S. C. marque un but. A la reprise, les joueurs du C. F. C. se reprennent, déroutent les stadistes par leurs passes nombreuses et précises et le ballon pénètre par trois fois dans les filets du stade, malgré la belle défense des arrières et arrêts magnifiques du goal. La partie prend fin : le C. F. C. gagne par trois buts à un.
Le Stade camarétois est encore à ses débuts.

On peut remarquer la persévérance des joueurs qui, loin de se décourager après leurs défaites, ne font que s'entraîner davantage. Gageons que bientôt il pourra tenir tête avec succès à plusieurs équipes brestoises.
 

Camaret    sport                              

article issu de : La Dépêche de Brest    

 

 

   

... il y a 103 ans

 
  Tués par la guerre cette semaine (2 au 8 avril 1917). 08/04/1917   

In memoriam

LE STUM Jean Pierre (Argol), soldat (19 RI), mort le 3 avril 1917 à Sprottau

QUINAOU Jean (Landévennec), caporal (RIC Maroc), mort le 6 avril 1917 à Troyon

LE MOAL Pierre Émile (Telgruc), soldat (288 RI), mort le 8 avril 1917 à Griscourt

 

Argol    Landévennec    Telgruc    guerre    in memoriam                  

article issu de : Avel Gornog    

 

 

   

... il y a 80 ans

 
  Indemnités pour le logement des troupes. 08/04/1940   

Châteaulin

CROZON
AVIS DE LA PERCEPTION. — La perception de Crozon informe les intéressés que les indemnités pour logement et cantonnement des troupes pendant le 4e trimestre 1939, seront payées à la mairie, le lundi 8 avril 1940, de 9 heures à 10 heures du matin.
Les absents ne seront payés qu'au guichet de la perception où, en raison de l'affluence du public, ils devront attendre leur tour.

 

Crozon    guerre                              

article issu de : Ouest-Éclair    

 

 

   

... il y a 79 ans

 
  Accident mortel entre Tal ar Groas et Telgruc. 08/04/1941   

Châteaulin

Sur la route de Crozon, entre Tal-ar-Groas et Telgruc un autocar entre en collision avec un camion
On compte deux morts et quatre blessés
Samedi soir, vers 18 h. 30, une grave collision s'est produite sur la route de Crozon, entre Tal-ar-groas et Telgruc, entre un car appartenant à M. Elisan Calvez, du Relecq-Kerhuon, conduit par M. Daniel, et un camion appartenant à M. Broennec, de Tal-ar-Groas.
Dans le car avaient pris place 22 ouvriers qui rentraient de leur travail.
Le choc fut extrêmement violent.
M. Martin Diaz, sujet espagnol, fut tué sur le coup.
Cinq blessés furent transportés à l'hôpital de Douarnenez par une ambulance de l'armée d'occupation. Au cours de ce transfert, on eut à déplorer le décès de l'un des blessés, M. Moullec, de Pont-Croix.
La gendarmerie de Crozon a ouvert une enquête.


 

Crozon    Telgruc    accident    guerre                      

article issu de : La Dépêche de Brest    

 

 

   

... il y a 77 ans

 
  Ravitaillement oublié de Roscanvel. 08/04/1943   

Châteaulin

ROSCANVEL
La commune fait-elle partie de la communauté française ?

Nous avons signalé à diverses reprises l'excentricité du ravitaillement en ce qui concerne la presqu'île en général et Crozon en particulier.
Nous tenons aujourd'hui à plaider la cause de la petite commune de Roscanvel, qui nous paraît la plus disgraciée du canton.
La position très retirée au point de vue communication de la pointe des Espagnols, la rareté des fermes, la pauvreté du cheptel bovin et de la terre ne permettent pas aux habitants de s'approvisionner sur l'espace communal et encore moins à l'intérieur des terres, vu l'éloignement des moyens de transport. Or, la majorité de la population est composée de retraités de la marine et la commune étant déclarée rurale, ces derniers ont perdu depuis longtemps le goût du beurre et de toutes matières grasses. Ils ont bien leurs tickets. O dérision! Jamais nulle épicerie n'en a délivré une once.
La viande, comme à Crozon d'ailleurs, n'est délivrée depuis décembre qu'environ une fois par mois. Et il faut subir les plaintes des habitants des villes les soupçonnant de festins pantagruéliques ! Misère !
Nous nous faisons ici l'interprète de la population pour réclamer un peu plus d'équité dans la répartition des maigres denrées qui nous sont allouées.
Que la ration de beurre de chacun soit fournie aux épiciers, ainsi qu'il vient d'être fait récemment à Crozon et Camaret. Cette ration n'est pas une faveur, c'est un droit. — L. C.

 

Roscanvel    guerre                              

article issu de : La Dépêche de Brest    

 

 

 

 

 
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