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L'éphéméride de la presqu'île

C'était un 16/10...

 

 

   

... il y a 147 ans

 
  Incendie à l'hôtel du Commerce de Crozon 16/10/1872   

Revue Bretonne

CROZON. — Dans la nuit du 6 au 7, le nommé Kergoat, descendu à l'hôtel du Commerce, tenu par M. Renoult, à Crozon, alla se coucher, dans l'écurie, près de son cheval. Il prétend avoir éteint sa chandelle et sa pipe.
Cependant, vers minuit, il fut réveillé tout-à-coup, presque suffoqué par une fumée épaisse.
A peine eut-il le temps d'ouvrir la porte et de s'élancer nu dehors.

Déjà l'écurie tout entière était en feu.
Grâce aux secours rapides organisés par la population et les gendarmes, on fut maître de l'incendie après une heure de chaîne. Mais deux chevaux avaient péri, l'un appartenait au maître de Kergoat, l'autre au sieur Menguy, voiturier à Quimper.
Les pertes matérielles subies par M. Renoult ne dépassent pas 310 francs; les chevaux et les harnais sont évalués à 1.150 francs. L'hôtel était d'ailleurs assuré. 

Crozon    incendie                              

article issu de : Le Finistère (Quimper)    

 

C'est probablement dans cet hôtel, tenu par M. Renoult, que descendirent Gustave Flaubert et Maxime du Camp pour leur court séjour en presqu'île.

 

   

... il y a 147 ans

 
  Fait divers à Crozon. 16/10/1872   

Nouvelles et renseignements

CROZON — A sept heures du matin, [...] on trouvait, à peu de distance du bourg du Crozon, dans un fossé, sur la route de Dinan, le cadavre du nommé Jean Déserbois, âgé de 56 ans, cultivateur à Goulien. Le malheureux, sorti d'un cabaret, la veille au soir, avait dû succomber à une congestion cérébrale.
Ceux qui l'ont vu affirment d'ailleurs qu'il n'était nullement pris de boisson, et que sa conduite a toujours été exemplaire. Aucune trace de coups n'a été remarquée sur le corps.

 

Crozon    fait divers                              

article issu de : Le Finistère (Quimper)    

 

 

   

... il y a 128 ans

 
  Hommage au patron Le Du, du canot de sauvetage de Douarnenez. 16/10/1891   

La Région

Douarnenez. — On nous écrit le 14 :
Les sauvetages du patron Le Du - La perte d'un petit canot monté par un homme et trois jeunes mousses de 12 à 14 ans, qui a dû sombrer, car on n'en a pas de nouvelles, et celle d'un grand canot et d'une chaloupe qui se sont jetés à la pointe de Pen Bellec (côte de Telgruc), voilà les seuls malheurs que nous ayons eu à déplorer dans la journée d'hier. Ils auraient pu être beaucoup plus nombreux. Le patron Le Du, du bateau de sauvetage, n'est rentré de sa deuxième sortie qu'à sept heures du soir, après avoir visité Morgat, où il avait trouvé au mouillage 27 embarcations dont il prit les numéros afin de rassurer les familles qui étaient au désespoir. Il avait ensuite sillonné la baie dans tous les sens. Il n'est rentré qu'une fois certain qu'aucune chaloupe n'était en détresse, et alors qu'il pouvait rassurer les familles et donner des nouvelles des absents.
Le patron Le Du est coutumier de ces actes de dévouement, et son éloge n'est plus à faire. Hier, il n'a pas hésité, après avoir sauvé quatorze personnes, à retourner une deuxième fois, après avoir changé d'équipage, porter secours aux marins en danger.

Et c'est le soir seulement, la nuit venue, que, transi de froid, mouillé jusqu'aux os, exténué de fatigue et après une lutte de toute la journée contre les éléments déchaînés, il est rentré au port. Il serait reparti une troisième fois, s'il l'eut fallu, malgré la fatigue.
Aussi, n'ai-je pas besoin de dire quel respect il inspire et quelle confiance sans borne a en lui son équipage. Quant à la population, elle applaudit à la conduite de l'équipage et à l'énergie admirable du patron Le Du.

 

Morgat    Douarnenez    sauvetage    naufrage    péri en mer    enfant              

article issu de : La Dépêche de Brest    

 

Le grand homme sera récompensé à Paris 6 ans plus tard (à lire sur le site de M. Chapalain).

 

   

... il y a 125 ans

 
  Un tas de lande brûle à Mesnot (Crozon). 16/10/1894   

Gazette bretonne - Finistère

Crozon. — Le 9 octobre, vers sept heures et demie, la veuve Jolec, âgée de 29 ans, cultivatrice au hameau de Mesnot, en Crozon, dînait avec ses enfants et ses domestiques, lorsqu'elle vit avec étonnement les arbres du jardin s'éclairer d'une grande lueur.
Elle sortit précipitamment et vit qu'une meule de lande, placée à 20 mètres de son habitation, était en train de flamber.

Des secours arrivèrent des villages voisins, mais les flammes avaient déjà gagné tout le tas de lande et rien ne put être sauvé.
La meule était située sur le bord du chemin vicinal de Crozon à Roscanvel. Il est donc probable qu'un passant a jeté, par mégarde, auprès de cette meule, une allumette ou un bout de cigarette mal éteint.
 

Crozon    incendie    Roscanvel                          

article issu de : Le Finistère (Quimper)    

 

 

   

... il y a 125 ans

 
  Inspection d'académie : travaux à faire dans les écoles du Finistère. 16/10/1894   

L'enseignement primaire dans le Finistère

(4e article).

M. l'inspecteur d'académie signale ensuite, dans son rapport, en regrettant d'y être obligé, les communes qui, « malgré l'insistance réitérée de l'administration, ne font rien pour transformer un état de choses aussi préjudiciable à la santé des enfants et des maîtres qu'au bon fonctionnement des classes et aux progrès des élèves. »
Voici cette regrettable nomenclature : Mahalon, qui ne possède aucune école publique; Plogonnec, qui deux fois déjà a refusé de délibérer sur un projet de reconstruction de son école en ruines; Lanriec, qui ne veut pas s'occuper de son école de filles du Passage; Crozon, dont l'école de Kerloc'h devra être interdite.
[...]
« Il est, dit ensuite le rapport, une question sur laquelle on ne saurait trop souvent rappeler l'attention des municipalités : à savoir l'entretien des immeubles scolaires et des réparations qu'il est nécessaire d'y faire de temps à autre si l'on ne veut pas qu'à un moment donné de gros travaux deviennent indispensables qui grèveraient autrement le budget communal que ne peuvent faire les dépenses d'un entretien rationnel. »

Des réparations urgentes s'imposaient, en février 1894, aux écoles de vingt-trois communes. Un certain nombre de ces réparations ont été faites depuis cette époque. D'autres sont devenues nécessaires. « Il est vraiment regrettable de voir, poursuit le rapport, que, faute de soins et de quelques travaux peu coûteux, des écoles même de construction récente, telles que celles de Saint-Fiacre (Le Fret) et de Saint-Laurent, en Crozon, ou celle de Hellan, en Saint Hernin, et un bon nombre d'autres ne tarderont pas à tomber au niveau des écoles les plus inhabitables du département.
[...]
Le rapport signale, pour terminer ce chapitre, les communes encore trop nombreuses qui se soustraient à l'obligation de blanchir, chaque année, leurs salles de classe. Il ne s'agit plus ici seulement d'une question de propreté et de bonne tenue des écoles. Si la nécessité de blanchir tous les ans les murs des salles de classe a été imposée aux communes, c'est qu'il y va de la santé des enfants qui sont appelés à vivre dans ces salles, et qu'il est urgent qu'on ne laisse pas s'accumuler, aux fentes des parquets et aux parois des classes, les germes de maladies dangereuses.  

Crozon    école    santé                          

article issu de : Le Finistère (Quimper)    

 

 

   

... il y a 112 ans

 
  Cadavre d'un pêcheur de Douarnenez retrouvé au Cap de la Chèvre. 16/10/1907   

Gazette bretonne - Finistère

Douarnenez.— [...] Découverte d'un cadavre. — Des pêcheurs de Camaret ont repêché ces jours derniers, près du cap de la Chèvre, le cadavre du marin-pêcheur Joseph Quinquis, disparu dans le naufrage de la barque Vautour, qui chavira, on s’en souvient, il y a environ un mois, dans le raz de Sein.
C’est le premier cadavre retrouvé sur les six marins disparus de cette catastrophe.
Le cadavre a pu être identifié à l'aide des vêtements. Son inhumation a eu lieu dimanche, au milieu d’une foule recueillie.
Les filets de pêche du Vautour ont été également retrouvés.

 

Camaret    péri en mer    naufrage                          

article issu de : Le Finistère (Quimper)    

 

 

   

... il y a 112 ans

 
  Tragiques faits divers en presqu'île. 16/10/1907   

Gazette bretonne - Finistère

Crozon. — Découverte d'un cadavre. — Le corps de la nommée Jeanne Brunterch, veuve Guéguénou, a été découvert dans un fossé de la route de Crozon, près du pont de Kergalet. La mort serait dûe à une affection cardiaque. La femme Guéguénou, qui était âgée de 80 ans, aurait succombé à une syncope survenue au milieu d'un orage qui la surprit sur la route de Crozon à Lanvéoc.

Camaret. — Un noyé. — Le cadavre du nommé Yves Cornec, 64 ans, pêcheur à Camaret, a été découvert flottant dans les eaux du port de Camaret. Cornec, qui était ivre le 9 octobre au soir, a dû, trompé par l’obscurité, tomber dans le port d'une hauteur de quatre mètres. Il résulte de l’examen du cadavre fait par le Dr Humbert que la mort est dûe à une congestion.  

Camaret    Crozon    fait divers    noyade                      

article issu de : Le Finistère (Quimper)    

 

À propos du premier fait divers, le Courrier du Finistère du 19 octobre 1907 dit que la veuve Guéguénou, qui se livrait à la mendicité, avait une très mauvaise vue, qu'elle est probablement tombée dans la douve sans pouvoir en sortir et, par suite, sûrement morte de froid.

 

   

... il y a 92 ans

 
  Démission d'un conseiller municipal de Camaret. 16/10/1927   

Arrondissement de Châteaulin

CAMARET
Désaccord au sein du Conseil municipal - M. Lucas, adjoint au maire, démissionne
Jeudi dernier, à la suite d'une réunion du Conseil municipal, ayant pour but le vote du budget, M. le maire et quelques conseillers reprochèrent à M. Auguste Lucas, adjoint au maire, chevalier de la Légion d'honneur, président de la Commission des travaux, les dépenses — paraît-il exagérées — faites par lui pour l'entretien des écoles, alors que celles-ci sont encore dans un état laissant beaucoup à désirer.
Les jours de pluie, dans certaines classes, l'eau y tombe. Dans la cour de l'école enfantine, rue de Liège, les pauvres gosses pataugent et reviennent chez leurs parents les pieds mouillés.
Dans la trop petite cour de l'école dite "de la mairie", 120 écoliers sont entassés pendant les récréations, n'ayant pas de place pour circuler.


M. Lucas reproche, à son tour, au maire d'avoir, de sa propre initiative, fait transformer la grande place en un "jardin public", dont il garde la clef en poche.
On ne fera jamais assez pour les écoles, ajoute M. Lucas. L'argent dépensé pour l'établissement du square aurait pu être mieux employé : il y a des toitures à réparer, des cours d'écoles à niveler, des fournitures gratuites à octroyer aux élèves, etc...
Bref, le vote du budget — objet de la réunion — n'eut pas lieu, et M. Lucas donna sa démission de conseiller municipal.
M Lucas, homme juste, dévoué et bon, était à l'assemblée municipale le porte-parole des humbles, qui apprendront, avec regret la décision que leur ardent défenseur s'est vu dans l'obligation de prendre. 

Camaret    politique    école                          

article issu de : La Dépêche de Brest    

 

 

   

... il y a 91 ans

 
  Bonne récolte de pommes à Argol. 16/10/1928   

Arrondissement de Châteaulin

ARGOL
LA RÉCOLTE DES POMMES. — Les expéditions de pommes battent leur plein. Les cultivateurs sont en général satisfaits de la récolte, qui est assez abondante, et également des prix qui sont assez rémunérateurs. Par contre, ils déplorent que l'accès de la gare de Telgruc, qui dessert la région, soit si difficile.

 

Argol    agriculture    transport                          

article issu de : La Dépêche de Brest    

 

 

   

... il y a 91 ans

 
  Carte postale de Camaret. 16/10/1928   

Arrondissement de Châteaulin

CAMARET
RETOUR DU BANC. — Le trois-mâts goélette Kléber, du port de Saint-Malo, capitaine Raoult, de retour d'une campagne de sept mois sur le grand banc de Saint-Pierre, avec 4.000 quintaux de morues, a touché terre à Camaret après une traversée de 21 jours, au cours de laquelle 7 doris sur 17 furent défoncés par la mer.
Le Kléber est resté pendant deux jours à la cape.
Depuis six mois, l'équipage, composée de 32 hommes, « grignotait » du biscuit. Aussi firent-ils fête aux boulangers camarétois.
Tout va bien à bord. Le capitaine Raoult attend des ordres de son armateur.


DANS LE PORT. — Plus de 200 langoustiers et homardiers préparent l'appareillage pour se rendre en pêche, la période de morte-eau commençant.
La pêche au maquereau et à la sardine de rogue semble en partie terminée.
Les thonniers rentrés au port désarment.
Les chantiers de construction travaillent à plein rendement. En ce moment, plus de 15 langoustiers sont sur le point d'être achevés.
Au large, la mer est grosse.  

Camaret    pêche    constr. navale                          

article issu de : La Dépêche de Brest    

 

 

   

... il y a 82 ans

 
  Plaidoyer pour la cale de Port-Maria. 16/10/1937   

Arrondissement de Châteaulin

LANDÉVENNEC, COMMUNE LA PLUS ISOLÉE DU DEPARTEMENT
Un magnifique pays de tourisme à peu près inaccessible. L'interminable histoire d'une cale

Comme une frileuse blottie au creux d'un grand lit dont elle accapare la couverture, la petite ville surgie au fond de notre rade s'est recouverte du manteau des grands arbres pendu aux sommets voisins.
Abritée des vents froids, hors d'atteinte des vents violents, sa flore s'est merveilleusement développée. Arbres et arbustes des régions méridionales croissent là, en pleine terre, avec une extraordinaire vigueur. Jusque sur la grève les vergers s'avancent, offrant la chair savoureuse de leurs fruits innombrables et divers.
Pareille situation à l'extrémité d'une pointe s'avançant aux embouchures de l'Aulne et de la rivière du Faou, au milieu d'un panorama des plus grandioses, n'avait pas manqué d'attirer l'attention dès les premiers âges.
Les ruines de la célèbre abbaye, fondée par Saint-Guénolé, vers l'an 400 en témoignent encore. Cet établissement, l'un des plus antiques de toute la province, nout eût encore présenté de superbes édifices s'il n'avait malheureusement été détruit pendant la Terreur.
Les matériaux eux-mêmes n'échappèrent pas aux destructeurs, qui transportèrent à Brest partie de ceux qui provenaient de l'église et de la maison abbatiale. C'est ainsi qu'on découvrit en 1860, dans une maison du quartier Fautras, où elle était placée au seuil, une pierre de taille gravée en intaille reproduisant l'image d'un abbé vêtu d'une chape à l'antique, tenant une crosse. Cette pierre est aujourd'hui déposée près de la porte d'entrée de la bibliothèque municipale.
Une très riche collection de manuscrits, soigneusement conservée dans l'abbaye, fut également détruite et employée, dit-on, à la confection de cartouches.
La petite ville, qui semble emprunter l'étymologie de son nom à la perfection de sa situation climatérique, Landévennec étant issu de « land-teven », lieu exposé au soleil, d'après le dictionnaire de dom Lepelletier, religieux de l'abbaye, est donc d'une antiquité incontestable. Pourquoi n'a-t-elle pas pris plus d'extension ?
Parce que sa situation géographique ne le permettait pas.
En effet, Landévennec est complètement isolée de toutes les voies de communication ayant quelque importance.
Au nord : la rade; à l'est : le fond d'une large baie que prolonge la rivière du Faou; au sud : le vaste et profond fossé constitué par l'estuaire de l'Aulne; à l'ouest : le bras de terre qui la rattache à la partie la plus déserte de la presqu'île de Crozon.
Et dans ce magnifique isolement que seuls quelques touristes peuvent apprécier, ni le commerce, ni l'industrie n'ont pu trouver les éléments indispensables à leur développement.
Ainsi, tandis que partout alentour de nouvelles villes se créaient en des sites bien moins pittoresques, sous des climats bien moins cléments, que partout elles s'agrandissaient, bénéficiaient de routes plus larges, de voies ferrées, de lignes maritimes, Landévennec semblait plus seule, plus à l'écart de ce mouvement dont l'intensité s'accroît sans cesse.
A l'abri de cette fièvre qui anime inlassablement l'existence des citadins, les habitants de cette heureuse contrée pourraient jouir avec plénitude des douceurs que leur prodigue la nature, n'était la nécessité d'entretenir des relations avec les pays voisins. Et c'est alors que leur apparaissent les grands désavantages de l'isolement.
Il y a environ 50 ans, quand, avec le vapeur Marianne, on créa le service Brest-Châteaulin, une escale était prévue à Landévennec. On vit sur cette même ligne le Saint-Michel, le Rapide, le Hoche et l'on connut avant-guerre jusqu'à trois départs par semaine à Landévennec. Mais le fret n'était pas très abondant et le nombre des voyageurs souvent par trop restreint. On tenta cependant de créer un service Brest-Landévennec-Le Faou, mais ce fut sans succès. Enfin, l'exploitation de la ligne de Châteaulin fut elle-même abandonnée.
Cette fois deux seuls moyens s'offraient aux habitants pour venir à Brest : rejoindre Le Fret à pied, soit 24 kilomètres pour prendre le vapeur, ou traverser la rivière en canot pour parcourir 10 ou 15 kilomètres afin d'atteindre la gare de Daoulas ou celle de Quimerch.
L'organisation des transports automobiles améliora quelque peu cette situation.

On peut à présent utiliser le car Brest-la Pointe du Raz, qui s'arrête au Poteau Vert, à 7 kilomètres de Landévennec, où ceux qui correspondent aux escales des vapeurs brestois, le vendredi soir à Lanvéoc, le lundi et le samedi soir au Fret. Ce sont là cependant de bien pauvres moyens.
Comment concilier les intérêts des compagnies de navigation et ceux des habitants de Landévennec ? Le trafic, en effet, ne paraît pouvoir être intensifié qu'en été.
A ce moment, le transport des nombreux touristes, qu'attirent les beautés de la région, permet d'envisager le rétablissement d'une ligne maritime. Car on se presse alors sur la cale d'embarquement, cette cale dont l'insuffisance est maintes fois apparue.
Edifiée sur la grève de Port-Maria, elle constitue l'unique ouvrage du port de Landévennec. Lorsqu'on construisit la première partie en 1868, elle ne dépassait guère 43 mètres. Dix ans plus tard on dut la prolonger de 42 mètres. Mais elle est située en travers de la vasière et n'a pas assez d'élévation pour permettre l'accostage d'un vapeur. D'autre part, du côté ouest, elle s'encombre d'entassements de galets venus du sillon des Anglais.
Faut-il dire que maintes demandes d'amélioration ont été présentées par la municipalité ? En mai 1914, le Conseil général adoptait le voeu suivant, présenté par M. A. Louppe :
« Le Conseil général, considérant qu'il est de toute urgence et de toute nécessité d'améliorer la cale de Landévennec, et cela dans l'intérêt général et dans l'intérêt des services que la marine a à assurer à Landévennec, émet le voeu que l'administration des ponts et chaussées procède le plus tôt possible à l'exécution des travaux indispensables pour assurer le service maritime au port de Landévennec.
Le 1er août 1920, renouvelant un vœu déjà exprimé, le conseil municipal demandait le prolongement et l'exhaussement de la cale. Un avant-projet fixait la dépense à 66.000 francs, comportant une subvention de 49.500 francs. Il s'agissait de prolonger la cale de 50 mètres et de la rehausser de deux mètres environ.
La quote-part de la commune parut trop lourde et le conseil municipal déclara ne pouvoir supporter pareille dépense.
Le temps a passé; la situation est demeurée la même. Au cours des excursions organisées par les vapeurs brestois on éprouve toujours les mêmes difficultés d'accostage. Et l'on se voit dans l'obligation de débarquer les passagers sur la vase. Il est évident qu'en de pareilles conditions les voyages se font de plus en plus rares.
On a bien songé à établir une cale nouvelle à Penforn, vers la pointe de l'estuaire de l'Aulne, où la profondeur répond aux besoins des accostages, mais il faudrait pour l'utiliser construire une route à travers la propriété où se trouvent encloses les ruines de l'abbaye. La municipalité, elle, semble vouloir reprendre le premier projet. C'est ainsi qu'au cours de sa dernière session elle prenait la délibération suivante :
« Le maire expose au conseil la question de prolongement et l'exhaussement de la cale de Port-Maria.
« Cette cale est, en effet, trop basse et ne s'avance pas assez loin vers le chenal, si bien qu'aux plus petites marées les plus petites embarcations ne peuvent accoster et on ne peut y débarquer. Les vapeurs brestois qui font des services de promenades étant dans l'obligation de profiter du flux et du reflux arrivent ici à demi-marée et ne peuvent même en ce moment accoster la cale pour débarquer les voyageurs.
« Il faudrait donc pour cela que la cale fût allongée et rehaussée.
« Le conseil, considérant l'utilité de ces travaiix, vote en principe 5.000 fr., regrettant que le budget de la commune ne lui permette pas d'être aussi large qu'il le faudrait et sollicite du département et de l'Etat une subvention aussi large que possible, ces travaux devant entrainer une forte dépense.
Il nous revient d'autre part que la Société des vapeurs brestois serait disposée à accorder pour ces travaux une subvention de 5.000 francs.
Souhaitons que les participations nécessaires soient consenties pour qu'enfin la commune la plus isolée du département puisse entrer en relations quotidiennes et suivies avec ses voisines.
Ch. LÉGER. 

Landévennec    Brest    tourisme    transport    politique                  

article issu de : La Dépêche de Brest    

 

 

   

... il y a 77 ans

 
  Déménagement requis de réfugiés brestois. 16/10/1942   

Châteaulin

Rapatriement des réfugiés La préfecture de Quimper communique :
Sur ordre de la Feldkommandantur, les réfugiés de l'agglomération brestoise hébergés dans les communes ci-après : Landivisiau, Châteaulin, Landerneau, Morlaix, Quimerch, Argol, Telgruc, Saint-Nic, L'Hôpital, Logonna, Dinéault, Le Faou, Rumengol ont été avisés, par l'intermédiaire des mairies, d'avoir à quitter ces communes pour le 1er novembre au plus tard.
Le préfet informe les intéressés que cette date devra obligatoirement être respectée et qu'ils doivent se présenter avant le 18 octobre à la mairie de leur commune de refuge, afin de s'y faire inscrire.
Les réfugiés qui, nonobstant l'ordre donné, s'obstinent à vouloir rester sur place s'exposeraient à se voir expulser par les autorités allemandes et à faire l'objet de sanctions.

 

Argol    Telgruc    Brest    guerre    secours                  

article issu de : La Dépêche de Brest    

 

 

 

 

 
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