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  n° 6 Enterrement perturbé. 04/01/1907   

Chronique brestoise

Enterrements religieux à Brest
Du Journal des débats :
On interdisait autrefois, dans certaines villes, toute manifestation aux enterrements civils ; on interdit aujourd'hui à Brest toute manifestation extérieure aux enterrements religieux. Les mêmes gens qui criaient jadis contre l'intolérance et la persécution donnent à leur tour l'exemple de la persécution et de l'intolérance.
Le maire collectiviste de Brest, M. Aubert, ne pouvait manquer de se distinguer à ce point de vue. Il a donc interdit tout ce qui, même de loin, pouvait ressembler sur la voie publique à un emblème religieux : par exemple, le surplis et l'étole portés par le prêtre officiant. Le prêtre se rend à la maison mortuaire où il met son surplis, mais il l'ôte en sortant de la maison pour le remettre en entrant dans l'église. Ce n'est là qu'une demi-mesure, et nous serions surpris que M. Aubert s'y arrêtât longtemps. La soutane révèle, aussi bien que le surplis, la profession et la fonction du prêtre : pourquoi ne pas la frapper de la même interdiction ?
Il y a quelques jours, une scène pénible s'est passée au port de commerce.



Un cercueil devait être embarqué pour être transporté à Crozon. Le prêtre a revêtu sur le quai le surplis et l'étole avant de prononcer sur lui les dernières prières. La police est intervenue aussitôt pour s'y opposer, et il a fallu transporter le cercueil sur un bateau où la cérémonie religieuse a pu enfin avoir lieu. La République a la prétention de nous avoir donné toutes les libertés : elle n'a oublié que celle des enterrements.
Tout cela est odieux et puéril. Dans un pays qui a le sens de la liberté, toutes les manifestations doivent être permises lorsqu'elles n'encombrent pas la voie publique et n'y provoquent pas du désordre, et on n'y fait pas de différence entre un prêtre en soutane et un prêtre en surplis. Nous serions curieux de savoir si le maire de Brest interdit dans les enterrements civils, les immortelles et les emblèmes maçonniques. S'il le fait, il a tort : nous demandons la liberté pour tous. Mais s'il autorise certains emblèmes et en proscrit d'autres, son tort est encore bien plus grand, car il ne respecte même pas l'égalité dans la mort.  

 
Crozon    Brest    religion                          

article ajouté le 17-07-2012    
issu de : La Dépêche de Brest
    

 

 

 

  n° 5 Le téléphone arrive enfin à Châteaulin ! 01/12/1886   

Gazette bretonne - Finistère

Le téléphone à Châteaulin.
Par décision du 21 novembre, M. le ministre des postes et télégraphes a autorisé la construction de la ligne téléphonique dont l'usage a été demandé par la ville de Châteaulin et qui est destinée à relier l'Hôtel-de-Ville à l'usine d'électricité.

 

 
Châteaulin                                  

article ajouté le 25-09-2012    
issu de : Le Finistère (Quimper)
    

 

 

 

  n° 1 Il a refusé de se battre contre des religieuses 28/09/1902   

Au conseil de guerre, condamnation du Cdt Le Roy-Ladurie

Un commandant rebelle — L'ami des sœurs — Les témoignages

Nantes, 26 septembre.

Destitué !
C'est dans la même salle des séances du conseil de guerre du 11e corps d'armée, où avait été jugé le lieutenant-colonel de Saint-Rémy, qu'a comparu hier matin le commandant Le Roy-Ladurie, du 19e régiment d'infanterie, en garnison à Brest, inculpé de refus d'obéissance à un ordre de service à lui donné par son colonel. Moins de « belles dames » qu'au procès Saint-Rémy. D'abord, M. Le Roy-Ladurie n'est pas noble, puis il n'est que commandant, enfin il n'appartient pas à l'arme de la cavalerie, fort supérieure, comme on sait, à l'infanterie, aux yeux des gens à particule. Mme Le Roy-Ladurie n'assiste pas aux débats. Dans la salle des séances prennent place successivement MM. le lieutenant-colonel Lemoine, organe du ministère public ; Lotz, greffier ; Pichelin, bâtonnier de l'ordre des avocats de Nantes, accompagné de plusieurs de ses confrères.
[...]
Le rapport
On sait quels faits sont reprochés au commandant. Il est pourtant nécessaire de les rappeler. Le 14 août, le préfet du Finistère adressa à M. le vice-amiral préfet maritime, gouverneur et commandant d'armes de la place de Brest, une réquisition légale ordonnant de fournir un bataillon de la garnison, lequel, joint à une des compagnies stationnées au fort de Crozon, devait donner son concours aux délégués de l'autorité civile chargés de l'exécution du décret du 1er août 1902, prononçant la fermeture des établissements congréganistes d'enseignement des communes de Douarnenez, Ploaré, PontCroix et Audierne, en dissipant ou prévenant les attroupements qui pourraient se produire. L'application du décret devait s'effectuer dans la matinée du 16 août. Les fonctions de gouverneur et commandant d'armes à Brest étaient alors remplies intérimairement par le général de Larnac, adjoint au préfet maritime. Le 15 août, le général de Larnac fit parvenir une note de service au colonel Barret, commandant le 19e régiment d'infanterie à Brest, lui prescrivant que trois compagnies de son régiment, à l'effectif de 100 hommes chacune, sous les ordres d'un officier supérieur, opéreraient à Douarnenez et à Ploaré. Le colonel Barret, au reçu du pli de service urgent, fit prévenir les officiers qui devaient être employés de venir lui parler à la caserne, et, parmi eux, M. le commandant Le Roy-Ladurie, alors seul chef de bataillon présent au corps. M. Le Roy-Ladurie se présenta, le 15 août, vers huit heures et demie du soir. Le colonel le mit au courant de la situation en ces termes : Le 19° régiment d'infanterie doit envoyer, à minuit, trois compagnies à Douarnenez, pour l'exécution des décrets, d'après un ordre que je viens de recevoir du commandant d'armes de Brest. Vous allez prendre le commandement du détachement. Le commandant aurait répondu :" Mon colonel, mes sentiments religieux ne me permettent pas de prendre le commandement du détachement qui doit aller à Douarnenez. D'ailleurs, depuis les événements de Landerneau et de Ploumoguer, événements auxquels a pris part le régiment, j'ai rédigé ma démission, je vais l'aller chercher". Le colonel fit observer au commandant que cette démission serait tardive. Il l'invita à se retirer, à réfléchir pendant une heure et à lui apporter sa réponse définitive. A dix heures, M. Le Roy-Ladurie déclarait au colonel Barret qu'il avait réfléchi, que la démission était en effet tardive, mais qu'il persistait dans sa déclaration première et dans sa décision. Le refus d'obéissance était bien net. Le commandant reconnaît les faits, mais déclare que son refus d'obéissance fut consommé seulement à la seconde rencontre avec le colonel Barret, le 15 août, à dix heures du soir. Le rapporteur dit qu'il se rend à ce raisonnement.

Mais à la seconde rencontre, le commandant avait à choisir entre l'exécution de l'ordre donné et la désobéissance. Ce fut à cette dernière qu'il s'arrêta. Le délit est prévu et puni par l'article 218 du Code de justice militaire.

L'interrogatoire
Aussitôt après lecture du rapport, l'interrogatoire commence. Le commandant Le Roy-Ladurie déclare reconnaître l'exactitude des faits qui lui sont reprochés. Pourquoi il a refusé d'obéir ? D'abord parce que sa conscience lui interdisait de participer à une mesure antireligieuse. En second lieu, la légalité des mesures prises était contestée par les hommes les plus compétents; l'apposition administrative des scellés était condamnée par la cour d'appel de Lyon. "Je n'aurais jamais cru, dit le commandant, qu'après vingt-huit ans que j'avais l'honneur de porter l'uniforme, je serais chargé d'aller violenter les populations, éventrer des murs, mettre hors de chez elles de saintes religieuses. Il ne s'agissait pas seulement d'un rôle passif; j'avais vu, à Landerneau, les soldats intervenir et chasser des femmes à coups de crosse. Dans tout le Finistère, l'armée a été essentiellement agissante ; ainsi le détachement que l'on m'ordonnait de conduire à Landerneau devait, d'après l'ordre lui-même, porter des pioches, des barres de fer, etc. , ce n'est pas là le rôle de l'armée."
— Quand vous avez reçu l'ordre, vous ne saviez pas si vous n'auriez qu'à maintenir l'ordre ou à coopérer à ces actes de violence dont vous parlez et qu'avec vos sentiments personnels vous auriez évités plus qu'un autre. La loi laisse au chef de détachement le choix des voies et moyens. Votre refus était donc intempestif, même en se plaçant à votre point de vue.
— J'ai dit et je répète que mes sentiments de chrétien m'empêchaient de me mêler directement à l'exécution des décrets. Comme les soldats auraient probablement eu à se servir de pics et de pioches dont on les avait munis, je n'ai pas voulu commander ce nouveau genre ne service. Je comprends l'emploi de la force quand il s'agit de faire respecter la propriété, mais non pas quand il s'agit de marcher contre des sœurs inoffensives.
— Puisque vous aviez réfléchi au rôle que vous auriez peut-être été appelé à jouer en Bretagne, pourquoi n'avez-vous pas remis votre démission plus tôt ?
— Pour un événement problématique, il est dur de briser sa carrière. J'espérais, d'après les indications du roulement, ne pas avoir à agir ; mais, par suite de congés de mes camarades, je me suis trouvé à ce moment-là le seul officier supérieur de service à Brest.

[...]

Le verdict
A une heure dix, le conseil se retire dans sa salle de délibération. Il en sort au bout d'un quart d'heure avec le verdict suivant : Le conseil de guerre du 11e corps délibérant à huis clos, le président a posé la question suivante : Le chef de bataillon Le Roy-Ladurie est-il coupable d'avoir, le 16 août, refusé d'obéir à un ordre à lui transmis par son chef, le colonel Barret ? Réponse : Par six voix contre une, oui, l'accusé est coupable. A la majorité, il y a des circonstances atténuantes. En conséquence, par application de l'article 218 du code de justice militaire, le conseil condamne le chef de Bataillon Leroy-Ladurie à la peine de la destitution. La peine de la destitution et ses conséquences sont ainsi définies par l'article 192 du code de justice militaire : La destitution entraîne la privation du grade ou du rang et du droit d'en porter les insignes distinctifs et l'uniforme. L'officier destitué ne peut obtenir ni pensions, ni récompenses à raison de ses services antérieurs. 

 
Compte-rendu encore plus détaillé dans le Temps du 27/09/1902.
Crozon    école    procès    religion                      

article ajouté le 17-07-2012    
issu de : La Lanterne (Paris)
    

 

 

 

 

 

 

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