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Les villages de la presqu'île

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4 article(s) cite(nt) le village de Gorrekêr, en Landévennec

 


Pour retrouver un article dans son contexte chronologique, cliquez sur son numéro.

Mariage explosif à Landévennec. 28/10/1906   
  n° 1364

Finistère

Landévennec
UN PISTOLET QUI EXPLOSE.
A l'occasion du mariage de M. Loisel, 2e maître infirmier à bord du Magellan, avec Mlle Le Stum, M. Toublanc, commerçant à Gorrekêr, en Landévennec, tirait au pistolet en signe de réjouissance, lorsque soudain son arme, faisant explosion, le blessa gravement au majeur de la main droite.

 

Landévennec    accident    fête                          

article issu de : Ouest-Éclair (Rennes)    

 

 

 

Plainte des habitants de Landévennec. 15/08/1911   
  n° 1670

La région bretonne

LANDÉVENNEC
Desiderata des habitants. — Nous signalons à l'administration compétente — et au conseil municipal par la même occasion — l'état de délabrement de la route de Gorrekêr donnant accès aux bâtiments de guerre en réserve dans ce coin pittoresque. Cette route, très en pente, est absolument impraticable pour les cyclistes et automobilistes; c'est, sans conteste la plus mal entretenue de toutes les routes du Finistère. Défoncée et couverte de pierres roulantes, elle offre du danger même pour les piétons — et ils sont nombreux qui ont à passer par ce chemin. Et puisque nous sommes sur ce chapitre des réclamations signalons également la pénible situation faite aux habitants de Landévennec en ce qui touche les correspondances. Il faut en effet trois jours à une lettre partant de Brest, par exemple, pour arriver à Landévennec !


La raison, la voici : les correspondances passant par Argol, y arrivent vers midi, mais y restent jusqu'au lendemain matin. Il serait de toute utilité que l'administration des postes remédiât à ce service des plus défectueux en faisant faire un service de distribution dans l'après-midi. Elle rendrait ainsi un signalé service aux habitants de Landévennec, pour lesquels nous plaidons, et qui sont vraiment par trop déshérités au point de vue communications.

Objet perdu. — Perdu, probablement sur la grève, un écu de six francs, monté en broche. Prière de la rapporter à Mme Méha. Récompense.  

Landévennec                                  

article issu de : La Dépêche de Brest    

 

 

 

Découverte mystérieuse sur la grève de Landévennec. 11/05/1928   
  n° 2920

A la Une

On recueille, à Landévennec, une bouteille contenant un message signé : « Nungesser & Coli »
Châteaulin, 10 mai.
Il y a un an exactement, après une nuit de fièvre et d'enthousiasme, Nungesser et Coli serrèrent une dernière fois la main de leurs amis et l'« Oiseau Blanc » les emporta sur ses ailes hors de la terre de France, qu'ils ne devaient plus revoir. On se souvient de l'attente nerveuse, des fausses nouvelles, de l'enthousiasme, puis du doute, de la peur, et enfin du tragique silence... Depuis, toute tentative a été vaine pour retrouver trace des hardis aviateurs.
L'océan vient-il de dévoiler son secret ? A l'heure où, dans un souvenir pieux et ému, la France et l'Amérique viennent d'élever aux premières victimes de la traversée, et aussi au premier vainqueur, ce monument du Bourget ; à l'heure où chacun se rappelle ces minutes d'angoisse, est-il rien de plus troublant que cette trouvaille que vient de faire, à Landévennec, un marin breton ?
Le 4 mai dernier, vendredi après-midi, un marin, M. J.-P. Le Bihan, de Go[rrek]êr, à Landévennec, trouva, près de la « Cale du Bord », une bouteille dite champenoise, contenant un billet. Bien vite, il s'en fut remettre sa trouvaille au maire de la commune.
Non sans émotion, celui-ci, ouvrant le précieux flacon, en sortit une vieille feuille de carnet quadrillé, semblant arrachée à la hâte, toute jaunie et rongée par les eaux, sur laquelle il lut ces mots à demi effacés :
S.O.S. PERDUS TERRE-NEUVE
NUNGESSER
COLI

Le maire de Landévennec s'empressa de porter ce billet à M. Dauban, sous-préfet de Châteaulin. M. Dauban se rendit aussitôt auprès de M. le préfet à Quimper pour lui faire part de cette découverte.
Il semble que ce billet puisse être l'œuvre d'un fumiste. Cependant il n'est pas impossible que les malheureux aviateurs en soient les auteurs.
Comme nous le disons plus haut, le billet semble avoir séjourné très longtemps dans l'eau. Bien que bouchée par un bouchon de liège, la bouteille avait pris un peu d'eau et le billet en était tout jauni. Il est difficile de dire avec quoi le billet a été écrit. Il semble pourtant que ce soit avec une allumette brûlée et éteinte, plutôt qu'avec un crayon.
Pour le moment, il faut certainement faire toutes réserves sur l'authenticité de ce billet. Peut-être saura-t-on si Nungesser et Coli avaient sur eux un carnet quadrillé et du format de la feuille. Des experts en écriture pourront peut-être dire par comparaison si les lettres peuvent avoir été tracées par les aviateurs. L'examen de la bouteille pourra peut-être donner une indication...
Notons toutefois que la bouteille est une champenoise, et que Nungesser et Coli avaient emporté du Champagne...
Quoi qu'il en soit, M. le préfet du Finistère va transmettre le précieux papier au ministre de l'Aéronautique, qui fera toutes démarches et toutes expertises nécessaires.  

 
La presse nationale a repris l'information, mais plus de trace dans les jours ou semaines suivantes...
 
Landévennec    fait divers                              

article issu de : La Dépêche de Brest    

 

 

 

Drame à la réserve de Penforn, en Landévennec. 13/01/1931   
  n° 3059

La région bretonne

D'un coup de revolver, un second-maître blesse grièvement un premier-maître venu le chercher pour le faire rentrer à bord du « Diderot »
LE MEURTRIER TENTE ENSUITE DE SE FAIRE JUSTICE EN SE LOGEANT UNE BALLE DANS LA TÊTE

La paisible et charmante localité de Landévennec — plus exactement de Gorréquer — située au sommet des coteaux qui dominent l'entrée de la rivière, a été, dimanche soir, le théâtre d'un drame d'autant plus lamentable, que ses mobiles sont d'une futilité dérisoire.
Depuis quelque temps, l'anse de Landévennec a retrouvé une activité qu'elle avait déjà connue autrefois. En effet, entre le bourg et le pont de Térénez, de nombreux navires de guerre en disponibilité sont venus s'aligner en une longue file.
Il y a là la vieille Jeanne d'Arc, le Diderot (bâtiment central des équipages), le Metz, le Mulhouse, le Sans-Souci, l'Eveillé, l'Epinal, le Porphyre, le Dehorter et un chasseur de sous-marins.
Les grands navires gris se reflètent sur le miroir sombre des eaux dormantes. De temps à autre, une chaloupe ou une embarcation découpent en vif argent un double sillage dans la rivière et des sonneries de clairon vont mourir d'écho en écho aux replis des contreforts boisés.
Les hommes qui vont à terre sont tenus de rentrer à bord à 16 h. 30. Il en avait été ainsi dimanche. Cependant, la patrouille qui, après l'heure de rentrée, passe, tant à Gorréquer qu'à Landévennec, avait, en revenant à bord du Diderot, rendu compte que le second-maître commis Louis Bollé, 25 ans, se trouvait encore à terre.
Celui-ci, en effet, comme s'il y eût été autorisé, avait décidé de dîner dans un restaurant des environs.
En présence de quelques personnes do l'endroit, il s'était fait servir et, nous dit un témoin, le repas s'était déroulé d'une façon parfaitement calme.
Louis Bollé paraissait en possession de tous ses moyens. Très calme, il se mêla à la conversation générale, parlant de sa famille, de son enfant et du petit dont il attend la naissance prochaine.
Aucune ivresse apparente. Rien qui puisse faire présager un geste meurtrier.
Bollé avait même dit :
« Eh bien, ce soir, je coucherai à terre. Ça me changera. »

Le drame
Cependant, comme à 20 heures, le second-maître commis n'avait pas regagné le Diderot, le premier-maître canonnier Yves Huonnic, 44 ans, de Pontrieux, et le second-maître Kermarec furent envoyés à sa recherche.
Quelques instants plus tard, ils trouvaient Bollé qui, son dîner achevé, s'apprêtait à poursuivre une soirée bien commencée.
Le premier maître Huonnic fit connaître à Bollé le but de sa mission. Celui-ci sembla prendre la chose assez bien. C'est sans difficulté, et parfaitement calme, qu'il suivit ses camarades.
Ainsi, les trois hommes, ayant quitté la grande route, éclairés par le fanal que tenait à la main le premier maître Huonnic, descendaient le sentier tortueux et glissant qui mène au rivage, face aux navires.
Il n'y eut pas, ou peu, de conversations.
Bollé dit tout à coup à ses compagnons :
« Alors, c'est comme ça que vous venez me prendre, bande de... »
« Mais c'est pour t'éviter une punition. »

A cet instant, les hommes arrivaient à un tournant du sentier abrupt. Bollé, comme s'il était soudainement devenu fou, sortit de sa poche un revolver — qui dit-on s'y trouvait toujours — et fit feu sur le premier maître Huonnic.
Celui-ci atteint d'une balle sous le maxillaire droit, la bouche presque traversée par le projectile, tomba à terre.
Alors le meurtrier, comprenant l'horreur et la stupidité de son geste de colère, se logea à son tour une balle dans la tête.
La scène tragique s'était déroulée en quelques secondes. Le fanal ayant roulé dans l'herbe, le second-maître Kermarec, trompé par l'obscurité fit une chute dans les buissons, et s'écorcha la face. Puis, il s'en fut à travers champs et s'égara.
M. Huonnic, cependant, avait eu la force de se remettre sur pieds, et son fanal à la main, descendit jusqu'à la cale pour appeler à l'aide.

L'enquête
Le Diderot est relié téléphoniquement avec Gorréquer. Aussitôt informé du drame, le capitaine de frégate commandant la base, se mit en relation avec la brigade de gendarmerie d'Argol.
Moins d'une heure plus tard, le brigadier-chef, accompagné d'un collaborateur, arrivaient sur place dans une automobile mise à leur disposition par un commerçant voisin.
Le second-maître Kermarec avait, regagné son bord, et fait un premier récit du drame.
Une patrouille composée d'un premier-maître, de deux seconds-maîtres, et de deux marins, venait d'emporter sur une civière, le meurtrier qui avait perdu connaissance.
Le médecin major Etienne Pierre, appelé, donnait bientôt les premiers soins aux deux blessés, et, vers 3 heures du matin, une chaloupe les conduisait au pont de Térénez, où une voiture ambulance de l'hôpital maritime attendait.

Pourquoi ?
Pourquoi Louis Bollé a-t-il tenté de tuer le premier-maître Huonnic ? Il serait véritablement impossible de le préciser.
Il semble que ce drame n'a pas eu de cause sérieuse. Geste d'impulsif, peut-être de malade.
Jamais cependant, sur le Metz, où il était appelé à travailler dans la journée, avant de regagner le Diderot, il n'avait eu d'altercation avec celui qui devait devenir sa victime. Il ne s'agit pas d'une haine. Il ne s'agit encore moins de jalousie, ou de rivalités.
Bollé aura été mis en colère par ce fait qu'on venait lui donner l'ordre de rentrer à bord.
Telle est la toute simple explication que certains donnent de ce drame lamentable.

L'état des deux blessés
Le premier-maître Huonnic et le second-maître Bollé ont été opérés hier matin à l'hôpital maritime, par le médecin principal Solcard. Les balles, que l'un avait dans le maxillaire gauche, et l'autre dans le crâne, ont pu être extraites.
L'état de la victime est, aux dernières nouvelles, satisfaisant. Celui du meurtrier est beaucoup plus grave. Les pronostics sont d'ailleurs réservés.
L'enquête va entrer ce matin dans sa phase décisive, car selon toute probabilité, les deux blessés pourront être interrogés.
P.-M. LANNOU 

 
Dépêche du 16/01/1931 :
Ainsi qu'il était à prévoir, le second-maître commis Paul Bollé, 20 ans, malgré tous les soins dont il a été l'objet à l'hôpital maritime, n'a pas survécu à la blessure qu'il s'était faite après avoir accompli son acte meurtrier.
 
Landévennec    Argol    armée    réserve Penforn    fait divers                  

article issu de : La Dépêche de Brest    

 

 

 

 

 

 

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