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3 article(s) cite(nt) le village de Kerliver, en Telgruc

 


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Grandes manoeuvres en presqu'île. 13/09/1897   
  n° 1572

Grandes manoeuvres

INFANTERIE DE MARINE
Le réveil. — En marche. — La manœuvre du matin. — Retour à Crozon. — Messe en musique. - Repos des troupes. Le thème d'aujourd'hui. — Au 6e de marine
(De nos correspondants spéciaux)

Crozon, le 12 septembre.
C'est aux sons joyeux du clairon que la ville endormie s'éveille à 5 h. 1/2. Les soldats sortent précipitamment des débits, hangars, granges, chambres où ils sont logés. On s'interpelle joyeusement et les ordonnances arrivent avec les chevaux devant les hôtels des Voyageurs et du Commerce, où sont logés les officiers.
On fait l'appel : tout le monde est à son poste.
Bientôt l'ordre est donné de se mettre en marche.

Le combat
A six heures, le 2e régiment quittait Crozon, en ordre de marche, par la route départementale qui rejoint, au carrefour de Tal ar Groas, la route de Lanvéoc à Châteaulin ; l'ennemi supposé, venu de Telgruc, occupe les hauteurs à l'ouest de la chapelle Saint-Laurent, et le 2° a mission de l'attaquer et de le repousser dans le sud.
L'ordre de marche est renversé. Les compagnies qui menaient le combat hier sont aujourd'hui en réserve, et l'honneur de tirer les premiers revient aux compagnies de Langle et Massaroli.
A hauteur du hameau de Ranvédan, le bataillon quitte la grand'route et gagne au nord par les fermes de Saint-Guénolé et de Brospel le plateau Kervon. L'ennemi est au sud de la route, vers la cote 90, entre Kervezennec et la chapelle Saint-Laurent. C'est ce sommet qui est donné comme direction, aussitôt l'ordre de combat donné à la troupe vers 7 h. 1/2.
Les éclaireurs, battant l'estrade en avant, des patrouilles gardant les flancs, le combat du bataillon isolé se déroule au cours de l'heure qui suit, sous l'ardeur d'un soleil radieux. Les haltes de la ligne de combat sont marquées par quelques coups de feu. On voit que les chefs, sachant qu'aucune réserve ne les suit, ménagent les cartouches pour l'acte décisif.
L'assaut est donné à huit heures, toutes les compagnies sont en ligne ; dans l'élan que les clairons sonnants donnent à la troupe, la cote 90 est enlevée et nos marsouins cherchent de toutes parts s'il n'est pas à leur portée quelque cote plus élevée encore. En résumé, bonne manœuvre, beaucoup d'entrain, et, dès onze heures, après la rentrée à Crozon, un repos bien mérité a été donné à la troupe.

Un accident
Le combat, si mouvementé et si habilement dirigé par M. le capitaine Porion, a été marqué par un très regrettable accident.
En sautant une haie, le cheval du capitaine Pichon, qui commande la 9e compagnie, est tombé dans un trou, que recouvraient des ajoncs.
Le capitaine Pichon a eu la jambe prise sous son cheval, mais, fort heureusement, il n'a eu aucun mal, grâce à la nature du terrain marécageux sur lequel les soldats manœuvraient.
Quoique ayant ses vêtements mouillés, le capitaine Pichon n'a pas voulu quitter le champ de manœuvres jusqu'à la fin de l'opération.
Il a tenu à rentrer à Crozon à la tête de ses hommes.

La rentrée à Crozon
A 9 h. 1/2, l'excellente musique du 2e de marine arrivait à Crozon, venant de Lanvéoc, où elle était restée hier, et se rendait, par la route de Châteaulin, au devant du 2e régiment, qui revenait de Tal ar Groas.
C'est aux accents d'un excellent pas redoublé que le régiment fait son entrée dans Crozon.
Dans les rues, sur la place de l'Eglise, une foule compacte assiste à l'arrivée. On y remarque de nombreux Brestois, arrivés le matin au Fret par les bateaux de la rade.

A Lanvéoc

Pendant que le 2e de marine manœuvrait à Tal ar Groas, le 6e régiment opérait aux environs du bourg de Lanvéoc.
Des rangs du 2e de marine, nous entendons distinctement ses feux de salve. Comme le 2e, il manœuvre contre un ennemi supposé. A dix heures, il rentre à Lanvéoc, où les troupes ont repos jusqu'à demain matin.

Messe en musique
Le colonel Monniot réservait aux habitants de Crozon une agréable surprise. En effet, après que le régiment fut rentré dans ses cantonnements, la musique, que dirigeait M. Degaye, son sous-chef, qui est à la veille d'être promu chef, s'est rendue à l'église et a exécuté plusieurs morceaux pendant la grand'messe, à laquelle assistaient le colonel Monniot, le médecin major Négadelle et plusieurs officiers et soldats.
Une foule d'habitants de Crozon et des environs emplissait la vaste église.

Les manoeuvres d'aujourd'hui
Voici le thème des manœuvres d'aujourd'hui. Un parti ennemi composé d'un régiment figuré par le 6e de marine avec une batterie occupant Argol, a détaché un bataillon avec une section d'artillerie pour barrer la route de Tal ar Groas à la rivière de Châteaulin et la route d'Argol. Ce bataillon a pris position sur la route, face à l'ouest, entre Kerliver et Lescataouen (cote 87): un bataillon et une section d'artillerie détachés d'un régiment occupant Crozon part de Tal ar Groas et marche vers l'est pour refouler le parti ennemi sur Argol et la rivière de Châteaulin.
Un corps ennemi occupant la presqu'île de Crozon a détaché à Tal ar Groas deux bataillons et une batterie pour garder les routes de Crozon et de Lanvéoc contre un ennemi venant de Châteaulin. Un régiment partant d'Argol se porte sur la route de Châteaulin à Tal ar Groas, pour refouler l'ennemi de ce dernier point.
Le réveil aura lieu demain, lundi, à six heures. Le départ aura lieu à 6 h. 3/4. La musique suivra le régiment.

Une retraite aux flambeaux
Pour fêter la présence des marsouins, les habitants de Crozon organisent une belle retraite aux flambeaux pour demain soir 8 h. 1/2.
Une souscription, ouverte chez les commerçants, a réuni en quelques heures une somme relativement importante. MM. Pelliet, notaire, et Palud, commerçant, sont chargés de l'organisation de la retraite, qui parcourra les principales rues de la ville.
F. O. Labat  

Crozon    Lanvéoc    Telgruc    manoeuvre    religion    fête              

article issu de : La Dépêche de Brest    

 

 

 

Bel entrain et joyeuse fatigue pour de bien belles manoeuvres... 14/09/1897   
  n° 1573

Grandes manoeuvres

[...]
L'INFANTERIE DE MARINE

Crozon, 13 septembre.

La journée d'aujourd'hui a été des plus pénible pour les troupes, qui ont montré la plus grande endurance. Nos soldats ont franchi, avec le plus joyeux entrain, fossés et rivières.
Les manoeuvres ont été dirigées, avec une haute compétence, par le lieutenant colonel Monniot, assisté des capitaines Porion et Ronget, commandant les 2e et 6e régiments, et du capitaine Doctaire, à la tête de l'artillerie de marine.

Le départ. — Le combat

A six heures du matin, les clairons sonnent le réveil, et à sept heures, musique en tête, le 2e de marine se met en marche.
Les quatre canons de 80, qui étaient rangés depuis la veille sur la place du champ de bataille, prennent la queue de la colonne, qui se dirige allègrement sur Tal ar Groas, situé à six kilomètres de Crozon.
En arrivant, on apprend des habitants que deux bataillons ennemis, avec de l'artillerie, barrent la route de Térénez et que les ailes ont pris position aux hameaux de Kerliver et de Lescataouen.
Le capitaine Porion décide d'attaquer et fait prendre les dispositions préparatoires du combat.
Deux compagnies, en première ligne, sont séparées par la route de Châteaulin ; les réserves suivent à trois cents mètres, en utilisant le terrain. Elles ne se montreront que le plus tard possible, pour soutenir les combattants et donner le coup décisif. L'artillerie est protégée par une section tirée des réserves.
Au moment où le bataillon dépasse le village de Kerguiridic, les positions de l'ennemi apparaissent. Le canon commence aussitôt à gronder : c'est l'artillerie du 6e qui ouvre le feu sur les compagnies de tête.
Notre artillerie met en batterie, répond coup pour coup, protégeant ainsi la marche en avant du 2e, en attirant sur elle le feu de l'artillerie ennemie. 1.900 mètres séparent les deux partis.
L'attaque du 2e se prononce bientôt, menaçant la gauche des adversaires. La 1ère compagnie de réserve a doublé, sur notre droite, notre ligne de feu. La 2e compagnie de réserve est dans la main du chef de bataillon et prête à répondre aux attaques possibles.
Les baïonnettes sont enfin mises au bout du canon et l'assaut est donné après la série régulière des feux.
Le combat prend fin à 11 h. 1/4.

L'heure de la soupe
Au fond du vaste vallon, entre Argol, Telgruc et Landévennec, les soldats allument les feux pour la préparation du déjeuner.
Pendant ce temps, le colonel Monniot fait la critique des opérations du matin, au milieu des officiers formant le cercle.




Il m'invite ensuite très galamment à m'asseoir à sa table et me rend vraiment confus en me comblant d'éloges pour les articles que la Dépêche a publiés sur les manœuvres de Landerneau, de La Martyre et Pencran.
Le déjeuner est des plus gais. Le capitaine Pichon prend la photographie des convives du colonel.
A 1 h. 1/2, le déjeuner terminé, la musique donne un concert dans le vallon ; puis les opérations sont reprises.

La manœuvre de l'après-midi
Deux bataillons, représentés par la 4e compagnie, occupent Tal ar Groas. Ils sont poursuivis, dès deux heures par les 2e et 6e régiments, qui font halte sur la position de Kerliver. Le 6e, en tête, forme la première ligne, l'artillerie suit ; puis le 2e, figurant la deuxième ligne, et enfin la dernière compagnie du régiment de troisième ligne.
La première ligne prend la formation de combat aussitôt que, débouchant de [Kerguiridic], elle aperçoit les masses ennemies dont les fanions rouges se découpent sur le ciel.
Le combat ne tarde pas à s'engager avec les éclaireurs ennemis embusqués autour du moulin de Kervenguy.
Les compagnies fondent, peu à peu, sur sur la ligne de feu.
La deuxième ligne protège les flancs du régiment avec deux compagnies. La troisième ligne fera sur la gauche de l'ennemi une attaque de flanc en occupant d'abord le hameau de Kerbastum, au nord de Tal ar Groas.
Malheureusement, la fougue du 6e de marine déjoue le projet si bien combiné. Une attaque brusque du 6e bataillon empêche une victoire tactique complète. L'ennemi peut se retirer sur une seconde position à hauteur de la chapelle de Saint-Laurent.
L'artillerie tonne de nouveau, quand, vers 3 h. 1/2, l'arrivée des troupes de deuxième ligne permet de prononcer un puissant mouvement en avant et décide l'ennemi à la retraite en bon ordre.
A six heures du soir, tout est fini : le 2e régiment rentre à Crozon, pendant que le 6e reprend la direction de Lanvéoc.

Les blessés
L'état du caporal bicycliste Gardeblet, blessé par une ruade de cheval, s'est sensiblement amélioré.
Le soldat Nando, qui s'était fait une entorse, a été évacué, ce matin, sur Brest, par le bateau du Fret.

La soirée. — Retraite aux flambeaux
Ce soir a eu lieu une magnifique retraite aux flambeaux, avec la musique du 2e et 100 soldats portant des torches. Elle s'est faite au milieu d'une foule énorme, qui a applaudi chaleureusement.
Toutes les maisons sont illuminées.
F.-O. LABAT. 

Crozon    Lanvéoc    Telgruc    manoeuvre                      

article issu de : La Dépêche de Brest    

 

 

 

1er concours-foire à Telgruc-sur-Mer. 23/09/1933   
  n° 3265

Arrondissement de Châteaulin

TELGRUC
LE CONCOURS-FOIRE. — Chacun sait que le comité des fêtes a pris ses dispositions pour l'organisation d'un concours chevalin et bovin, le 12 octobre, à l'occasion de la foire. Nous ne pouvons que féliciter ses membres actifs pour l'initiative dont ils font preuve en voulant favoriser l'agriculture.
C'est donc à l'unité de vues des commerçants que nous devons de voir à Telgruc le premier concours agricole. Celui-ci a pour but d'habituer les cultivateurs de nos campagnes à présenter leurs bêtes dans ce genre de manifestation, et, d'autre part, de relever les foires du pays, qui méritent d'être plus fréquentées par les éleveurs comme par les acheteurs.
A la suite de la réunion de jeudi soir, nous croyons savoir que le montant des primes distribuées dépassera 1.100 francs; elles porteront sur cinq catégories : poulains, poulinières, taureaux, vaches et génisses.
Nous donnerons dans un prochain article les détails du règlement.
Le concours est intercommunal et sera régi par un jury composé de cinq membres désignés par le Conseil municipal (session d'août).
Président: M. J. Bathany (Kerliver) : secrétaire trésorier : M. Théo (Porslous) ; membres : MM. J. Alix (Penhoat-Rosmadec, Jacques Marchadour (Kerthomas) et Alain Daniel (Kerguiridic).
Ces jurés, ainsi que les représentants du comité des fêtes, sont convoqués par M. Boussard, maire, dimanche, à 9 heures, à la mairie, afin d'arrêter d'une façon définitive la réglementation du concours.

 

Telgruc    foire-marché    agriculture                          

article issu de : La Dépêche de Brest    

 

 

 

 

 

 

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