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Les villages de la presqu'île

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14 article(s) cite(nt) le village de Kermeur, en Camaret

 


Pour retrouver un article dans son contexte chronologique, cliquez sur son numéro.

Chute de pierres sur un pêcheur. 22/03/1892   
  n° 572

Gazette bretonne - Finistère

Camaret. — Mardi, 15 courant, vers une heure et demie du soir, le nommé Le Floch (Yves), marin-pêcheur au village de Kermeur, en Camaret, se disposait à quitter la grève où il était allé couper du goëmon. Il ramassait, près de la falaise, des objets qu'il avait apportés, lorsque tout-à-coup une pierre, pouvant peser 4 à 5 kilogrammes, se détacha de cette falaise et se brisa sur son épaule gauche. Cette pierre était tombée de 15 à 20 mètres de hauteur.

On juge si le coup fut violent.
Le Floch fut terrassé et roula parmi les pierres. Deux de ses voisins, les nommés Tanniou et Roland, témoins du fait, se précipitèrent à son secours.
Ils relèveront le malheureux marin-pêcheur et le transportèrent chez lui dans un état lamentable.
On attribue la chute de la pierre qui a frappé Le Floch aux grands vents de ces jours-ci.
 

Camaret    accident    fait divers                          

article issu de : Le Finistère (Quimper)    

 

 

 

Son esprit avait probablement déménagé... 28/11/1893   
  n° 1544

La Région

Camaret. — On nous écrit le 27 :
Obsèques. — Le nommé L., du village de Kermeur, en Camaret, avait ces jours derniers, dans un moment de colère et après l'absorption, assez en dehors de ses habitudes, de quelques petits verres, frappé une femme dont les vaches avaient bu de l'eau que L. venait de tirer d'un puits mitoyen. Effrayé des suites que pouvaient avoir son moment de colère, il s'est pendu. Mais peut-être n'avait-il plus déjà sa raison, car, la veille, il courait seul dans les champs comme un homme dont l'esprit a déménagé. La population a été très surprise de voir que le clergé se refusait à conduire le corps à sa dernière demeure.

 

Camaret    fait divers    religion                          

article issu de : La Dépêche de Brest    

 

 

 

On a retrouvé l'évadé de l'asile d'aliénés de Brest à Kermeur. 23/11/1901   
  n° 1032

Gazette bretonne - Finistère

Camaret. — Fou évadé. — Le nommé Le Guen (Yves), âgé de 18 ans, originaire de Landunvez, qui s'était évadé de l'asile des aliénés de Quimper, a été arrêté lundi dernier par la gendarmerie de Crozon, au village de Kermeur, en Crozon-Camaret. Il a été remis entre les mains de la municipalité de Crozon qui l'a fait conduire à Quimper.

 

Camaret    fait divers                              

article issu de : Le Finistère (Quimper)    

 

 

 

G. Toudouze raconte son voyage à Camaret pendant la famine 29/01/1903   
  n° 70
Gustave Toudouze, envoyé spécial du Figaro rend compte de son voyage à Camaret, après la représentation donnée au Théâtre Antoine.

La misère bretonne

A Camaret
(de notre envoyé spécial)

Dimanche, 27 janvier 1903
C'est aux confins de la terre de France, à l'une des pointes les plus extrêmes de l'Armorique, dans cette presqu'ile à peu près ignorée que dominent Crozon, son église et son fort, entre la baie de Douarnenez, et la rade de Brest, entre la pointe du Raz et la pointe de Saint-Mathieu-Fin-de-Terre, en sombre et sauvage Cornouailles, aux limites mêmes du vieux monde, que se creuse ce petit port de Camaret où je me trouve en ce moment pour le Figaro et pour Antoine.

Souvent, en ce lieu, pendant les mois noirs comme les Bretons appellent les mois d'hiver, un appel monte de la mer, venant du grand large dans l'Ouest, et passe en ondulations frissonnantes sur le pays. Le pêcheur camarétois écoute, ému malgré sa longue accoutumance de la signification de cette voix de mystère, et dit, hochant la tête :
Encore de la misère pour nous, c'est la Vandrée qui chante à c't'heure !
La Vandrée, c'est une cloche perdue en mer, à quelques milles des côtes, fixée à une bouée mobile qui signale un écueil assassin; lorsqu'elle sonne ainsi, c'est que souffle le suroît (sud-ouest), le vent des tempêtes, des naufrages, de la perdition, de la mort.
Cette fois la Vandrée, glas sinistre de misère, tocsin battant éperdument l'alarme du sein de la mer ténébreuse a jeté une clameur si persistante, si forte, que le vent des tempêtes, répandant en appel désespéré sur toute la France, l'a portée jusqu'à Paris. La France a entendu; Paris a entendu, et l'âme entière de la patrie a tressailli.
Et l'on a appris que c'étaient nos sauveteurs habituels, en péril de mort à leur tour; que c'étaient nos pêcheurs de Bretagne, nos marins d'hier ou de demain, nos défenseurs intrépides aux heures dures de notre histoire, qui demandaient de l'aide pour ne pas mourir de faim !
C'est pourquoi, sous le haut patronage du Figaro, que toute œuvre d'humanité et de patriotisme trouve toujours au premier rang, ayant aidé, dans la faible mesure de mes moyens, ces généreux artistes, André Antoine, le peintre Charles Cottet, à organiser, en faveur des pêcheurs bretons, la matinée suivie de tombola qui vient d'obtenir un tel succès, j'ai accepté avec une joie et une reconnaissance profondes d'en porter la recette aux pêcheurs de ce Camaret, où tous trois, Antoine, Cottet et moi, nous allons passer chaque été depuis dix-sept ans.

Je ne fais que continuer et compléter ici l'investigation si intelligemment commencée par mon lettré confrère Georges Bourdon, pour le compte du Figaro et de ses lecteurs. En quelques lignes, il a très exactement donné la caractéristique de cette partie de la Bretagne; c'était une vue d'ensemble; il me reste à entrer dans le détail et surtout à rendre compte aux bienfaisants donateurs d'Antoine de la mission spéciale dont je me suis chargé.
Dès mon arrivée, mon premier soin, vendredi dernier, au lendemain de la représentation d'Antoine, fut donc de réunir dans la salle de la mairie de Camaret le maire, M. Martin, son adjoint, M. Hervé Férec, le commissaire de la marine, M. Potigny, le recteur, M. l'abbé Le Bras, son vicaire, M. l'abbé Guirrec plus les principaux patrons de barque. Après leur avoir annoncé que je venais comme mandataire du Figaro leur apporter de la part d'André Antoine et de Charles Cottet, au nom aussi de tous les donateurs de la tombola et de tous les spectateurs de la matinée du théâtre Antoine, les 10.721,60 fr. recueillis la veille, je crus devoir leur présenter ce que nous faisions de la manière suivante :
Ce qu'il faut que vous compreniez bien, vous tous réunis ici, et ce qu'il importe de faire comprendre à vos compatriotes, dont nous respectons la légitime fierté, c'est que ce n'est ni l'aumône ni la charité que les Parisiens vous font aujourd'hui. C'est une dette sainte que nous vous remboursons, une dette contractée depuis longtemps par la patrie vis-à-vis de vous.
Est-ce que, sans cesse, en effet, vous n'avez pas sous les yeux, sur ce sillon de galets et de rochers qui forme la jetée naturelle protégeant votre petit port, cette tour rouge, construite par Vauban, cette chapelle gothique de Notre-Dame de Roz-Madou, témoins irrécusables de l'héroïsme de vos grands-aïeux, les pêcheurs camarétois qui, il y a un peu plus de deux cents ans, le 18 juin 1694, ont sauvé Brest, ont sauvé la France d'une formidable invasion hollando-anglaise ?
Vous savez tous que c'est un boulet anglais qui a abattu l'extrémité du clocher de la chapelle; vous savez tous que, pendant que le feu des batteries installées le long des côtes par l'illustre maréchal et les canons de sa tour écrasaient et repoussaient la flotte ennemie, les Camarétois, armés de faux, de haches, de coutelas, de bâtons, se joignant aux soldats réunis à la hâte, exterminaient les troupes déjà débarquées sur la plage de Trez-Rouz et faisaient un tel massacre des Anglais que vous appelez encore ce point de la côte la Mort-Anglaise ?
Eh bien ! et en 1870, autour de Paris, qui donc occupait ces forts dressés comme des cuirassés à l'ancre en avant de la capitale assiégée ? Qui donc versait son sang au Bourget, à la Gare aux Bœufs, à Choisy-le-Roi, dans les forts, faisant comme une ceinture de pourpre à notre Paris ? Qui donc le faisait ruisseler, ce sang généreux, en province, à l'armée du Nord, à l'armée de la Loire ? N'étaient-ce pas les Bretons, les Camarétois, accourus à notre secours ?
Mettez donc de côté tout faux amour-propre et laissez-vous secourir à votre tour. Confiez-nous vos misères, votre détresse, comme à des frères à qui l'on dit tout !


Peu à peu, alors les cœurs se sont ouverts, des larmes ont mouillé les yeux et les confiances sont venues à moi; ils ont osé parler, d'abord pour désigner les camarades malheureux, puis pour avouer eux-mêmes. Le plus dur était fait, nous pouvions les aider d'une manière raisonnée, consciente et méthodique. Ils nous révélaient des choses intéressantes et ignorées, comment et pourquoi la pêche avait manqué, racontant que la sardine n'avait pas positivement fait défaut, mais qu'on n'avait pas pu la prendre pour deux raisons principales: premièrement, parce que la rogue étant trop chère on ne pouvait en jeter assez pour les attirer, et il y a là une cause économique très grave; une question d'accaparement que Georges Bourdon a déjà signalée; ensuite parce que les marsouins détruisent les filets, et il y a là un mal matériel qu'il importe d'empêcher.
Les patrons partis, chacun de nous a exposé tour à tour la manière dont il convenait de répartir et de dépenser, au mieux des intérêts généraux, la somme apportée. D'abord, d'une entente commune, nous commencions par attribuer cinq cents francs aux pêcheurs de Morgat dépendant de l'inscription maritime de Camaret cela, d'après le désir exprimé par le peintre [?] l'un des plus importants donateurs de la tombola.

C'est M. Paul Pia, de Morgat, auquel j'ai remis cette somme qui la distribuera lui-même. Ensuite, j'étais chargé de porter personnellement lés 221 fr. 60 complémentaires aux misères les plus pressantes que j'irais rechercher de village en village, selon les renseignements que je saurais prendre dans le pays. Puis une longue discussion s'engageait entre nous sur le meilleur mode d'emploi des 10,000 francs formant la masse principale.
En voici le résultat.
A l'heure actuelle, grâce au Comité central, il n'y a plus un estomac vide dans tout ce qui dépend de Camaret; grâce à Antoine, la famine ne pourra plus se renouveler de quelque temps ; au pain, on ajoutera un peu de viande, d'épicerie, de chauffage, des vêtements; après les malades, les infirmes, les vieillards, les femme, qui ne pouvaient attendre, on pourra soulager des misères moins urgentes peut-être, mais tout aussi intéressantes, améliorer des situations critiques, diminuer des charges écrasantes, permettre enfin aux pêcheurs de reprendre le travail en remplaçant les engins détruits.
Dans la mesure du possible, avec un zèle dont il convient de les louer ici, avec un dévouement absolu, le maire, M. Martin, son adjoint M. Hervé Férec, le commissaire de la marine M. Potigny, le recteur Le Bras, le vicaire Guirrec, les Comités des patrons de barque, ont pris déjà et vont continuer de prendre toutes les mesures pour assurer l'avenir. Ce qu'il faut, en effet, c'est non seulement empêcher la population de mourir de faim, mais lui rendre le courage, lui fournir les moyens de travailler. C'est à cela que seront employés les 10.000 francs qu'une surveillance intelligente empêchera d'être gaspillés, et sur lesquels un fonds de réserve d'au moins 7.000 francs sera précieusement conservé pour tâcher d'attendre juin, époque de la pêche de la sardine.

Enfin, il est une classe non moins intéressante qu'il faudra arriver à aider aussi, c'est celle des commerçants, de ces boulangers, épiciers, bouchers et autres fournisseurs qui ont été les premiers à venir au secours de leurs compatriotes en leur faisant crédit. A Camaret particulièrement, ils ont rivalisé de bienfaisance.
Samedi 24 janvier, aidé de mon fils, guidé par l'adjoint Hervé Férec, d'un dévouement si infatigable, j'ai fait mon pèlerinage, les poches pleines de pièces de cinq francs, par les villages de Lagatjar, Kermeur, Pen Hir, Kerbonn, dépendant de Camaret et semés à travers la lande, et j'ai traversé quelques-uns de ces cercles de l'enfer de la misère, d'un caractère si spécial ici.
Le Camarétois n'est pas seulement fier, il est généralement propre, soigneux. En pénétrant dans certaines de ces pauvres maisons, en me trouvant en présence d'un mobilier très primitif, mais bien entretenu, j'aurais pu croire à une aisance relative, si je n'avais appris par mon guide et su par moi-même quelle épouvantable détresse se cachait derrière cette façade trompeuse. Ici, aucune mise en scène pour apitoyer, au contraire. C'est à la tristesse seule que se reconnaît l'infortune; c'est au degré de tristesse qu'il faut deviner l'étendue de la misère. Le maire de Camaret m'avait écrit à Paris en réponse au télégramme où je lui demandais des détails sur ses administrés : En ce moment, notre Camaret est bien triste. Bien des intérieurs de marins commencent à être tristes par le manque de ressources. Le difficile pour leur venir en aide est qu'ils ne font pas montre de leur misère et ne se font pas connaître... J'ai pu le vérifier sur place.
J'ai vu de pauvres femmes avoir presque un mouvement de refus, au moment où je leur mettais dans la main la modeste obole que je leur apportais, et dont le chiffre m'avait été indiqué par mon sage conseiller. J'ai vu de passagères rougeurs, très impressionnantes, sur de pâles visages creusés par la faim, minés par la maladie. J'ai vu des larmes de honte en même temps que de reconnaissance dans de grands yeux hagards pleins de douleur et de souffrance. Et cependant c'était, entourées de quatre, six, huit ou neuf enfants que je trouvais ces malheureuses si dignes : c'étaient des vieilles de soixante-dix-huit à quatre-vingt-huit ans qui pleuraient ainsi, c'étaient des infirmes, des vieillards, des malades dont j'émouvais ainsi l'âme fière.
Mais le nom d'Antoine, la vue de ma figure connue dans je pays depuis si longtemps brisaient toute résistance.` C'est bien pourquoi j'avais tenu à y venir moi-même, persuadé qu'en causant adroitement avec eux je parviendrais à découvrir la vérité, malgré eux.
Je suis venu et j'ai vu et j'ai su, et j'ai été épouvanté. Moins apparente qu'ailleurs, la détresse à Camaret est très grande, générale, se répercutant de bas en haut, du plus pauvre au plus aisé, de la friturière, du soudeur, du pêcheur au patron de barque, au commerçant, de manière si grave que si on n'était pas venu sérieusement à son secours, le pays pouvait être irrémédiablement perdu.
Or, il ne faut pas l'oublier, Camaret c'est la sentinelle avancée de la France sur cette frontière de l'Ouest, aussi importante à garder. que celle de l'Est, et dont la principale défense est la chair vivante de nos pêcheurs, nos inscrits maritimes.
En sauvant Camaret, on sauve une forteresse de la France ; c'est de la solidarité bien entendue, et presque de l'égoïsme. Chacun de nous doit répéter l'admirable phrase prononcée par le grand artiste Jules Chéret qui, répondant à l'appel d'Antoine, pour sa tombola, disait à celui qui venait chercher chez lui une toile: Tout ce que vous voudrez ! Et pas de remerciements, ce n'est pas de la charité, c'est de la solidarité !
Pour Camaret, c'est plus encore, c'est la dette de la patrie, que nous devons tous payer sans hésiter, sans regardera la somme. Antoine, pour avoir vécu durant des mois ici, pour avoir su voir, l'a bien compris. Aussi, n'a-t-il pas eu d'hésitation, dès le début, déclarant: C'est à Camaret surtout que je pense, en organisant cette matinée, c'est Camaret qu'il faut sauver, car on va l'oublier !
II voyait bien que, trompé par l'apparence moins malheureuse de ce coin de Bretagne, on allait d'abord à des misères plus voyantes, plus étendues, plus pressées peut-être, et que, s'il ne poussait pas le cri d'alarme, s'il ne faisait pas entendre la plainte de détresse, l'appel de misère, comme la cloche de la Vandrée, Camaret ne serait secouru que trop tard ou qu'à demi. Camaret demi-secouru, c'est Camaret perdu, c'est la forteresse d'avant-garde minée et en péril.
Paris l'a senti, et je suis heureux, grâce à la bienveillance du directeur du Figaro, qui a bien voulu patronner l'effort d'Antoine, de pouvoir expliquer ici, à cette tribune retentissante, toutes les raisons graves, tous les motifs d'intérêt primordial, d'humanité, de patriotisme, de reconnaissance, que nous avions et que nous aurons toujours de sauver Camaret.

Gustave Toudouze 

Camaret    Morgat    pêche    sardine    secours    Paris              

article issu de : Le Figaro (Paris)    

 

 

 

Bonne nouvelle pour les enfants et les langoustiers de Camaret. 10/10/1907   
  n° 1937

La région bretonne

CAMARET
Rentrée des classes et attribution du prix Gustave Toudouze. — La rentrée des classes vient d'avoir lieu dans la belle école neuve, si favorablement installée au point de vue hygiénique, que M. le sous-préfet, MM. Pichon et Gassin, sénateur, M. Halléguen, député, sont venus inaugurer solennellement en mai dernier. Nos enfants sont désormais en bon air et jouissent de larges classes dont les dimensions sont en rapport avec l'accroissement de notre population. Comme chaque année le prix Gustave Toudouze, fondation du célèbre romancier si regretté, destiné à récompenser le meilleur élève de nos écoles et pieusement renouvelé chaque année par sa famille, a été décerné.
Il a été attribué pour l'école des garçons au jeune Michel Tanguy, domicilié au Notic, en Camaret, et pour l'école des filles à la jeune Anna Férec, domiciliée au petit village de Kermeur.


Nos félicitations aux lauréats de cette récompense très enviée et à leurs familles.

Notre pêche. — La pêche, dans notre port, a été désastreuse en ce qui concerne la sardine, dont l'absence à peu près totale compromet gravement nos intérêts économiques.
Nos langoustiers par contre ont réalisé des captures souvent belles, et il paraît très évident que de plus en plus les pêcheurs de notre port dirigeront de ce côté leurs efforts avec chance de succès. Signalons une initiative qui nous paraît devoir mériter une mention particulière : l'armement et le départ pour les pêcheries du banc d'Arguin, d'un bateau mixte à voile et moteur, construit au chantier Provost.  

Camaret    école    pêche    sardine    langouste    constr. navale              

article issu de : La Dépêche de Brest    

 

 

 

Voleurs de saison. 05/12/1921   
  n° 2517

Chronique locale et régionale

CAMARET
TRISTE RETOUR DE NOCES. — Chaque année, à semblable époque, Camaret est en liesse au début de chaque semaine. Nos jeunes pêcheurs profitent, en effet, de la morte-saison pour se créer un foyer et il ne se passe de semaine, depuis le début de l'hiver, sans qu'il y ait deux à trois mariages.
C'est ainsi que M. Vigouroux, du village de Kermeur, était tout heureux, mardi dernier, de marier deux de ses fils. Il ne se doutait certes pas de ce qui l'attendait à son retour.
La noce terminée, il regagna son logis et eut la pénible surprise de constater que sa maison avait été cambriolée en son absence.
Cet immeuble est séparé des autres et toute la famille était absente ; la vieille mère, infirme, avait même été en ville.
Les malandrins, bien certainement au courant des lieux et des circonstances, avaient pénétré par effraction dans la maison, et ils avaient fait main basse sur une somme de 1.500 francs, des draps, taies d'oreillers, du porc salé, voire même des complets d'hommes.


Ces spécialistes — on peut les appeler ainsi puisqu'ils avaient opéré, l'an dernier, dans les mêmes circonstances — ne limitèrent pas là leurs vols. Ils allèrent également au village de Pen-Frat, chez les époux Fouest, qui mariaient également leur fille. Mais ils eurent la politesse de frapper à la porte. Les vieux parents, qui avaient quitté le bal, répondirent et nos escarpes s'empressèrent de prendre la fuite sans se faire voir. Ils tentèrent également la « chance » en chemin, mais ils trouvèrent encore la maison occupée.
La gendarmerie, appelée aussitôt, a enquêté. Nous espérons que, cette fols, ces malfaiteurs, qui n'ont rien à envier aux bandits de grands chemins, ne tarderont pas à être arrêtés et punis comme ils le méritent. 

Camaret    vol    fête                          

article issu de : La Dépêche de Brest    

 

 

 

Le port de Camaret : 4 langoustiers supplémentaires. 23/04/1925   
  n° 2717
La frénésie de construction de langoustiers de cette année-là fait tourner toutes les têtes, on dirait... : nous avons trouvé cet article dans la rubrique "Le Conquet" !

Arrondissement de Châteaulin

DANS LE PORT. — Aux 22 grands langoustiers neufs précédemment signalés, viennent encore s'ajouter les suivants : le sloop ponté Cap-Vert, construit par le chantier Boënnec, de Camaret, et appartenant à M. Jean Kerdreux, du Lannic, en Camaret. Caractéristiques : longueur, 13 m. 38; largeur extérieure, 5 m. 21; hauteur, 2 m. 66 ; jauge, 27 tonneaux 45 brut, et 17 tonneaux 98 net.
Le sloop ponté Pic-Vert, appartenant à M. Eugène Taniou, de Kermeur, en Camaret : 13 m. 69 de long; 5 m. 42 de large; 2 m. 84 de haut; jauge 34 tonneaux 97 brut et 26 tonneaux 16 net.
Le sloop ponté Louisiane, appartenant à M. Jean Daniélou, du Cosquer, en Camaret : longueur 13 m. 54; largeur, 5 m. 25; hauteur, 2 m. 57; jauge brute, 29 tonneaux 09; jauge nette, 22 tonneaux 24.
Le sloop ponté Salangane, appartenant à M. Louis Marzin, du Styvel, en Camaret : jauge 29 tonneaux 03 brut et 22 tonneaux 20 net; 13 m. 33 de longueur; 5 m. 31 de largeur et 2 m. 61 de hauteur.

Ces trois derniers navires viennent d'être construits par les grands chantiers Keraudren, de Camaret et de Saint-Fiacre.
Ces 26 unités, inscrites depuis le 1er janvier 1925, ont été construites uniquement pour le port de Camaret, tandis que les années précédentes nos chantiers construisaient pour les ports voisins.
Ceci donne une idée de la grande extension que prend la pêche à la langouste dans notre port. Il serait maintenant à souhaiter que l'on s'occupât de l'amélioration du port, afin que notre grande flottille ne soit pas en partie contrainte de s'abriter pendant l'hiver dans les baies voisines du Fret et de Quélern. 

Camaret    Le Fret    Quélern    constr. navale    pêche    langouste              

article issu de : La Dépêche de Brest    

 

 

 

2e cambriolage à Camaret : la ville de M. Sauvaige visitée. 28/10/1926   
  n° 2758

LES CAMBRIOLAGES ET CÉLÉBRITÉS DE CAMARET

Après la villa Antoine, on cambriole la villa Sauvaige, le premier atelier de Charles Cottet -:- Un assaut nocturne -:- Les confidences du poète Saint-Pol-Roux
Après la villa de M. Antoine, ancien directeur de l'Odéon, voilà qu'on cambriole celle du peintre Marcel Sauvaige, laquelle est située entre le manoir du poète Saint-Pol-Roux et la villa du romancier Georges-G. Toudouze, cette dernière mitoyennant avec celle de M. Antoine.
Où s'arrêtera le bon, ou plutôt le mauvais plaisir des seigneurs de la cambriole ?
M. Cabe, garde-champêtre, la brigade de Crozon et M. Martin, ancien maire de Camaret, ont enquêté, hier, dans la nouvelle demeure cambriolée. Tout y a été fouillé : armoires, tiroirs, comme précédemment chez M. Antoine.
Les mêmes mains opérèrent ici sans doute, le travail paraissant identique. Nul objet n'a disparu, non plus. On ne chercha que du pèze, évidemment. On a, sans doute, affaire avec des escarpes désirant ne pas se compromettre par quelque soustraction trop encombrante, meubles, linge, etc.... mais pénétrés de cette idée sonnante et trébuchante que l'argent volé ressemble comme un jumeau à l'argent honnêtement gagné.
La villa Sauvaige a son histoire*. C'est sous son toit qu'il y a quarante ans l'illustre peintre Charles Cottet peignit ses premières toiles bretonnes.
Cottet et son ami Sauvaige s'établirent à Camaret plusieurs années avant Georges Toudouze, Antoine et Sainl-Pol-Roux qui, avec quelques autres, formèrent la première phalange artistique de la mère Dorso, doyenne, alors, de Camaret.
Nous interrogeons, çà et là, dans les fermes, sur le quai. Personne ne sait ou ne veut savoir. Sur ce chapitre, Camaret devient le pays des bouches cousues. Les enquêteurs auront du fil à retordre pour aboutir, osons-nous dire... à l'épissure finale. Cependant...
Oui, cependant; car il y a un fil, et de fil en aiguille...

On nous dit, en effet, que dans la nuit de lundi à mardi une bande de garnements défonça la porte d'un nommé Capitaine au village de Kermeur et entra, lampe électrique en main, épouvantant la brave femme et sa jeune fille.
Certains habitants, plus bavards que d'autres, se demandent s'il n'y aurait pas corrélation entre ce fait et les autres. Eh ! Eh... Connait-on ces jeunes gens ? Et, si on les connaît, sait-on lequel entra le premier, entraînant les autres ? Est-ce C... ? est-ce M... ? est-ce X, Y, Z ?
Qu'on arrête quelqu'un de la bande, si ce n'est fait déjà, et l'on obtiendra — qui sait ? — quelque chose qu'on recherche depuis le premier cambriolage.
Les coupables arrêtés, la justice devra faire l'exemple demandé par M. Antoine, deux fois cambriolé comme la Dépêche le soulignait, récemment.
Il faudra que la presqu'île de Crozon, peuplée de villas closes l'hiver, soit définitivement purgée de ces malandrins grisés d'alcool autant que de certains films à la morale douteuse. Il importe qu'une condamnation sévère mette fin à ce dangereux cycle d'aventures.
Par bonheur, à notre retour sur le bateau du Fret, nous trouvons le poète Saint-Pol-Roux, qui se rend à Brest à l'occasion d'un concert Sangrà. — J'aimerais vous renseigner, nous dit-il. Non pas que j'aie la bouche cousue, moi aussi, comme ces voisins dont vous me parlez, mais je ne sais rien de nouveau. Hélas ! un poète n'est décidément pas fait pour jouer les Sherlock Holmès, comme vous l'écriviez dernièrement. Fions-nous donc au zèle attentif des policiers.
Et notre grand ami nous entretient de ses occupations.
En son manoir, dans les premières rafales des « mois noirs », il élabore un triptyque verbal : l' Homme aux yeux de pervenche — c'est-à-dire Jésus — dont l'audition sera donnée à Paris, Lyon et Genève, en fin d'hiver, avec une conférence du vieil ami du maître, M. Antoine, justement, ce propriétaire indésirablement visité.
P. B.  

 
* La villa a déjà été cambriolée en 1901.
 
Camaret    Paris    tourisme    vol                      

article issu de : La Dépêche de Brest    

 

 

 

Drame à Camaret : naufrage au Toulinguet. 07/06/1927   
  n° 2824

Arrondissement de Châteaulin

UN DRAME DE LA MER
Le langoustier Dixmude, de Camaret, fait naufrage sur les récifs du Guesde

QUATRE HOMMES DISPARUS
LA NUIT TRAGIQUE DU MOUSSE ET DU NOVICE


 

 
Récit et photo ICI
 
Camaret    naufrage    péri en mer    sauvetage    enfant                  

article issu de : La Dépêche de Brest    

 

 

 

Tristes nouvelles de Camaret. 14/01/1932   
  n° 3120

Arrondissement de Châteaulin

CAMARET
MORT SUBITE. — Le marin-pêcheur Théophile Stéphan, âgé de 42 ans, domicilié à Kermeur, en Camaret, s'était rendu mardi, dans la soirée, au café offert à l'occasion du mariage des pêcheurs Salaün et Leroy. Il dansa, plus tard, en compagnie de sa femme, au bal qui eut lieu salle de Venise, et ce jusqu'à 1 heure du matin.
Rentré chez lui, il se coucha sans éprouver aucun malaise.
Vers 3 heures, sa femme se réveilla et constata avec effroi que son époux avait cessé de vivre.
Le défunt, qui pratiquait habituellement la pêche au large, avait été débarqué du dundee Hélène-Manuella il y a un mois, après une campagne de pêche sur les côtes du Maroc.
UN DÉSESPÉRÉ. — Le cultivateur P., 65 ans, domicilié à Keraudren, en Camaret, a été trouvé pendu chez lui, hier matin, dans une cabane en bois qui servait autrefois de remise.
On attribue cet acte de désespoir à des chagrins intimes. Le vieillard avait eu la douleur de perdre son fils, charpentier de navire, il y a un mois environ.

 

Camaret    fait divers                              

article issu de : La Dépêche de Brest    

 

 

 

 

 

 

f.a.q. Éphéméride mode d'emploi

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