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1 article(s) cite(nt) le village de Kermoal, en Camaret

 


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Aux assises : agression après la foire de Crozon 24/07/1872   
  n° 20

Cour d'Assises du Finistère

[...] 17 juillet, 3e affaire.

— Louvet Jean-Claude, cultivateur et marin ; 2° Lesquivit Bernard-Marie, cultivateur et marin ; 3e Thomas Hervé, cultivateur et marin; 4e Leroy Joseph, cultivateur et marin. Tous nés et domiciliés à Crozon.
De l'acte d'accusation résultent les faits suivants :

Le 22 juillet 1871, le nommé Lemignon, cultivateur à Kermoal, en la commune de Crozon, revenant d'une foire, en état d'ivresse, s'endormit vers neuf heures du soir, dans un fossé d'un chemin public qui conduit au Fret. Il avait eu ce moment sur lui une somme de 130 francs environ, dont 5 pièces de 20 francs, enfermés dans un chiffon, et dans un porte-monnaie, une autre pièce de 20 francs avec des pièces d'argent et de billon.
Les nommés Thomas, Leroy, Louvet et Lesquivit, l'ayant aperçu dans cet état, formèrent le projet de le voler. Ils l'entourèrent et se mirent à le fouiller. Lesquivit s'empara du chiffon où se trouvaient serrées les 5 pièces de 20 francs; Louvet prit dans une poche une somme de 3 fr. 50 c en monnaies d'argent et du billon; Leroy remit à Thomas un mouchoir qui plus tard a été retrouvé aux mains de celui-ci, il prit aussi le portemonnaie de Lemignon, mais n'ayant pu l'ouvrir, il le donna à Louvet qui l'ouvrit et s'empara de l'argent qu'il contenait en déclarant toutefois à ses complices qu'il ne renfermait qu'une pièce de 2 francs qu'il leur fit voir.
Il fut convenu que ces deux francs seraient dépensés en commun au cabaret. Le lendemain en effet, ils servirent à payer les boissons que les quatre accusés prirent ensemble.
Lesquivit n'avait pas fait connaitre à ses compagnons l'importance de la somme qu'il s'était appropriée : mais les dépenses considérables qu'il faisait en leur compagnie, ayant éveillé leur attention, il finit par leur avouer qu'il avait pris cent francs à Lemignon.

D'un commun accord, ils décidèrent que cette somme serait employée à payer leurs dépenses communes dans les cabarets. Elle fut en effet dépensée de cette façon, sauf 21 francs que Lesquivit employa à acheter des vêtements et 11 francs avec lesquels Louvet paya une paire de souliers.
Lemignon n'avait pas porté plainte à raison du vol dont il avait été victime.
Ce ne fut que le 2 avril 1872 qu'en conversant avec Kermel, il lui raconta la soustraction frauduleuse, commise à son préjudice le 22 juillet précédent.
Kermel, auquel Leroy avait quelques mois auparavant fait le récit circonstancié du vol commis par lui et ses trois compagnons au préjudice de Lemignon, s'empressa de donner à celui ci les indications nécessaires, Lemignon porta aussitôt plainte à la gendarmerie.
Louvet, Thomas, et Lesquivit ont avoué les faits qui leur étaient imputes, chacun d'eux cherchant du reste à diminuer la part qu'il a prise dans la perpétration du crime.
Ils ont reconnu aussi, que tous ils ont profité de l'argent volé dont ils connaissaient l'origine criminelle. Seul Leroy a tenté de rejeter sur ses trois coaccusés la responsabilité du crime.
Il a prétendu n'y avoir aucunement participé et avoir ignoré la provenance de l'argent qu'il a dépensé avec les autres.
Ce système que contredisent les déclarations de ses compagnons est d'autant moins admissible que Leroy est obligé de reconnaître qu'il était avec eux pendant qu'ils entouraient Lemignon et s'emparaient de ce qu'ils trouvaient dans les vêtements de celui-ci.
[...]
Le Jury, ayant admis des circonstances atténuantes en faveur des quatre accusés, ont été condamnés :
1e Louvet, Jean-Claude et Lesquivit, Bernard-Marie, chacun à deux ans de prison.
2e Thomas Hervé et Leroy Joseph, chacun à un an de la même peine. 

Crozon    vol    procès                          

article issu de : Le Finistère (Quimper)    

 

 

 

 

 

 

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