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2 article(s) cite(nt) le village de Kermorvan, en Roscanvel

 


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Acquittement pour une agression mortelle. 19/10/1893   
  n° 878

Assises du Finistère

4e SESSION DE 1883.
[...]
Coups mortels
5e affaire. — L'accusé D. (Jean-Marie), âgé de 24 ans, journalier à Kermorvan, commune de Roscanvel, se présente devant le jury, avec de bons antécédents, mais, comme on va le voir, ses débuts au point de vue criminel ne sont pas ordinaires.
Le 2 juillet dernier, vers sept heures du soir, Jean-Marie D. se rendait au village de Gouerest où devait avoir lieu des danses, lorsqu'il aperçut, satisfaisant un besoin dans le fossé d'un champ, le nommé Yves Trellu, âgé de 60 ans, douanier retraité, contre lequel il nourrissait une sourde hostilité parce que cet homme, quand il était en état d'ivresse, accusait sa femme, déjà vieille, d'avoir des relations avec ce jeune homme.
D. se dirigea aussitôt vers lui, disant à un sieur Jégou qui l'accompagnait : « Je vais flanquer un atout à Trellu. » Arrivé près du vieillard, il lui dit à brûle-poupoint : « Il y a longtemps que je te cherche », et, avant que Trellu eût pu répondre, il lui asséna un coup de poing sur la mâchoire puis il rejoignit son camarade en se vantant d'avoir donné un « bon atout » au vieux douanier.
Trellu, couvert de sang, se traina jusqu'à sa demeure, s'alita, et rendit le dernier soupir le 5 juillet, après avoir raconté à sa femme les détails de l'agression dont il avait été l'objet.
L'examen médical a établi que la mort était le résultat du coup reçu par Trellu, lequel coup avait provoqué une commotion cérébrale violente à laquelle l'âge avancé et la faiblesse de la victime avaient donné une gravité exceptionnelle.
D. prétend qu'il a été en quelque sorte provoqué par Trellu, qui, sur sa prière de cesser les propos outrageants qu'il répandait, avait, répondu que ces propos n'étaient que l'expression de la vérité ; mais ces allégations sont contredites par la déclaration de son compagnon Jégou et par le récit de la victime, desquels il ressort que D. a frappé sans avoir échangé une seule parole avec Trellu.
Dans son interrogatoire, D. reconnaît avoir porté un coup de poing à Trellu mais un seul, et ce parce qu'il était agacé d'entendre celui-ci lui reprocher d'avoir des relations avec sa femme.




« Je suis allé, dit-il, dans un champ lui demander si c'était vrai ce dont il m'accusait. Il m'a répondu : « Oui, c'est vrai ! » Alors je l'ai frappé, mais je l'ai regretté après. »
Le président. — Vous, un jeune homme de 24 ans, vous avez eu le tort très grave de frapper un vieillard de 60 ans.
Je ne pensais pas aux conséquences.
Vous l'avez frappé sans provocation de sa part.
Si, il m'a dit ce que je vous ai rapporté tout à l'heure.
On entend ensuite les témoins, qui sont au nombre de huit. Rien de bien saillant dans leurs dépositions.
M. Drouot, qui occupe le siège du ministère public, dit que le but du législateur est de sauvegarder l'existence humaine. Il ne s'agit pas ici, il est vrai, d'une affaire capitale, mais d'un simple coup dont cependant les circonstances ont entraîné la mort d'un homme.
L'organe de l'accusation flétrit en quelques mots l'acte de brutalité commis par un jeune homme sur un vieillard qui ne disait rien et l'indifférence que D. a montrée en abandonnant, sa victime sans lui prodiguer les soins, en se vantant d'avoir fait un beau coup. M. Drouot démontre la culpabilité de D., notamment la cause directe de la mort, qui ressort des déclarations de l'homme de l'art. Il termine en réclamant un verdict de condamnation, sans s'opposer à l'indulgence.
Me Picot, du barreau de Brest, présente la défense de D. Il s'attache à démontrer qu'il n'y a pas eu d'intention criminelle, mais bien un coup malheureux à cause des conséquences qui l'ont suivi.
Après avoir développé assez rapidement cette thèse, le défenseur met, sous les yeux du jury la détention préventive subie par D., les regrets qu'il a manifestés, les observations qu'il a reçues du président, et, s'adressant au cœur des jurés, à leur raison et à leur conscience, il leur demande l'acquittement de son client.
D. est acquitté. Sa mère se précipite vers lui en pleurant.  

Roscanvel    fait divers    procès                          

article issu de : La Dépêche de Brest    

 

 

 

Noyade d'une fillette à Roscanvel. 26/07/1934   
  n° 3314

Arrondissement de Châteaulin

ROSCANVEL
Une fillette tombe d'une falaise et se noie

Lundi dernier, après 16 heures, deux petites écolières, Solange Garo, 7 ans, de Trévarguen et Emilienne Marchadour, 9 ans, de Kermorvan, eurent la mauvaise idée de se rendre à la maison par le chemin de la côte. Arrivées un peu plus loin que l'ancienne batterie du Rhun, elles descendirent sur la grève pour ramasser des pierres que les enfants appellent communément des « pierres à craie », et suivirent le rivage jusqu'à l'énorme pointe rocheuse des Quatre-Vents.
Au lieu de retourner sur leurs pas pour sortir de la grève, elles se mirent à escalader cette pointe rocheuse, pensant pouvoir atteindre le sommet de la falaise et rejoindre ainsi le chemin stratégique. Au cours de cette ascension périlleuse, le pied de la petite Marchadour glissa et l'imprudente fillette tomba dans la mer d'une hauteur de 6 à 7 mètres.
Elle coula à pic, remonta à la surface, puis disparut de nouveau dans les flots sans un cri, sans un geste, sous les yeux de sa petite amie, impuissante à lui porter secours. Celle-ci, effrayée, s'en alla à la maison et raconta à son père ce qui venait de se passer.
M. Garo et quelques personnes du village de Trévarguen se rendirent aussitôt à la pointe des Quatre-Vents et aperçurent le corps de la malheureuse enfant au pied du rocher.


L'infortunée fillette fut repêchée et transportée inanimée chez Mme et M. Nézou, les seuls habitants de l'endroit.
M. Yves Binet, étudiant à l'école de médecine de Lyon, en vacances à Pont- Scorff, que l'on était allé quérir, essaya pendant plus d'une heure, avec une persévérance digne d'éloge, de ramener à la vie la pauvre petite victime. Mais ce fut en vain, la mort avait déjà fait son œuvre. M. le docteur Donnard, de Crozon, ne put, hélas ! que constater le décès.
Le garde champêtre et le maire de la commune se rendirent sur les lieux. On juge du désespoir de la mère, qui est déjà veuve, quand elle apprit, à son retour de la foire de Crozon, la mort tragique de son unique enfant.
Ses obsèques ont été célébrées hier, mercredi, à 9 heures, en l'église paroissiale de Roscanvel, au milieu d'une grande affluence. Nous avons remarqué dans l'assistance les autorités locales, les principales notabilités de la commune et les institutrices. De nombreuses écolières avaient tenu à conduire leur regrettée petite camarade à sa dernière demeure. Son cercueil disparaissait sous de belles gerbes de fleurs naturelles. L'inhumation se fit au cimetière de la commune.
En cette pénible circonstance, nous adressons à la mère éplorée et à toute la famille nos condoléances les plus attristées.  

Roscanvel    fait divers    enfant                          

article issu de : La Dépêche de Brest    

 

 

 

 

 

 

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