Notre presqu'île .com

archives, histoires, images

de la presqu'île de Crozon

ARTICLES DE PRESSE

?  

Quoi de neuf ?

Presse ancienne

Cartes postales

En mots

En images

En cartes

Savez-vous ?...

Guerre 14-18

Recensement

Éditions Notre Presqu'île

livre d'or

liens utiles

bibliographie

dates presqu'île
contact

 

   revenir en arrière
 

Les villages de la presqu'île

dans la presse et l'édition

 

2 article(s) cite(nt) le village de Kervian, en Camaret

 


Pour retrouver un article dans son contexte chronologique, cliquez sur son numéro.

Un mendiant meurt dans l'incendie d'une étable (Crozon). 09/04/1896   
  n° 963

Gazette bretonne - Finistère

Crozon. — Notre correspondant nous écrit : Dans la nuit du 4 au 5 courant, vers onze heures du soir, Claude Le Corre, cultivateur à Trélannec, fut réveillé par les meuglements de ses vaches et aperçut une grande lueur par la fenêtre située en face de son lit. Il se leva sur-le-champ et vit que le feu était dans son étable à moutons et dans son étable à vaches, toutes deux couvertes en chaume. Dans une de ces étables se trouvaient cinq vaches. Au moment où Le Corre en ouvrait la porte, la toiture s'effondra et une seulement de ces bêtes put être sauvée.

Cinq moutons étaient enfermés dans l'autre étable. On est parvenu à en sauver quatre.
Un mendiant, dont on ignore le nom, mais qui doit être de Kervian, en Crozon, était venu coucher à la ferme et on l'avait mis dans l'étable aux moutons. Il a été trouvé à moitié carbonisé sous les décombres.
On ignore complètement quelles sont les causes de l'incendie. Le Corre n'est pas assuré. Il subit une perte de 1.200 fr. 

Crozon    incendie                              

article issu de : Le Finistère (Quimper)    

 

 

 

Le prix de la vie à Camaret-sur-mer. 04/11/1926   
  n° 2768

Arrondissement de Châteaulin

CAMARET
Pourquoi la vie est plus chère à Camaret que dans bien des grandes villes
On nous écrit :
Camaret est une commune de 4 000 habitants, située à l'extrémité ouest de la presqu'île de Crozon. De par sa situation géographique, Camaret est une des communes les plus mal desservies. Une ligne de chemin de fer Châteaulin-Camaret-Le Fret est en action depuis 1925.
Le centre important le plus voisin de Camaret est Brest, les moyens de communication entre Camaret et Brest sont les suivants : chemin de fer Camaret-Le Fret et service régulier par bateau à vapeur Le Fret-Brest et vice-versa, ou service irrégulier Camaret-Brest directement par voilier (20 kilomètres). Camaret est un port de pêche où ne se pratique qu'une seule industrie, celle de la pêche aux crustacés et ce qui s'y rattache, construction et réparation de navires.
Le sol est improductif, cette pointe de l'extrême du continent, battue par les vents du large est complètement dénudée. Les arbres y poussent avec peine et les maigres cultures qui poussent à l'abri des muretins de pierres ne peuvent suffire aux besoins de la population.
En un mot, Camaret ne produit qu'un aliment de luxe : langouste et homard, lequel est expédié entièrement sur les grandes villes et l'étranger.
Camaret doit faire venir de Brest tout ce qui est nécessaire à la vie de la population : alimentation, habillement, combustibles, etc.
En outre, pour certains achats, il est indispensable de se rendre à Brest, d'où des frais de déplacement qui viennent encore augmenter le coût de la vie. Le voyage Camaret-Brest et retour, sans compter le repas du midi obligatoire, coûte 12 francs.
Toutes les marchandises venant de Brest sont évidemment facturées aux détaillants aux prix de Brest ; il faut donc y ajouter les prix de transport.


Quant au logement, il en est de Camaret comme des grandes villes, surtout depuis l'extension que prend le tourisme dans nos régions. Des appartements meublés sont réservés pour les touristes, tandis que de nombreuses familles habitent dans les locaux appartenant au génie et autrefois occupés par la troupe.
Le prix moyen du loyer est de 300 et 400 francs la pièce — et quelle pièce ! — Certaines d'entre elles sont situées dans des taudis qui n'ont rien à envier à ceux des venelles Kéravel à Brest.
Ces jours derniers, nous nous sommes rendus au village de Kervian, à 4 kilomètres de Camaret, pour acheter des pommes de terre chez M. T., cultivateur, qui nous a déclaré froidement qu'il conservait ses pommes de terre pour les vendre en hiver, comptant ainsi réaliser un plus gros bénéfice, le prix de cette denrée devant, d'après lui, monter dans de grandes proportions.
Des gens installés à Camaret depuis un mois, venant de Brest, nous disent qu'il leur a fallu pour joindre les deux bouts y ajouter une somme de 120 francs pour leur nourriture.
Et pour le lait, le beurre, les œufs, le paysan des alentours a pris l'habitude de se conformer aux prix des cours à Paris, sans se douter que dans cette grande ville un simple ouvrier gagne 40 francs par jour et que dans les prix de Paris, il est tenu compte d'innombrables frais de transport, tandis qu'à Camaret ces denrées ne viennent pas de bien loin, et le pêcheur moyen ou l'ouvrier ne gagne guère plus de 25 fr. par jour.
En résumé, à Camaret, le prix des marchandises nécessaires à la vie est celui en usage au centre d'approvisionnement "Brest", majoré des frais de transport qui ne sont pas pour rien en ce moment. Le prix des loyers est peut-être légèrement inférieur à celui des grandes villes.
En définitive, la vie à Camaret, commune de 4.000 habitants, est plus chère qu'à Brest, ville de 80.000 habitants.  

Camaret    Brest    Paris    tourisme    agriculture    pêche              

article issu de : La Dépêche de Brest    

 

 

 

 

 

 

f.a.q. Éphéméride mode d'emploi

recherche
dans les articles


précisions mots-clés


précisions recherche

 

à suivre...

         • nouveaux articles

         • nouvelles personnes

         • nouveaux villages

         • nouveaux bateaux

         • nouveaux commentaires

contenu des articles

         • les bateaux   A-Z

         • les personnes   A-Z

         • les lieux   A-Z

         • les lieux, par village

articles par n°

 

 
 
 

 

© notrepresquile.com 2014-2018

 

Mentions légales et Conditions Générales d'Utilisation      |     Qui fait ce site ?

 

Selon la loi Informatique et Libertés du 6/01/78 modifiée en 2004,
vous bénéficiez d’un droit d’accès et de rectification aux informations vous concernant, que vous pouvez exercer en nous écrivant.