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11 article(s) cite(nt) le village de Kervian, en Roscanvel

 


Pour retrouver un article dans son contexte chronologique, cliquez sur son numéro.

Un père de 7 enfants passe sous les roues d'une charrette. 06/05/1885   
  n° 395

Nouvelles et renseignements

Le Fret. — Un grave accident est arrivé, le 3 mars, au nommé Leroy, Jean, de Kervian (Roscanvel), charretier de M. Omnès. Cet homme conduisait une charretée, du poids de 2.000 kilogrammes, de Camaret aux Capucins, Roscanvel.
Arrivé à la descente de Quézédé, se confiant trop à son attelage, il ne se tint pas sur ses gardes. Un des brancards de la charrette le frappa au dos et le jeta par terre. La voiture lui passa alors sur les jambes, dont l'une est presque broyée. Le malheureux est père de 7 enfants et se trouve dans un état voisin de la misère.

 

Le Fret    accident                              

article issu de : Le Finistère (Quimper)    

 

 

 

Condamné à la prison pour vol de pain. 28/04/1894   
  n° 879

Police correctionnelle. Tribunal de Châteaulin.

Audience du 26 avril.
Ont été condamnés :
[...]
2. Le Roy (François), 23 ans, journalier à Kervian, en Roscanvel, a, le 27 mars dernier, après avoir brisé un carreau de fenêtre, pénétré au domicile de Françoise Quillien, et y a dérobé un pain pesant environ un kilo.
Le 31 mars il s'est introduit chez Anne Louard, femme Varna, après avoir décloué une planche servant de carreau à la fenêtre, et il a enlevé un morceau de pain et des morceaux de sucre.
Pour ces petits larcins le tribunal lui inflige quinze jours de prison.
Le Roy, bien que n'étant âgé que de 23 ans, en est à sa 4e condamnation pour vol.

 

Roscanvel    vol    procès                          

article issu de : Le Finistère (Quimper)    

 

 

 

Audience du 7 février, tribunal de Châteaulin. 12/02/1895   
  n° 881

Police correctionnelle. Tribunal de Châteaulin.

Audience du 7 février.
[...]
5. Le Roy (François), 24 ans, demeurant à Kervian, en Roscanvel, se disant journalier, exerce plutôt la profession de voleur, car il est appelé devant le tribunal correctionnel pour la sixième fois, et toujours pour vol. Aujourd'hui, il comparaît à la barre pour avoir pénétré, le 12 janvier dernier, après avoir brisé les volets et les carreaux d'une fenêtre,


dans une petite maison de campagne appartenant aux époux Dioucho, de Brest. Une fois entré, il s'y est installé et a bu et mangé tout ce qu'il y a trouvé de bon.
Le 12 du même mois, Le Roy est entré dans le fournil de Pierre Balch, cultivateur â Ménez-ar-Vel, en Roscanvel, dont la porte n'était pas fermée à clef. Il y a enlevé un pain de seigle pesant 12 kilos environ.
Six mois de prison lui sont infligés. 

Roscanvel    vol    procès                          

article issu de : Le Finistère (Quimper)    

 

 

 

Lettre de la municipalité de Roscanvel au Ministre de la Guerre. 18/07/1911   
  n° 1696

La région bretonne

ROSCANVEL
L'amélioration du port.
Le Conseil municipal de Roscanvel vient d'adresser la lettre suivante à M. le ministre de la Guerre :

Monsieur le Ministre,
Nous tenons, avant tout, à remercier votre Département de la bienveillance qu'il a bien voulu témoigner à notre pauvre commune en participant dans la dépense de l'amélioration du port.
La lettre ministérielle, du 24 mai 1911, adressé à M. Daniélou, député, concernant cet acte de générosité contient de grosses inexactitudes qu'il est de notre devoir de réfuter, quant à la situation stratégique exacte du petit port de Roscanvel.
Le premier passage de cette lettre, d'après lequel le bourg n'aurait jamais été envisagé comme point de débarquement, contient des renseignements erronés, dépourvus de toute raison matérielle et auxquels des faits quotidiens viennent apporter la plus absolue contradiction.
En effet, il a été reconnu depuis longtemps que Roscanvel dispose de conditions hydrographiques plus favorables que tout autre point de la côte.
Nous croyons qu'il est également de notre devoir de porter à votre connaissance la façon toute fantaisiste avec laquelle il a été procédé aux enquêtes relatives à cette affaire.
Des renseignements que nous avons obtenus auprès de l'administration des Vapeurs Brestois, il résulte qu'aucune question n'a été posée aux patrons des bateaux de cette compagnie, concernant l'amélioration du port de Roscanvel. Le Directeur lui-même nous répondait : « Ce serait aller à l'encontre de mes intérêts que de n'être pas favorable à une question, qui, à tous les points de vue, offre les meilleures conditions de navigabilité et d'accostage, mais à la condition d'y établir un ouvrage ». Cet ouvrage tout en demandant un faible effort, apporterait donc un remède à l'anomalie dont se plaignent les services intéressés.
D'un autre côté, contrairement au rapport des Ponts et Chaussées, le commerce local en progression constante depuis quelques années, prendrait par ce fait une extension considérable.
Dans le passage concernant particulièrement votre administration, nous tenons sur ce point à attirer votre délicate attention. La cale de Quélern-Kervian, spécialement affectée au débarquement des munitions et du matériel, ne peut et ne pourra jamais, à notre avis, suffire comme moyen de débarquement aux nombreux arrivages destinés à toute la côte sud du goulet de Brest, et cela parce que la situation topographique du terrain la séparant de la côte fortifiée s'y oppose, à moins d'engager des dépenses démesurées qui trouveraient meilleur placement dans la restauration de notre petit port.

Pour ce qui est de l'incident du 29 novembre dernier relatif à l'impossibilité d'accostage à la cale de Quélern par fort vent de Nord-Est, mais nous tenons à affirmer que non seulement par vent de Nord-Est, on n'y peut accoster, mais aussi par vent de Nord, d'Est et de Sud-Est. Ces tempêtes se présentent très fréquemment en hiver et non pas exceptionnellement comme il est dit sur la lettre ministérielle. Elles rendent inaccessibles la côte Ouest de Roscanvel, Le Fret et Lanvéoc et privent ainsi la côte Sud, en cas de conflit, de tout moyen de ravitaillement.
D'ailleurs, la valeur stratégique du port de Roscanvel est incomparable ; les faits et les chiffres le prouvent surabondamment ; les éléments dont il dispose : dépôt de centralisation et de réserve, emmagasinant tout le matériel destiné aux différents forts du canton de Crozon. Le service de transport de munitions et autre matériel de guerre est exclusivement réservé aux voiliers, d'un tirant d'eau égal et même supérieur à certains remorqueurs; il ne se fait jamais par les vapeurs de l'État (sauf pour ce qui concerne la Marine). Ce transport se fait dans la proportion de 90/100 pour Roscanvel et 10 % par la cale de Quélern-Kervian.
Les grosses pièces d'artillerie, canons, affûts, etc., destinées au plus grand nombre des batteries de Roscanvel n'ont jamais été débarquées sur cette nouvelle cale, et même depuis la construction de cet ouvrage nous avons pu constater le débarquement dans notre port du bourg, des canons mortiers de 300 mm qui arment une batterie des « Capucins », fort situé sur la presqu'île ; ce qui vient démontrer le rendement médiocre de cette cale.
Nous croyons, monsieur le Ministre, qu'il est de toute urgence de remédier à un état de choses préjudiciables aux intérêts de la défense nationale. D'ailleurs, nous désirerions qu'une enquête soit faite sur l'exactitude des faits que nous avançons, que les personnes d'une compétence évidente telles que : capitaines de Vapeurs Brestois, patrons de remorqueurs de l'Etat, ainsi que le gardien de batterie chargé de la réception du matériel de guerre, etc., soient consultés sur l'utilité de cette amélioration demandée.
Nous espérons donc, qu'après enquête terminée, et étude approfondie de la question, vous viendrez en aide à notre budget dans une mesure plus compatible avec les nécessités de votre service, tout en faisant nous-mêmes l'effort connu pour relever la situation imparfaite de notre défense nationale.
Dans l'espoir que vous nous accorderez une prompte satisfaction, nous vous prions d'agréer, monsieur le Ministre, l'assurance de nos sentiments les plus dévoués.
Le maire. Les conseillers municipaux.  

Roscanvel    Quélern    transport    armée                      

article issu de : La Dépêche de Brest    

 

 

 

Route de Quélern à Roscanvel. 09/07/1926   
  n° 2795

Arrondissement de Châteaulin

ROSCANVEL
NOS ROUTES. — Le chemin vicinal numéro 8 devant relier le bourg de Roscanvel à la cale de Beg-ar-Run, dite de Quélern, vient d'entrer dans la voie de la réalisation.
Depuis un mois des ouvriers, sous la direction de M. Jagaille, ont commencé l'origine du profil, c'est-à-dire à la suite de l'étang de Kervian.
Quelques rares réfractaires à ce projet s'opposent encore au passage sur leur terrain, mais nous espérons que sous peu les formalités d'expropriation viendront concilier les intérêts des parties en donnant ainsi satisfaction aux nombreux voyageurs qui attendent, avec impatience, le moment où ils n'auront plus à suivre ce sentier défoncé et dangereux qui longe la falaise.
Il est même surprenant que les propriétaires des terrains en bordure de la mer ne s'opposent au passage sur ce sentier privé qui a déjà à son actif bon nombre d'accidents mortels.
La municipalité actuelle comprendra, nous l'espérons, que son intervention ne peut être qu'opportune en prenant les mesures en son pouvoir pour empêcher que le nombre des victimes n'augmente.

 

Roscanvel    Quélern    transport                          

article issu de : La Dépêche de Brest    

 

 

 

Un établissement de pêche en projet à Roscanvel. 30/11/1926   
  n° 2763

Arrondissement de Châteaulin

CAMARET
[...] AVIS D'ENQUÊTE. — Il sera ouvert, du 1er au 15 décembre, une enquête sur le projet de création de l'établissement de pêche ci-dessous désigné :
L'étang de Kervian, situé à Quélern, comprenant 5 hectares 13 ares 60 centiares, destiné à être exploité comme réservoir à poissons et à l'élevage.
Pétitionnaire : M. Eugène-François Moisan, comptable, 5, rue Ducouédic, à Brest.
Toute personne qui aurait à présenter des moyens d'opposition contre le projet ci-dessus ou à faire des observations à son sujet devront les consigner, dans le délai sus-indiqué, sur le cahier mis à la disposition du public dans chacun des bureaux de l'administration de l'inscription maritime de Camaret, du syndic des gens de mer de Crozon, ou du maire de Roscanvel.
Les demandes d'attribution visant tout ou partie de l'emplacement en cause devront être établies dans les formes réglementaires et parvenir avant l'ouverture de l'enquête à l'administrateur de l'inscription maritime à Camaret.

 

Roscanvel    Brest    Quélern    pêche                      

article issu de : La Dépêche de Brest    

 

 

 

Que l'étang de Kervian (Quélern) reste à tous ! 09/12/1926   
  n° 2796

TRIBUNE LIBRE

Au sujet du projet de location de l'étang de Kervian, en Quélern
Monsieur le rédacteur en chef,
Nous vous demandons de bien vouloir nous accorder l'hospitalité de vos colonnes pour insérer la réclamation suivante, en manière de protestation, contre la location éventuelle de l'étang de Kervian, en Quélern, par l'administration de la marine, dont nous avons eu connaissance par un entrefilet de la « Dépêche » du 30 novembre, sous la rubrique : enquête.
Cette nouvelle, certes, dès l'instant qu'elle fut connue, courut bien vite de bouche en bouche et causa une certaine émotion parmi une partie de la population de Quélern-Roscanvel. Il nous revient même que le registre des réclamations, qui est déposé à la mairie jusqu'au 15 courant, se couvre déjà de signatures motivées de protestataires.
Disons d'abord que l'étang de Kervian sert plus particulièrement aux pêcheurs. Abri commode et sûr, c'est là qu'ils font hiverner leurs embarcations. Actuellement, on y compte une douzaine de petits canos. Nous croyons même devoir ajouter que si la voûte du pont a été faite si profonde et si large, c'est dans le seul but de livrer passage au plus grand nombre possible d'embarcations dont le tirant d'eau ne dépasse pas 1 m. 30 environ.
Les professionnels de la pêche à la ligne et les pêcheurs d'occasion y vont chercher des appâts (crabes, crevettes, vers), qui abondent à certaines marées et à certaines époques de l'année. D'autres y vont faire provision de palourdes, de bigorneaux, de crevettes : hors-d'œuvre du riche et repas du pauvre.

A la morte-saison, les riverains descendent à l'étang et y coupent les hautes herbes marines qui, une fois séchées, servent de litière à leurs animaux. A la belle saison, ces mêmes riverains y mènent leurs troupeaux de vaches, qui broutent en toute liberté, dans la partie ouest de l'étang, la flore luxuriante si riche en principes nutritifs.
C'est là également, pendant les vacances d'août et de septembre, que de nombreux enfants vont prendre leurs ébats. Un de leurs plaisirs favoris est de faire naviguer leurs petits bateaux dans les flaques inoffensives que la mer laisse en se retirant. Heureux et joyeux, c'est là que ces bambins prennent leurs premières leçons de yachting.
Et ici nous ne parlons pas seulement des habitants de Roscanvel, nous pensons aussi aux touristes et à leurs familles qui viennent chaque été de plus en plus nombreux parmi nous goûter les douceurs de notre ciel et partager nos distractions et nos goûts.
Pour toutes ces raisons, nous prions donc instamment l'administration de la marine de faire droit à nos desiderata et nous demandons, en conséquence, que l'étang de Kervian, en Quélern, reste la chose de tout le monde et ne devienne pas la propriété d'une société de pêche, encore moins celle d'un privilégié de la fortune.
Pour un groupe de protestataires de Quélern : Léon DUBOIS  

Quélern    Roscanvel    pêche    tourisme    enfant    loisirs    agriculture          

article issu de : La Dépêche de Brest    

 

 

 

Protestation des Roscanvélistes au sujet de l'étang de Kervian. 10/12/1926   
  n° 2797

Arrondissement de Châteaulin

ROSCANVEL
Le Conseil municipal proteste, à l'unanimité, contre le projet d'aliénation de l'étang de Kervian
La salle du Conseil municipal de Roscanvel, habituellement peu fréquentée, avait, lundi dernier, un aspect très différent de celui des autres jours de séance.
Bien avant l'heure désignée pour la réunion extraordinaire, quelques petits groupes discutent ferme la question qui passionne aujourd'hui la population de notre commune : il s'agit d'un projet d'aliénation de l'étang de Kervian, établi par l'administration de la marine à Camaret.
Aussitôt l'ouverture, plusieurs électeurs demandent à signer le registre déposé à la mairie, et les protestations ne prennent fin qu'à l'ouverture de la séance.
M. le maire expose immédiatement au Conseil la question de l'étang de Kervian. Il rappelle la délibération en date du 12 septembre 1925, relative à l'affermage de cette propriété, qu'il considère toujours comme immeuble communal, malgré les prétentions de l'administration des Domaines et de celle des Ponts et Chaussées.
En effet, dit-il, à la suite de la délibération précitée, qui fut mise en application, diverses correspondances furent échangées entre notre commune et les administrations.
Dans une autre lettre adressée par le directeur des Domaines à M. le préfet du Finistère, en date du 2 avril 1926, lettre résultant d'une protestation formulée par M. l'administrateur de Camaret, aucun fait précis ne paraît apporter une preuve indiscutable des droits de l'Etat sur cet étang.
Il y est notamment dit que « MM. les ingénieurs du service technique font connaître que l'étang de Kervian n'a jamais cessé de faire partie du domaine public et qu'il est, en effet, de « principe » que les terrains du rivage de la mer présentent le caractère de domanialité publique, lorsqu'ils sont recouverts par les eaux marines à l'époque du grand flot de mars ».
Dans un autre rapport émanant de M. l'ingénieur des Ponts et Chaussées, en daté du 25 mars 1926 (basé, à mon avis, sur des opinions très contestables), on croit devoir conclure à l'inanité des revendications de la commune de Roscanvel.


Dans ce rapport, nous extrayons un exposé des motifs daté du 7 août 1857, par lequel administration des Ponts et Chaussées « estime que cet immeuble doit faire partie du domaine public ».
Puis le pénultième paragraphe de ce même texte, comme celui de la lettre précitée, attribue également au fait de l'envahissement des flots sur un terrain quelconque un caractère d'inviolabilité au profit de l'État.
Ce dernier argument paraît être le critérium de l'administration en cette matière.
Or, il est au moins facile de démontrer que le « principe » contraire est souvent admis sur tout le littoral français et même sur le parcours de notre région.
M. l'administrateur de Camaret, pour soutenir la même thèse, se base sur les articles 538 et 714 du code civil ; mais comme en matière de litige il est parfois [facile] à l'adversaire de puiser dans le dédale de la jurisprudence des considérants diamétralement contraires et probants, il me sera permis d'opposer à aon argumentation les articles 1349, 2228 à 2235 et autres du même code.
D'autre part, il existe un fait acquis : c'est que, ni en 1832, lors de la classification des immeubles de la commune, dans laquelle figure l'étang de Kervian (avec raison d'ailleurs), ni jusqu'à ce jour, aucune interruption de jouissance n'a pu être signifiée aux habitants de la commune qui, seuls, ont eu la possession de ce bien, possession
qui remonte à des temps immémoriaux.

Le Conseil municipal, approuvant complètement les déclarations du maire proteste énergiquement contre les prétentions injustifiées de l'administration; le charge de poursuivre la défense d'un bien qui a toujours fait partie intégrante du territoire de Roscanvel en tant que domaine communal, et le charge de prendre toutes dispositions pour empêcher
l'aliénation de ce lieu au détriment de la collectivité.
Ont signé: Tous les membres présents.
M. le maire passe ensuite à la taxe des chiens, puis arrête la liste d'assistance publique. 

Roscanvel    Quélern    politique    pêche                      

article issu de : La Dépêche de Brest    

 

 

 

L'étang de Kervian n'appartient pas à Roscanvel. 13/05/1927   
  n° 2862

Arrondissement de Châteaulin

QUÉLERN
Au sujet de l'étang de Kervian
Une lettre du ministre des Finances

On se rappelle les flots d'encre que firent couler les diverses polémiques au sujet de l'étang de Kervian, que la municipalité de Roscanvel revendiquait comme bien communal, et l'inscription maritime comme domaine public maritime.
Une décision toute récente de M. le président du Conseil, ministre des Finances, dont voici la copie, vient mettre les choses au point :

Aux termes du procès-verbal qui relate la délibération du Conseil municipal du 6 décembre 1926, l'étang de Kervian ferait « partie intégrante du territoire de Roscanvel, en tant que domaine communal », et ne dépendrait pas du domaine public de l'État, comme n'hésitent cependant pas à l'affirmer les représentants du service de la Marine marchande et des Ponts et Chaussées, d'accord avec les fonctionnaires locaux de mon administration.
A la suite d'un examen approfondi de la question, j'ai été amené à confirmer pleinement cette dernière manière de voir et à considérer les prétentions de la commune comme non fondées.
C'est un principe absolument incontesté que le domaine public maritime national se compose de havres et rades, des golfes, baies, des étangs salés communiquant avec la mer, et, d'une manière générale, des rivages de la mer, c'est-à-dire des terrains que les eaux marines couvrent et découvrent lors du plus grand flot de mars et de marées d'équinoxe (ordonnance de 1681).
C'est un autre principe également incontestable que, depuis l'Édit de Nantes (1566), le domaine public est inaliénable. Plus spécialement, en ce qui concerne les pêcheries maritimes, l'ordonnance du 15 mars 1544, confirmée par l'ordonnance sur la marine d'août 1581, fait remonter leur inaliénabilité à 1514.


Il en résulte que, pour revendiquer utilement contre l'État une parcelle de terrain comprise dans le domaine public maritime naturel, il est nécessaire de produire un titre antérieur à 1544, ou, tout au moins, à 1566, s'il ne s'agit que de pêcheries.
En l'espèce, et bien que l'étang de Kervian constitue, de toute évidence et de l'aveu même de M. le maire de Roscanvel, un étang salé communiquant avec la mer et envahi par les eaux marines lors des marées de syzygie et aux époques des équinoxes, la commune de Roscanvel se borne, pour étayer ses prétentions, à alléguer qu'en 1832 cet immeuble a été inscrit à la matrice cadastrale sous le nom de la commune et que, jusqu'à ce jour, les habitants de Roscanvel en ont joui librement. Il est hors de doute que ces faits sont impuissants à porter atteinte aux droits de l'État, puisque le domaine public est inaliénable et, par suite, imprescriptible.
Ces observations, qui sont absolument péremptoires et qui ont, du reste, été sanctionnées par deux décisions formelles des services des Domaines, prises à l'occasion de l'étang de Kervian en 1857 et le 5 octobre 1872, dispensent d'examiner les autres arguments que la commune paraîtrait vouloir tirer des articles 1349 et 2228 à 2235 du code civil, qu'elle se borne d'ailleurs à citer sans commentaires.
Dans ces conditions, la revendication formulée par la municipalité de Roscanvel ne saurait être accueillie. 

Roscanvel    Quélern    pêche                          

article issu de : La Dépêche de Brest    

 

 

 

Accident à Saint-Fiacre, après le pardon. 28/09/1932   
  n° 3137

Arrondissement de Châteaulin

SAINT-FIACRE
Une mère et sa fille sont grièvement blessées par un camion

Dimanche dernier, vers 18 heures, sur la route qui traverse Saint-Fiacre et où se déroulait le pardon, un camion automobile, conduit par M. Esteva, marchand de fruits et primeurs à Crozon se dirigeait vers Quélern.
A ce moment, de nombreuses personnes de Roscanvel, en attendant l'auto qui devait les ramener chez elles, se pressaient autour du comptoir de gaufrettes de Mme Omnès, du bourg, qui était installé en bordure du chemin, à l'angle du débit Le Bris.
Le camion, dont le conducteur avait perdu le contrôle de sa machine, alla heurter le comptoir, projetant violemment à terre plusieurs personnes.
Mme Omnès et son aide, Mme Chapuis, se relevèrent sans trop de mal, leur matériel fut renversé et endommagé. On releva sans connaissance la petite Louise Varna, 11 ans, du village de Kervian, en Roscanvel, qui avait été projetée contre un talus. Sa mère fut prise entre l'avant du véhicule et le pignon du débit, et on dut faire reculer le camion à bras d'hommes pour la dégager de sa triste situation.


La fille et la mère furent aussitôt portées dans la maison Le Bris, où le docteur Ropers, de Camaret, appelé d'urgence, leur prodigua ses meilleurs soins. Il y fut rejoint bientôt par le docteur Jarnault, de Crozon.
En raison de la gravité de leur état, les deux victimes furent transportées immédiatement, en automobile, à la clinique du docteur Pouliquen, à Brest.
En cours de route, la fille reprit ses sens. Nous apprenons qu'elle est hors de danger, mais que l'état de la mère inspire d'assez vives inquiétudes.
M. Esteva, qui est un jeune commerçant bien connu dans la région, ne possède pas son permis de conduire. Sa douleur faisait peine à voir après l'accident.
La gendarmerie de Crozon procède à une enquête. 

Crozon    Roscanvel    accident    pardon                      

article issu de : La Dépêche de Brest    

 

 

 

 

 

 

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