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Les villages de la presqu'île

dans la presse et l'édition

 

5 article(s) cite(nt) le village de Lesteven, en Crozon

 


Pour retrouver un article dans son contexte chronologique, cliquez sur son numéro.

Précisions sur la découverte d'un ancien cimetière de Crozon. 25/03/1843   
  n° 1304

Départements

FINISTÈRE. — Voici quelques renseignements positifs sur le tumulus dont nous avons déjà annoncé la découverte aux environs de Crozon :
L'énorme quantité de sable soulevé par les ouragans du mois de janvier, et qui a englouti en partie les villages appelés la Grande-Palue, Brégoulou et Lestéven, a laissé à découvert, en se déplaçant, un monticule qui peut avoir environ 10 mètres de circonférence. Quelques ossements humains remarqués à la surface donnèrent l'idée de faire des fouilles. Le premier coup de pioche a fait rouler une tête de mort. Puis on a découvert un squelette entier. Le cadavre avait été placé sur le dos, les bras étendus le long du corps, et non mis en croix comme on le pratique de temps immémorial dans tout le pays de Crozon. On a trouvé grand nombre de squelettes d'hommes et de femmes, parfaitement conservés. La partie nord-est du tumulus ne renfermait que des ossements d'enfants.
Quelques personnes pensent que l'inhumation de ces cadavres remonte à une époque antérieure au christianisme.

Cette opinion est rendue probable par la présence de deux médailles dans le sable, au milieu des ossements. L'une est en argent, l'autre en bronze. Cette dernière est d'un très petit module ; elle porte d'un côté le nom et l'effigie du dieu Mars, et de l'autre la louve allaitant Romulus et Rémus : c'est une de ces oboles que les anciens mettaient dans la bouche des morts pour payer à Caron le passage du Styx.
A l'appui de cette opinion, on pourrait citer encore la découverte d'un camp romain faite dans les environs, où l'on a trouvé un grand nombre de briques, d'urnes et de médailles romaines dans l'enceinte du camp dont on peut distinguer encore les fossés, les retranchements, etc. D'ailleurs, le passage et même le séjour des Romains dans la presqu'île armoricaine est un fait incontestable, surtout depuis les fouilles opérées par M. de Kerdanet prés Plounéventer et les heureuses découvertes de M. [Dumarc'Hulla] à sa campagne du Pérennou.  

Crozon    archéologie                              

article issu de : Bulletin de l'Alliance des arts (Paris)    

 

 

 

Découverte d'une fontaine miraculeuse à Crozon. 13/10/1906   
  n° 1200

Gazette bretonne - Finistère

Crozon. — Découverte d'une « fontaine miraculeuse ». On nous écrit : « On vient de découvrir, dans la dune de Lesteven, en Crozon, en faisant des fouilles pour chercher de l’eau, à 3 ou 4 mètres sous le sable, une fontaine très ancienne connue autrefois comme fontaine miraculeuse.

« A l’entrée de la fontaine, on a retrouvé un calvaire et une pierre lui ayant servi de socle, mais on n’a pas retrouvé le montant.
« Les personnes désirant visiter cette découverte devront s’adresser au garde ».  



CROZON. Fontaine de La Palue.
photo Jos Le Doaré, Châteaulin ; coll. E. Hamonic, St-Brieuc
Crozon    archéologie                              

article issu de : Le Finistère (Quimper)    

 

 

 

Drame à Camaret : naufrage au Toulinguet. 07/06/1927   
  n° 2824

Arrondissement de Châteaulin

UN DRAME DE LA MER
Le langoustier Dixmude, de Camaret, fait naufrage sur les récifs du Guesde

QUATRE HOMMES DISPARUS
LA NUIT TRAGIQUE DU MOUSSE ET DU NOVICE


 

 
Récit et photo ICI
 
Camaret    naufrage    péri en mer    sauvetage    enfant                  

article issu de : La Dépêche de Brest    

 

 

 

Orgie sur le Cap de la Chèvre. 01/12/1928   
  n° 2904

Arrondissement de Châteaulin

DANS LA PRESQU'ÎLE DE CROZON
Jetés à la côte, 13.000 litres de vin en fûts font l'objets d'un pillage en règle
UNE TRENTAINE D'INCULPATIONS

Les madriers de l'Amazon, les caisses, sacs et ballots de l'Amiral Ponty ne furent pas les seules marchandises précipitées dans les flots, dans nos parages, lors de la récente tempête, soit que la violence des lames les aient désarrimées, soit que le danger ait contraint l'équipage à s'alléger d'autant.
Dimanche, de nombreux fûts de vin étaient jetés à la côte entre la pointe de Dinan et le cap de la Chèvre, dans la presqu'île de Crozon.

Aperçu

Il faisait un temps épouvantable. Soufflant en ouragan, le vent avait fait déserter les maigres cultures du plateau qui domine le rivage, obligeant par surcroît la population à consolider ses meules, voire çà et là, de légères toitures dont bon nombre allaient d'ailleurs être emportées.
L'état de la mer, dont les lames blanchissaient constamment les écueils, dont les vagues déferlaient avec fracas sur les rochers, ne pouvait cependant laisser indifférents les riverains, pêcheurs plus qu'ils ne sont cultivateurs.
Et c'est ainsi que la nouvelle se répandit dans tous les villages : partout, sur la côte, des fûts de vin. La nuit commençante allait permettre un pillage en règle.
Munis de bouteilles, de brocs, de seaux, de lessiveuses même, hommes et femmes se dirigèrent vers la grève, non sans s'être armés des instruments nécessaires pour percer les énormes barriques : des demi-muids de 600 litres, dont on avait dénombré une vingtaine.

Une orgie

Tout se passa d'abord dans le calme. Mais le vin était bon; on l'avait goûté; on y était revenu et bientôt ce furent de regrettables scènes, comme devait en témoigner une passante, revenant d'un enterrement à Camaret.
Les récipients remplis, on s'était disputé autour des fûts. Tel qui ne pouvait approcher à son gré de l'un d'eux, l'avait renversé. Une bataille avait suivi; des coups de bouteilles, de seaux, de tout ce que les pillards avaient sous la main.
Les femmes n'étaient pas les dernières à l'ouvrage, vaquant avec ardeur cet approvisionnement gratuit.
Puis, transportant leur butin, les chapardeurs avaient regagné leurs villages.

L'alerte

Une conversation surprise par le garde maritime Le Doaré, de Morgat allait déterminer une enquête sur ce pillage, dont l'importance allait être dévoilée. Saisi d'une plainte de l'administration de la marine, frustrée par les vols d'épaves ainsi commis, le parquet de Quimper alertait la brigade de gendarmerie de Crozon, tandis que, parallèlement, l'administration des douanes faisait rechercher dans quelle mesure les droits qu'elle prélève sur toute marchandise entrant en France avaient, en la circonstance, été fraudés.


L'enquête
Menée avec la rapidité que comporte le cas — il fallait obtenir des révélations avant qu'un mot d'ordre ne vînt clore les bouches — l'enquête de la gendarmerie amena une trentaine d'inculpations consécutives, pour la plupart, des dénonciations.
Je reconnais avoir pris du vin, disaient, en effet, certains, mais Untel mon voisin, en a pris aussi.
Presque tous les villages situés entre la pointe de Dinan et le cap de la Chèvre avaient été représentés au pillage : Kersiguénou, Goulien, Kernavéno, Kerguillé, Dinan, Kergonan, Keréon, Kernalléguen, Lostmarc'h, La Palue, Lesteven, etc.

Découvertes
Les coupables s'étaient bien gardés pour la plupart, de conserver à domicile le produit de leur pillage. Mis en bouteilles, en tonnelets, en toutes sortes de récipients, ils avaient enterré dans le champ ou caché dans des fourrés leur butin dont les gendarmes allaient en découvrir une partie : quelque 400 litres.

L'honnêteté mal récompensée
Quelques riverains cependant s'étaient comportés comme le veut la loi. Ils avaient signalé à M. Kerébel, syndic des gens de mer, avoir découvert des fûts sur la plage.
Mais, le temps de se rendre aux endroits indiqués, et l'on ne trouvait plus rien.

La provenance des fûts
On ignore encore la provenance des vingt-deux demi-muids dont le contenu disparut dans les circonstances que nous venons de relater et dont la valeur dépasserait, à en croire certaines-personnes compétentes, la coquette somme de 50.000 francs. Faisaient-ils partie de la cargaison d'un navire naufragé ? Constituaient-ils la « pontée » d'un de ces nombreux cargos qui font le cabotage d'Algérie en France ? On penche pour cette dernière hypothèse. On croit même pouvoir préciser que ces fûts venaient d'Oran, à destination de Dunkerque.

Un bon exemple
Tandis que l'extrême pointe de la presqu'île crozonnaise était le théâtre de ce regrettable pillage, un fût de vin, déposé par la mer près du Conquet, était aussitôt déclaré par son « inventeur » et l'on procédait peu après, à sa vente aux enchères.
Péniblement — on semblait s'être donné le mot — celles-ci avaient atteint la somme de 105 francs; elles ne paraissaient pas devoir monter davantage lorqu'intervint un fonctionnaire de l'endroit qui offrit 150 francs du demi-muids et en devint l'adjudicataire. Cette somme était bien au-dessous de la valeur de la marchandise ainsi acquise, que notre fonctionnaire revendit peu après avec un profit de 175 francs qu'il versa à la Caisse des invalides de la Marine.
P. B.  

Crozon    à la côte    procès    vol                      

article issu de : La Dépêche de Brest    

 

 

 

Les grapilleurs de Crozon au Tribunal de Quimper. 22/03/1929   
  n° 2973

Arrondissement de Quimper

QUIMPER
TRIBUNAL CORRECTIONNEL
[...]
Chez les grapilleurs de grève
Treize mille litres de vin en fûts avaient été jetés à la côte, les 25 et 26 novembre, entre la pointe de Dinan et le cap de la Chèvre. La population de cette partie de la presqu'île de Crozon et notamment celle des villages de Kersiguénou, Goulien, Kernavéno, Kerguillé, Dinan, Kergonan, Keréon, Kernaléguen, Lostmarc'h, La Palue, Lesteven, fit, on le sait, le meilleur accueil à cette aubaine. Vingt-deux demi-muids de 600 litres chacun ! Voilà, n'est-ce pas, une occasion irrésistible de se désaltérer. Cinquante mille francs de vin sur la grève, où on ne trouve à l'ordinaire que du goémon...
— C'est curieux, dira le président. Vous êtes là inculpés par dizaines et à vous entendre personne n'a touché à ce vin. Il a pourtant été bu par quelques-uns ? C'est qu'en effet chacun des inculpés se défend d'avoir touché au pinard. Parmi les vingt premiers interrogés, on n'obtient que des réponses négatives. Tout à coup, un inculpé consent à avouer qu'il en a bu un litre...
« — La franchise aura sa récompense, déclare le président : il y aura de l'indulgence pour les aveux. »
Et à partir de ce moment, comme par enchantement, les autres voulurent bien reconnaître leur participation au grapillage. Il y avait d'ailleurs là une manière d'accusateur public qui, compromis lui-même, semblait bien décidé à entraîner les autres dans les sanctions fatales.
Si, tu as bu du vin !
Non.
Si, on en a vidé un fût dans ta cave.
Mais il y eut mieux. François Lescop, cultivateur, interrogé par le président, hésita un moment entre le oui et le non, et, finalement, haussa les épaules avec un geste de la main qui signifiait : « Je n'en sais rien ! »
Après plaidoirie, le tribunal met l'affaire en délibéré.


Les inculpés sont : Pierre Boucharé, 61 ans, cultivateur; Corentine Tanniou, femme Bargain, 33 ans, cultivatrice; François Lescop, 56 ans, cultivateur; François Moudenner, 32 ans, marin-pêcheur; Joseph Boucharé, 30 ans, marin-pêcheur ; Jean Meillard, 25 ans, marin-pêcheur; Françoise Kermel, femme Le Bloas, 43 ans, cultivatrice; Jean Daniélou, 49 ans, marin-pêcheur; Jean Guéguéniat, 64 ans, marin-pêcheur; Jean Kermel, 33 ans, marin-pêcheur; Jean Boucharé, 25 ans, marin-pêcheur; Jean Ferrec, 33 ans, marin-pêcheur; Bernard Sénéchal, 50 ans, marin-pêcheur; Pierre Lespagnol, 41 ans, cultivateur; Hervé Le Moing, 63 ans, cultivateur; Marie Le Moing, 28 ans, cultivatrice; Alain Menesguen, 18 ans, marin-pêcheur; Bernard Guéguinou, 33 ans, marin-pêcheur; Bernard Daniélou, 28 ans, marin-pêcheur ; Joseph Kerjean, 19 ans, cultivateur; Jean Lagadic, 46 ans, cultivateur ; François Binet, 42 ans, cultivateur; Pierre Gourmelen, 31 ans, marin-pêcheur; Emile Sévellec, 37 ans, cultivateur; Jean Lespagnol, 22 ans, maçon ; François Fer, 49 ans, chiffonnier; Alain Kerjean. 65 ans, cultivateur; Jean Drévillon, 67 ans, cultivateur; Mathieu Morvan, 65 ans, cultivateur; Eugène Daniélou, 22 ans, marin-pêcheur ; Bernard Quintric, 33 ans, marin-pêcheur; Jean Rolland, 25 ans, maçon; Joseph Rolland, 27 ans, meunier; René Ferrec, 35 ans, cultivateur; Laurent Sévellec, 55 ans, cultivateur; Mathilde Derrien, 23 ans, cultivatrice; Pierre Kermel, 67 ans, cultivateur; Joseph Palud, 52 ans, marin pêcheur; Joseph Drévillon, 41 ans; marin pêcheur; Jeanne Drévillon, 26 ans, cultivatrice; Pierre Cornec, 60 ans, retraité: Pierre Kermel, 40 ans, marin pêcheur; Scolastique Kermel, 23 ans, cultivatrice; Jean Morvan, 23 ans, marin pêcheur; Jean-Pierre Stéphan, 35 ans, marin-pêcheur; Jean-Marie Guédès, 44 ans, manœuvre; Jean Boucharé, 58 ans, cultivateur; Yves Garo, 33 ans, cultivateur, tous de Crozon. 

Crozon    à la côte    procès                          

article issu de : La Dépêche de Brest    

 

 

 

 

 

 

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