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Les villages de la presqu'île

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10 article(s) cite(nt) le village de Lostmarc'h, en Crozon

 


Pour retrouver un article dans son contexte chronologique, cliquez sur son numéro.

Naufrages à Lostmarc'h et à Trez Rouz. 25/01/1873   
  n° 1059

Revue bretonne

Camaret. — On écrit le 20 janvier à "l'Electeur" : « Hier 19, vers une heure de l'après-midi, le navire anglais Wildfour, capitaine Nattras, allant d'Oran à Newcastle avec un chargement de minerai de fer et de paille de marais, a naufragé sur la pointe de Lostmarc'h, située entre le Cap de la Chèvre et la Pointe-aux-Pois, où, en moins d'une demi-heure, il a été complètement démoli. Les débris du navire et une grande quantité de paille de marais ont été, par la violence de la mer promptement jetés sur le rivage.
« Les onze hommes composant l'équipage déclarent, qu'après une lutte de quelques jours contre la tempête de S-O. et une mer effroyable, le navire fut désemparé de son mât de misaine et de son gouvernail. Ne voyant aucun moyen d'éviter le naufrage, ils s'embarquèrent dans leur chaloupe,

à un mille environ de la Pointe-aux-Pois et guidés par les signaux du sieur Sévellec, maître guetteur du sémaphore, ils atterrirent sans accident à l'abri de cette pointe.
La perte éprouvée approche de 500.000 fr. Le capitaine, qui est en même temps l'armateur, affirme que rien n'est assuré.
— Dans la nuit du 19 au 20, vers huit heures et demi du soir, le chasse-marée Sainte Barbe, d'Auray, capitaine Morice, allant de Nantes à Landerneau, et ancré sur la rade de Camaret, a rompu son guindeau et a abordé la goëlette Elisabeth, sur laquelle l'équipage s'est réfugié. Peu de temps après, la Sainte-Barbe faisait côte à Trez Rouz, où pendant la nuit elle fut défoncée par la mer. Son chargement a été emporté par les vagues. Les avaries du bâtiment ne sont pas réparables. » 

Crozon    naufrage    Camaret                          

article issu de : Le Finistère (Quimper)    

 

 

 

Flagrant délit de vol sur la plage de Lost-Marc'h (Crozon) 02/10/1874   
  n° 119

Revue Bretonne

Morgat. — On nous écrit le 29 septembre: — Les employés de la Douane de Morgat, en faisant tout récemment une reconnaissance de nuit sur leur pantière droite, ont arrêté, à 3 heures du matin, près du bois de la Palue, Ménesguen (Jean-Louis) et Penhoat (Jean-Marie), du village de Brégoulou en Crozon, porteurs d'une pièce de bois, venue épave sur la plage de Lostmarc'h, et qu'ils venaient de soustraire.

Procès-verbal de cette contravention leur a été déclaré par les agents des Douanes ; et les deux inculpés se sont entendu condamner, il y a quelques jours, par le Tribunal civil de Châteaulin, à 50 francs d'amende chacun et aux frais de procédure. « Malédiction ! » disait Ménesguen à Penhoat en sortant du Tribunal,« Je t'avais bien dit que nous serions grondés. »
 

Morgat    à la côte    vol    procès                      

article issu de : Le Finistère (Quimper)    

 

 

 

Epaves à la côte : morceau de navire et boîte mystérieuse... 04/03/1897   
  n° 975

Gazette bretonne - Finistère

Camaret. 2 mars. [...] — On vient de remettre à M. le commissaire de l'inscription maritime une boîte de fer blanc, en forme de gourde, très bien bouchée et cachetée à la cire. Cette boîte contenait des papiers imprimés en français et en anglais. On invitait celui qui trouverait ces papiers à les adresser à la personne qui les avait enfermés dans la boîte, en indiquant le lieu et la date de la découverte (Je n'ai pu lire l'adresse). On promettait 6 shilling de récompense.
— Hier est venu en plein à la côte, à Lost-March, commune de Crozon,

le côté bâbord d'un navire de 500 à 600 tonneaux environ. L'avant et l'arrière du bâtiment manquaient absolument à ce débris, qui mesure 21 mètres de long sur 7 mètres de profondeur, de la quille aux bastingages. Tout indique que cette partie du navire était doublée en cuivre. Les clous qui retenaient ce doublage sont restés sur le bois avec quelque fragment du métal.
L'épave ne paraît pas avoir séjourné longtemps à la mer. Le bâtiment auquel elle appartenait devait être chargé de bois du Nord.  

Camaret    à la côte    trouvé en mer    Crozon                      

article issu de : Le Finistère (Quimper)    

 

 

 

Beau coup de filet à Lostmarc'h, en Crozon. 26/03/1910   
  n° 1611

Arrondissement de Châteaulin

CROZON
Un beau coup de filet

Dimanche, les frères Talagas, de Crozon, ont péché vers les 10 heures du matin, d'un seul coup de filet, 1.200 mulets, vendus à raison de 25 francs le cent. Ils ont pris le poisson dans la grève de Lostmarc'h, entre Dinan et Rostudel.

 

Crozon    pêche                              

article issu de : Le Courrier du Finistère (Brest)    

 

 

 

Chute mortelle de la falaise entre Dinan et Lostmarc'h. 01/12/1926   
  n° 2782

Arrondissement de Châteaulin

CROZON
Trompé par l'obscurité, un sourd-muet tombe de la falaise et se tue

Dimanche, Louis Meillard, 28 ans, du village de Lostmarc'h, était allé avec plusieurs amis du village voisin de Kertanguy se promener à Dinan, où l'un d'eux avait un petit travail à exécuter. Après avoir fait quelques visites et vidé quelques vieilles bouteilles, ils revinrent chez eux à travers les issues qui bordent la côte si sauvage, mais si belle, du château de Dinan au bois des Dunes.
Meillard, sourd-muet, quitta ses camarades sans lès prévenir. Quand ils s'en aperçurent, ils revinrent sur leurs pas, le cherchèrent un moment et, ne le trouvant pas, ils pensèrent qu'il avait pris un autre sentier pour rentrer à Lostmarc'h.
Le lendemain, ils furent très surpris quand la mère de leur camarade vint leur demander ce qu'ils avaient fait de son fils. Ils lui racontèrent leur promenade, et partirent à sa recherche, avec le pressentiment d'un malheur.
Meillard père les avait devancés et ce fut lui qui découvrit le cadavre de son fils.


Meillard, sourd, n'avait pas entendu le fracas effroyable de la mer déchaînée et, trompé par la nuit noire, il était venu se jeter tête baissée d'une hauteur de 50 mètres sur une petite grève de cailloux presque inaccessible. Le malheureux avait le crâne défoncé et la mâchoire inférieure fracassée. M. le docteur Donard, qui fit la constatation du décès, nous affirma que la mort fut instantanée.
Dans les dépositions des compagnons de Meillard, toutes concordantes, il y avait une lacune. Comment Meillard, enfant et pêcheur du pays, qui avait dû quitter ses amis à un kilomètre de la côte, avait-il pu se tromper si grossièrement de route ? M. le brigadier de gendarmerie Bertho et le gendarme Savina, accompagnés de l'un des compagnons de Meillard refirent la tournée du dimanche, et ils apprirent que après les avoir quittés, il s'en fut au manoir de Dinan, où on le retint à dîner. Il partit ensuite dans la nuit, en suivant la côte, ce qui était alors son chemin, et tomba de la falaise sur les cailloux où son père le trouva le lendemain. 

Crozon    accident                              

article issu de : La Dépêche de Brest    

 

 

 

Orgie sur le Cap de la Chèvre. 01/12/1928   
  n° 2904

Arrondissement de Châteaulin

DANS LA PRESQU'ÎLE DE CROZON
Jetés à la côte, 13.000 litres de vin en fûts font l'objets d'un pillage en règle
UNE TRENTAINE D'INCULPATIONS

Les madriers de l'Amazon, les caisses, sacs et ballots de l'Amiral Ponty ne furent pas les seules marchandises précipitées dans les flots, dans nos parages, lors de la récente tempête, soit que la violence des lames les aient désarrimées, soit que le danger ait contraint l'équipage à s'alléger d'autant.
Dimanche, de nombreux fûts de vin étaient jetés à la côte entre la pointe de Dinan et le cap de la Chèvre, dans la presqu'île de Crozon.

Aperçu

Il faisait un temps épouvantable. Soufflant en ouragan, le vent avait fait déserter les maigres cultures du plateau qui domine le rivage, obligeant par surcroît la population à consolider ses meules, voire çà et là, de légères toitures dont bon nombre allaient d'ailleurs être emportées.
L'état de la mer, dont les lames blanchissaient constamment les écueils, dont les vagues déferlaient avec fracas sur les rochers, ne pouvait cependant laisser indifférents les riverains, pêcheurs plus qu'ils ne sont cultivateurs.
Et c'est ainsi que la nouvelle se répandit dans tous les villages : partout, sur la côte, des fûts de vin. La nuit commençante allait permettre un pillage en règle.
Munis de bouteilles, de brocs, de seaux, de lessiveuses même, hommes et femmes se dirigèrent vers la grève, non sans s'être armés des instruments nécessaires pour percer les énormes barriques : des demi-muids de 600 litres, dont on avait dénombré une vingtaine.

Une orgie

Tout se passa d'abord dans le calme. Mais le vin était bon; on l'avait goûté; on y était revenu et bientôt ce furent de regrettables scènes, comme devait en témoigner une passante, revenant d'un enterrement à Camaret.
Les récipients remplis, on s'était disputé autour des fûts. Tel qui ne pouvait approcher à son gré de l'un d'eux, l'avait renversé. Une bataille avait suivi; des coups de bouteilles, de seaux, de tout ce que les pillards avaient sous la main.
Les femmes n'étaient pas les dernières à l'ouvrage, vaquant avec ardeur cet approvisionnement gratuit.
Puis, transportant leur butin, les chapardeurs avaient regagné leurs villages.

L'alerte

Une conversation surprise par le garde maritime Le Doaré, de Morgat allait déterminer une enquête sur ce pillage, dont l'importance allait être dévoilée. Saisi d'une plainte de l'administration de la marine, frustrée par les vols d'épaves ainsi commis, le parquet de Quimper alertait la brigade de gendarmerie de Crozon, tandis que, parallèlement, l'administration des douanes faisait rechercher dans quelle mesure les droits qu'elle prélève sur toute marchandise entrant en France avaient, en la circonstance, été fraudés.


L'enquête
Menée avec la rapidité que comporte le cas — il fallait obtenir des révélations avant qu'un mot d'ordre ne vînt clore les bouches — l'enquête de la gendarmerie amena une trentaine d'inculpations consécutives, pour la plupart, des dénonciations.
Je reconnais avoir pris du vin, disaient, en effet, certains, mais Untel mon voisin, en a pris aussi.
Presque tous les villages situés entre la pointe de Dinan et le cap de la Chèvre avaient été représentés au pillage : Kersiguénou, Goulien, Kernavéno, Kerguillé, Dinan, Kergonan, Keréon, Kernalléguen, Lostmarc'h, La Palue, Lesteven, etc.

Découvertes
Les coupables s'étaient bien gardés pour la plupart, de conserver à domicile le produit de leur pillage. Mis en bouteilles, en tonnelets, en toutes sortes de récipients, ils avaient enterré dans le champ ou caché dans des fourrés leur butin dont les gendarmes allaient en découvrir une partie : quelque 400 litres.

L'honnêteté mal récompensée
Quelques riverains cependant s'étaient comportés comme le veut la loi. Ils avaient signalé à M. Kerébel, syndic des gens de mer, avoir découvert des fûts sur la plage.
Mais, le temps de se rendre aux endroits indiqués, et l'on ne trouvait plus rien.

La provenance des fûts
On ignore encore la provenance des vingt-deux demi-muids dont le contenu disparut dans les circonstances que nous venons de relater et dont la valeur dépasserait, à en croire certaines-personnes compétentes, la coquette somme de 50.000 francs. Faisaient-ils partie de la cargaison d'un navire naufragé ? Constituaient-ils la « pontée » d'un de ces nombreux cargos qui font le cabotage d'Algérie en France ? On penche pour cette dernière hypothèse. On croit même pouvoir préciser que ces fûts venaient d'Oran, à destination de Dunkerque.

Un bon exemple
Tandis que l'extrême pointe de la presqu'île crozonnaise était le théâtre de ce regrettable pillage, un fût de vin, déposé par la mer près du Conquet, était aussitôt déclaré par son « inventeur » et l'on procédait peu après, à sa vente aux enchères.
Péniblement — on semblait s'être donné le mot — celles-ci avaient atteint la somme de 105 francs; elles ne paraissaient pas devoir monter davantage lorqu'intervint un fonctionnaire de l'endroit qui offrit 150 francs du demi-muids et en devint l'adjudicataire. Cette somme était bien au-dessous de la valeur de la marchandise ainsi acquise, que notre fonctionnaire revendit peu après avec un profit de 175 francs qu'il versa à la Caisse des invalides de la Marine.
P. B.  

Crozon    à la côte    procès    vol                      

article issu de : La Dépêche de Brest    

 

 

 

Les grapilleurs de Crozon au Tribunal de Quimper. 22/03/1929   
  n° 2973

Arrondissement de Quimper

QUIMPER
TRIBUNAL CORRECTIONNEL
[...]
Chez les grapilleurs de grève
Treize mille litres de vin en fûts avaient été jetés à la côte, les 25 et 26 novembre, entre la pointe de Dinan et le cap de la Chèvre. La population de cette partie de la presqu'île de Crozon et notamment celle des villages de Kersiguénou, Goulien, Kernavéno, Kerguillé, Dinan, Kergonan, Keréon, Kernaléguen, Lostmarc'h, La Palue, Lesteven, fit, on le sait, le meilleur accueil à cette aubaine. Vingt-deux demi-muids de 600 litres chacun ! Voilà, n'est-ce pas, une occasion irrésistible de se désaltérer. Cinquante mille francs de vin sur la grève, où on ne trouve à l'ordinaire que du goémon...
— C'est curieux, dira le président. Vous êtes là inculpés par dizaines et à vous entendre personne n'a touché à ce vin. Il a pourtant été bu par quelques-uns ? C'est qu'en effet chacun des inculpés se défend d'avoir touché au pinard. Parmi les vingt premiers interrogés, on n'obtient que des réponses négatives. Tout à coup, un inculpé consent à avouer qu'il en a bu un litre...
« — La franchise aura sa récompense, déclare le président : il y aura de l'indulgence pour les aveux. »
Et à partir de ce moment, comme par enchantement, les autres voulurent bien reconnaître leur participation au grapillage. Il y avait d'ailleurs là une manière d'accusateur public qui, compromis lui-même, semblait bien décidé à entraîner les autres dans les sanctions fatales.
Si, tu as bu du vin !
Non.
Si, on en a vidé un fût dans ta cave.
Mais il y eut mieux. François Lescop, cultivateur, interrogé par le président, hésita un moment entre le oui et le non, et, finalement, haussa les épaules avec un geste de la main qui signifiait : « Je n'en sais rien ! »
Après plaidoirie, le tribunal met l'affaire en délibéré.


Les inculpés sont : Pierre Boucharé, 61 ans, cultivateur; Corentine Tanniou, femme Bargain, 33 ans, cultivatrice; François Lescop, 56 ans, cultivateur; François Moudenner, 32 ans, marin-pêcheur; Joseph Boucharé, 30 ans, marin-pêcheur ; Jean Meillard, 25 ans, marin-pêcheur; Françoise Kermel, femme Le Bloas, 43 ans, cultivatrice; Jean Daniélou, 49 ans, marin-pêcheur; Jean Guéguéniat, 64 ans, marin-pêcheur; Jean Kermel, 33 ans, marin-pêcheur; Jean Boucharé, 25 ans, marin-pêcheur; Jean Ferrec, 33 ans, marin-pêcheur; Bernard Sénéchal, 50 ans, marin-pêcheur; Pierre Lespagnol, 41 ans, cultivateur; Hervé Le Moing, 63 ans, cultivateur; Marie Le Moing, 28 ans, cultivatrice; Alain Menesguen, 18 ans, marin-pêcheur; Bernard Guéguinou, 33 ans, marin-pêcheur; Bernard Daniélou, 28 ans, marin-pêcheur ; Joseph Kerjean, 19 ans, cultivateur; Jean Lagadic, 46 ans, cultivateur ; François Binet, 42 ans, cultivateur; Pierre Gourmelen, 31 ans, marin-pêcheur; Emile Sévellec, 37 ans, cultivateur; Jean Lespagnol, 22 ans, maçon ; François Fer, 49 ans, chiffonnier; Alain Kerjean. 65 ans, cultivateur; Jean Drévillon, 67 ans, cultivateur; Mathieu Morvan, 65 ans, cultivateur; Eugène Daniélou, 22 ans, marin-pêcheur ; Bernard Quintric, 33 ans, marin-pêcheur; Jean Rolland, 25 ans, maçon; Joseph Rolland, 27 ans, meunier; René Ferrec, 35 ans, cultivateur; Laurent Sévellec, 55 ans, cultivateur; Mathilde Derrien, 23 ans, cultivatrice; Pierre Kermel, 67 ans, cultivateur; Joseph Palud, 52 ans, marin pêcheur; Joseph Drévillon, 41 ans; marin pêcheur; Jeanne Drévillon, 26 ans, cultivatrice; Pierre Cornec, 60 ans, retraité: Pierre Kermel, 40 ans, marin pêcheur; Scolastique Kermel, 23 ans, cultivatrice; Jean Morvan, 23 ans, marin pêcheur; Jean-Pierre Stéphan, 35 ans, marin-pêcheur; Jean-Marie Guédès, 44 ans, manœuvre; Jean Boucharé, 58 ans, cultivateur; Yves Garo, 33 ans, cultivateur, tous de Crozon. 

Crozon    à la côte    procès                          

article issu de : La Dépêche de Brest    

 

 

 

Crozon. Histoires du quotidien... 18/12/1929   
  n° 2987

Arrondissement de Châteaulin

CROZON
UN MARI BRUTAL. — M. et Mme B..., de Kergolezec, s'étaiant couchés de bonne heure. A une heure du matin, M. B... s'est aperçu que son lit était mal fait. Pour punir sa conjointe, il lui administra une correction avec un instrument tranchant.
Mme B..., la figure ensanglantée, n'ayant pas trouvé le procédé à son goût, est venue se plaindre à la gendarmerie, qui enquête.
AUTOUR D'UN PUITS. — A Pen-ar-Menez existe un puits maudit. Plusieurs fois par an, il est la cause de pugilats entre voisins. Ce sont généralement les femmes qui reçoivent les coups; elles se plaignent et la gendarmerie intervient. M. H., qui se dit propriétaire du puis, a, cette fois, terrassé et frappé Mme J. qui revendique la même propriété.
Il est heureux, pour nos bons gendarmes, que tous les villages de Crozon ne ressemblent pas à Pen-ar-Ménez.


PILLEURS D'EPAVES. — Pourquoi nos braves pêcheurs de Lostmarc'h et des villages voisins ne perdent-ils pas l'habitude de s'approprier les épaves ? La dernière leçon ne leur a rien appris. Plusieurs d'entre eux sont inquiétés pour avoir pris des madriers venus sur la côte après la tempête.
Ce sont de braves gens, mais qui ne peuvent se résoudre à regarder venir les épaves, comme le bœuf regarde passer le train.  

Crozon    fait divers    à la côte                          

article issu de : La Dépêche de Brest    

 

 

 

Agression à Lostmarc'h en Crozon. 17/08/1939   
  n° 3594

Arrondissement de Châteaulin

CROZON
UN GAMIN PRÉCOCE. - Dimanche 13 courant, vers 15 h. 30, Mme Le F., en résidence à Morgat, se promenait en compagnie d'une fillette sur le chemin vicinal de Lostmarc'h à Dinan, lorsqu'elles furent interpellées par un jeune garçon qui les invita à le suivre dans un chemin de traverse. Sur le refus catégorique des promeneuses, il s'avança vers elles et saisit Mme Le F. par la manche, voulant l'entraîner. Celle-ci se défendit et réussit non sans mal à lui faire lâcher prise. Le jeune homme se rabattit sur la fillette et l'attrapa par le manteau, qui lui resta dans les mains. Mme Le F... et sa compagne s'enfuirent en courant et se réfugièrent près d'une automobile en stationnement dont le propriétaire se livra à des recherches pour découvrir l'agresseur, qui avait quitté les lieux, emportant le manteau de la fillette.
Mme Le F. a porté plainte à la gendarmerie et le signalement qu'elle a donné de l'auteur de cette agression a permis de l'identifier. Il s'agit d'Emile X., âgé de 14 ans, du village de X. Les enquêteurs, après un interrogatoire serré, ont obtenu de lui des aveux complets et il leur a remis le manteau dérobé.

 

Crozon    Morgat    fait divers    enfant                      

article issu de : La Dépêche de Brest    

 

 

 

Un enfant se noie sur la plage de Lostmarc'h, en Crozon. 15/09/1939   
  n° 3598

Arrondissement de Châteaulin

CROZON
Un garçonnet se noie en se baignant

Le 10 septembre, dans l'après-midi, le jeune Pierre Stéphan, âgé de 11 ans, du village de Runcadic, se baignait en compagnie de deux camarades, sur la plage de Lostmarc'h. L'enfant, sachant très peu nager, fut pris dans un courant et entraîné assez loin du rivage.
Ses camarades revinrent sur la berge chercher du secours, mais les alentours étaient déserts. Ce n'est qu'une heure et demie après que le jeune René Baron de Saint-Hernot, arrivé sur les lieux, plongea d'une falaise et parvint à ramener le corps de l'enfant sur le rivage.
Le docteur Kéranguyader, de Crozon, appelé, ne put, malgré des soins prolongés, ramener le jeune Stéphan à la vie.
Nous adressons nos sincères condoléances à la famille de la petite victime.

 

Crozon    noyade    enfant                          

article issu de : La Dépêche de Brest    

 

 

 

 

 

 

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