Notre presqu'île .com

archives, histoires, images

de la presqu'île de Crozon

ARTICLES DE PRESSE

?  

Quoi de neuf ?

Presse ancienne

Cartes postales

En mots

En images

En cartes

Savez-vous ?...

Guerre 14-18

Recensement

Éditions Notre Presqu'île

livre d'or

liens utiles

bibliographie

dates presqu'île
contact

 

   revenir en arrière
 

Les villages de la presqu'île

dans la presse et l'édition

 

2 article(s) cite(nt) le village de Restou, en Argol

 


Pour retrouver un article dans son contexte chronologique, cliquez sur son numéro.

Battage brutal au Restou. 16/09/1916   
  n° 2256

Nouvelles départementales

ARGOL
Brutal. — Le dimanche 3 courant, le cantonnier P. François, 39 ans, aidait au battage du blé au village de « Restou ». A un moment donné, s'adressant au domestique de la ferme, le jeune Garnier Pierre, 15 ans, enfant assisté, il le traita de fainéant, celui-ci riposta à son interpellateur qu'il était moins fainéant que lui.


Cette réponse fit monter la moutarde au nez du cantonnier, qui administra alors au malheureux jeune homme plusieurs coups de sabots dont l'un l'atteignit notamment au bas-ventre. On ne doit pas, sans doute employer l'épithète fainéant à l'égard d'un cantonnier, malgré tout, ce dernier eût pu se montrer moins susceptible et moins brutal. 

Argol    fait divers    agriculture                          

article issu de : Le Progrès du Finistère (Quimper)    

 

 

 

Derniers essais de charge réussis pour le pont de Térénez. 20/11/1925   
  n° 2736

Informations régionales

LE PONT DE TERENEZ EST TERMINE
Les essais de résistance ont été des plus satisfaisants

Térenez, 19 novembre.
L'œuvre est achevée ! Elle est là, magistrale, imposante, démonstration puissante de l'art et de la science. Partis des sommets des deux monts, qu'elle unit désormais, des câbles la soutiennent, à plus de trente mètres au-dessus de la vallée profonde où roulent les eaux de l'Aulne.
Simple, svelte, ajourée comme une dentelle, elle porte dans le ciel la finesse d'un tissu métallique, long de 317 mètres.
En ce paysage grandiose, le travail des humains n'a pas porté atteinte aux beautés naturelles. Dans l'immensité du cadre où il s'étire, le pont de Térenez gagne en grandeur. Mais aussi, près de lui, les monts qu'il affronts de ses piles semblent plus hauts, et plus large le val qu'il enjambe d'un seul jet.
Travail admirable, qui unit aujourd'hui deux régions riches et aimables, demeurées jusqu'alors presque étrangères. Le fossé est maintenant comblé entre le pays du Faou et celui de Crozon ! Le Finistère, que la nature a déchiqueté, divisé avec une minutie cruelle, relie ses diverses fractions.
Rude tâche, certes, dont l'accomplissement se heurte à des difficultés considérables, mais qui, patiemment, s'accomplit. Pour la mener à bien, il fallait une volonté agissante et tenace.
Quand, il y a une vingtaine d'années, M. Louppe exposa au Conseil général les multiples raisons, qui militaient en faveur de la construction d'un pont sur l'Aulne, il se heurta, tout d'abord, à une rude opposition.
Des objections de toutes sortes furent formulées. Mais elles n'étaient point de nature à faire longtemps échec à un projet longuement mûri, établi avec une technique indiscutable.
Vigoureusement soutenue par son auteur, la proposition présentait un tel caractère d'intérêt général qu'on dut l'accepter. Enfin, on décidait, après des années de tergiversations, de construire, à l'endroit le plus resserré de la rivière, vers Térénez, un pont suspendu. Convaincue désormais que la hardiesse d'une conception comme celle qu'on avait si souvent développée devant elle n'était qu'une manifestation du progrès, l'assemblée départementale ordonnait l'exécution du projet.
En mai 1913, on commençait les travaux. Issue toute droite de la berge pour s'élever au niveau de la route qui court vers la crête voisine, la première pile portait son sommet à 70 mètres d'altitude et la seconde, celle de la rive gauche, s'édifiait de même façon, lorsque la guerre vint tout interrompre.
L'œuvre ne fut reprise qu'en 1920. Mais il fallut vaincre de nouvelles difficultés, qui nécessitèrent de longs et délicats travaux.
L'an dernier, les deux piles, comme les viaducs de raccordement unissant l'ouvrage aux nouvelles routes, étaient achevées. On avait dû construire deux routes, en effet, pour permettre d'accéder aux extrémités du pont. Celle de la rive gauche, longue de plus de trois kilomètres, rejoignait celle de Crozon aux abords du village du Restou, sur un plateau d'où la vue s'étend à l'infini. Celle de la rive droite se soudait à celle du Faou, qui borde en corniche toute la partie de la rade constituée par les embouchures de l'Aulne et de la rivière du Faou.
Peu après, on entreprenait l'établissement du tablier métallique constitué par deux travées de rive de 37 m. 50 de portée et une travée centrale de 272 mètres.

Tout d'abord on posa les vingt-quatre câbles qui devaient assurer la suspension de l'ouvrage. Pareils câbles, on le conçoit, devaient être doués d'une résistance peu commune. Longs de 430 mètres, leur diamètre, de 75 millimètres, donne à chacun d'eux un poids de treize tonnes.
Quand ils furent posés, on lança une à une, en les y suspendant, les diverses parties de la travée centrale.
Aujourd'hui, c'est chose faite : le pont est terminé. Avant de le livrer définitivement à la circulation, on va lui faire subir de rudes épreuves de résistance. Depuis plusieurs jours, déjà, on a étendu sur la moitié de la largeur du tablier une masse de terre et de pierraille qui paraît constituer le ballast d'une voie Decauville. Mais cela n'est autre chose qu'une charge de 400 kilos par mètre carré.
A présent, 27 camions de cinq tonnes, chargés à cinq tonnes, vont défiler lentement, en file indienne, puis stationner sur le pont. Pour la circonstance, les conducteurs les ont décorés de branchages.
Partout des appareils de toutes sortes ont été placés pour mesurer le moindre fléchissement et des observateurs attentifs les observent durant les expériences.
Il en est jusqu'au sommet des piles où, joyeusement, claquent des drapeaux. L'événement, qui doit avoir de si heureuses conséquences pour le développement économique de toute la région, a attiré nombreuse assistance.
Il y a foule sur les deux versants voisins et au milieu de l'ouvrage on remarque près de M. Louppe, président du Conseil général, sénateur, la présence de MM. Genet, ingénieur en chef du département; Coyne, ingénieur des ponts et chaussées; Corre, vice-président de la Chambre de commerce de Brest; Hernigou, agent voyer de l'arrondissement de Châteaulin; Bourvon, maire d'Argol; le docteur Bourhis, maire du Faou; Crouton et Piriou, ingénieurs des travaux publics de l'État; Le Morvan, Marec et Gautier, agents voyer d'arrondissement; Piriou, membre de la Chambre de commerce; les agents voyers Raoul, Courant, Piriou, Le Hir, Mahé, Serazin, ainsi que de nombreuses autres personnalités.
Lentement, le défilé s'effectue avec tous les arrêts prévus, jamais charge aussi formidable ne sera plus imposée au pont nouveau-né, qui manifeste une robustesse déjouant tous les calculs préliminaires.
Vainement on observe, on scrute, on examine : la constitution de l'ouvrage est telle qu'on ne peut relever aucun fléchissement.
Le pont de Térénez, solidement planté, ouvre à tous désormais des voies nouvelles. Économiques et touristiques, elles auront pour le département les conséquences les plus bienfaisantes.
N'est-ce pas cela qu'ont senti tous ceux qui ont tenu à venir, en ce lieu même, saluer le président du Conseil général qui sut être le promoteur et le défenseur d'une œuvre grande et belle dont l'accomplissement s'opère en ce jour ?
Inlassable et réconforté par cette première étape, M. Louppe dirige à présent son activité vers la deuxième, au bout de laquelle doit se dresser bientôt le pont de la Corde; puis vers la troisième qui doit magnifiquement couronner ses efforts : le pont de Plougastel !
Ainsi, il aura su mener à bien le projet grandiose qu'il avait depuis si longtemps formé en réalisant l'union intime des diverses parties du département.
Ch. LÉGER. 



Dépêche du 25 novembre 1925
Argol    presqu'île    transport                          

article issu de : La Dépêche de Brest    

 

 

 

 

 

 

f.a.q. Éphéméride mode d'emploi

recherche
dans les articles


précisions mots-clés


précisions recherche

 

à suivre...

         • nouveaux articles

         • nouvelles personnes

         • nouveaux villages

         • nouveaux bateaux

         • nouveaux commentaires

contenu des articles

         • les bateaux   A-Z

         • les personnes   A-Z

         • les lieux   A-Z

         • les lieux, par village

articles par n°

 

 
 
 

 

© notrepresquile.com 2014-2018

 

Mentions légales et Conditions Générales d'Utilisation      |     Qui fait ce site ?

 

Selon la loi Informatique et Libertés du 6/01/78 modifiée en 2004,
vous bénéficiez d’un droit d’accès et de rectification aux informations vous concernant, que vous pouvez exercer en nous écrivant.