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3 article(s) cite(nt) le village de Tréyout , en Crozon

 


Pour retrouver un article dans son contexte chronologique, cliquez sur son numéro.

Un enfant mort de froid à Treyout, en Crozon. 07/03/1895   
  n° 953

Gazette bretonne - Finistère

Crozon. — Le 4 février dernier, vers huit heures du matin, le nommé Gourmelen (Pierre-Marie), âgé de 32 ans, meunier au village de Treyout, en Crozon, dit à son frère Corentin, âgé de 15 ans, d'aller aux champs chercher un fagot de lande pour le cheval. Il partit ensuite au moulin.
A midi ne voyant pas revenir son frère, il envoya sa petite sœur Anna le chercher dans le champ de lande; mais elle ne l'y trouva pas.
Le lendemain matin Corentin n'étant pas encore revenu, Gourmelen se mit à sa recherche, dans les environs, avec des voisins. Mais il fut impossible de savoir ce que l'enfant était devenu. Comme à deux ou trois reprises différentes il avait quitté sa famille et était resté 7 à 8 jours absent, on ne s'inquiéta pas beaucoup d'abord de sa disparition.
On pensait qu'il reviendrait.

Cependant, le dimanche suivant, Corentin n'était pas encore revenu. Son frère aîné alla alors avertir le maire de Crozon pour que l'on fit de nouvelles recherches.
Le 1er mars courant, vers quatre heures, un voisin, le nommé Le Fur, eut besoin de monter sur un tas de paille, et qu'aperçut-il ? Le malheureux Corentin mort au fond d'un trou qu'il s'était creusé dans la paille. Il en prévint aussitôt la famille.
Le jeune Corentin Gourmelen était un peu têtu et, à certains moments, ne voulait pas travailler.
Il est probable que le 4 février, jour de sa disparition, il n'a pas voulu aller couper de la lande, comme son frère l'en avait prié. Il sera allé se coucher sur le tas de paille, s'y sera endormi, aura été saisi par le froid, très violent ce jour-là, et aura finalement succombé à une congestion.  

Crozon    fait divers    enfant                          

article issu de : Le Finistère (Quimper)    

 

 

 

Manoeuvres en presqu'île, et visite au diable de Crozon... 15/09/1898   
  n° 1656

L'infanterie de marine à Crozon

L'affaire de Tréjout. — L'engagement de Créac'h-Marrec

Crozon, 14 septembre.
L'infanterie de marine a exécuté hier la manœuvre que je vous ai annoncée. Il s'agissait de barrer la route qui mène à Roscanvel et à Camaret à un bataillon venant de Lanvéoc.
L'opération a été exécutée d'une façon qui dénote chez nos officiers d'infanterie de marine de remarquables qualités tactique et un réel esprit d'initiative.
La défense était confiée au bataillon du 2° régiment cantonné à Crozon. Le commandant Gillet, au lieu de se mettre à cheval sur la route de Roscanvel, eut l'idée de placer sa principale ligne de défense à la ferme de Tréjout, laissant sur le versant oriental du plateau une seule compagnie destinée à attirer l'ennemi vers la position occupée par le reste du bataillon.
Cette position était formidable. Des salves, perpendiculaires à la direction probable de l'attaque, protégeaient les défenseurs qui, devant eux, avaient un admirable champ de tir de 500 mètres. C'était un véritable traquenard. Malheureusement pour la défense, il fut éventé. Le chef du bataillon de Lanvéoc, le commandant Arnaud, prévenu par ses éclaireurs du contact avec l'ennemi, s'aperçut, à la reconnaissance minutieuse du terrain, que la ligne de défense présumée était en grande partie vide. Il résolut alors de faire avancer le gros de ses forces, trois compagnies, sur l'aile gauche de l'ennemi, sur le point non défendu, avec mission de contourner le plateau par le nord. Pendant ce temps, la 4e compagnie, exécutant une action démonstrative, s'avançait contre la droite du village de Tréjout, s'abritant de son mieux derrière les rares talus qui se remarquent sur la partie sud du plateau.
Le combat fut ensuite mené suivant la règle. La 1ère compagnie, d'abord en chaîne, fut bientôt renforcée par la 2e, puis la 3e vint la prolonger, formant crochet défensif pour contrebattre une compagnie ennemie qui, couchée derrière un repli de terrain perpendiculaire à la ligne générale de la défense, criblait le flanc de l'attaque de ses feux meurtriers.
Au moment où les troupes d'assaut arrivaient à une centaine de mètres de la position ennemie, le lieutenant-colonel directeur faisait sonner le « halte-là », suivi du « cessez le feu ».
Une critique qui, a priori, peut sembler juste a été faite à la défense. D'après le thème, elle devait barrer la route de la presqu'île. Or, en occupant la position de la ferme de Tréjout, ne s'écartait-elle pas plus que de raison de la route qu'elle devait défendre ?
L'inspection du terrain permet de répondre victorieusement à cette légère critique. En quittant le plateau de Tréjout, la route de Roscanvel, formant lacet, se rabat vers l'ouest, de sorte qu'une troupe ennemie, qui l'eut prise en tournant la position de Tréjout, eût été irrémédiablement prise de flanc par l'adversaire.
On ne peut d'ailleurs laisser sur sur son flanc, sans l'aborder et l'anéantir, une fraction ennemie d'importance à peu près égale à la sienne.
La manœuvre terminée, les deux bataillons se sont installés au village de Tréjout pour y manger le repas froid emporté le matin.

L'après-midi, les deux bataillons réunis constituant régiment (le 3e bataillon supposé) ont exécuté une manœuvre sous le commandement du lieutenant-colonel. Le thème était le suivant :
Un régiment venant de Lanvéoc a été refoulé le matin par le régiment chargé de la défense de la presqu'île de Quélern. Celui-ci poursuit l'adversaire.
Le régiment de Lanvéoc, pour protéger sa retraite, a fait occuper par son bataillon d'arrière-garde la position de Créac'h-Marrec (côte 73). Ce bataillon est figuré par un peloton.
La position occupée par la défense est encore belle; cela, du reste, est à peu près normal dans ce pays, parsemé de croupes dénudées, où le défenseur, de loin, peut voir l'assaillant et le cribler sur les pentes formant glacis qui mènent à sa position.

Le régiment, franchissant le plateau de Landaoudec, attaque l'ennemi en prenant le dispositif suivant : la lère ligne, constituée par le bataillon de Crozon, doit aborder la position par l'ouest ; la 2e ligne, obliquant vers le nord, doit chercher à couper de Lanvéoc le bataillon de la défense défense.
La manœuvre est exécutée de façon brillante. Les officiers, calmes, donnent leurs ordres avec précision, et les marsouins, malgré la fatigue du matin, font encore preuve d'entrain et de vigueur. Le temps est orageux. Le soleil cependant ne dore pas le paysage, mais ses rayons, tamisés par un épais tapis de nuages, ne caressent pas moins lourdement les visages halés de nos marsouins.

La musique improvisée du 2e régiment a accompagné la manœuvre. Pendant la halte, elle a exécuté quelques morceaux, puis, le soir, elle est partie pour Lanvéoc, où elle a donné, à cinq heures, un concert devant la maison du maire.
Elle est rentrée le soir même à Crozon, tout enorgueillie du joli succès qu'elle a obtenue à Lanvéoc.
Les hommes sont rentrés au cantonnement vers cinq heures.

L'état sanitaire est excellent à Crozon. Quatre réservistes ont été évacués, ce matin, sur Brest : deux pour fatigue générale, deux autres pour foulures au pied.

Dans la soirée, je suis descendu à Morgat pour y visiter les grottes, dont l'une, la Grotte du Diable, m'a surtout frappé par son caractère étrangement pittoresque. « Cela n'est point étonnant, m'a expliqué mon cicérone, le diable y loge !» — « En effet, répondis-je, son nom l'indique. Mais, cependant, pourquoi le diable au lieu d'un ange du bon Dieu ? » Mon conducteur me donna l'explication suivante : « C'était au temps jadis, où les bonnes vieilles femmes du pays tournaient la bouillie avec leurs longues dents. Il y avait à Crozon une bonne fée, qui parcourait chaque jour le pays, en quête d'une action charitable à accomplir. Son œuvre était contrebalancée par l'influence néfaste d'un méchant diable qui avait élu asile dans l'anse de Morgat. C'est là que la fée le rencontra un jour nez à nez, dans un sentier sur le bord de la mer, où deux âmes ne pouvaient passer de front. La fée, qui était passée, intima l'ordre au diable de rebrousser chemin, mais celui-ci, têtu comme un diable — et un diable de Crozon doit l'être doublement — se garda bien d'obéir. La fée, bien que d'un heureux naturel, se mit en colère, appelant à son secours la montagne d'à côté : « Sao pe me da savo », cria-t-elle (lève-toi ou je te lève). Puis : « Klenk pe me da kle..ko » (enfouis-le ou je t'enfouis). Et le monticule, obéissant, renferma le diable dans son sein, tout en lui laissant un orifice pour exhaler sa mauvaise humeur.
« Et voilà pourquoi à Crozon on appelle cette grotte la « Grotte du Diable ». Du reste la nuit, ajouta mon interlocuteur, vous pouvez l'entendre au coup de la douzième heure, à la mi-nuit. »
Décidément, je suis trop fatigué pour aller l'écouter.
Vous perdrez ainsi la confirmation de ce que je vous avance ici, mais moi j'y gagnerai un peu de repos, et j'en ai bien besoin. »

Demain, l'infanterie de marine manœuvrera du côté de Lescataouen, sur le chemin d'Argol. Le bataillon du 6e, supposé détaché d'un régiment cantonné à Argol, doit barrer le chemin de Châteaulin à un bataillon du 2e régiment cantonné à Crozon.
Les mêmes dispositions qu'hier seront prises pour le repas du matin, et pour l'eau, qui sera amenée en partie de Tal-ar-Groas, par le haquet.  



Une promotion en promenade militaire            source : B.N.F.
Crozon    Lanvéoc    manoeuvre                          

article issu de : La Dépêche de Brest    

 

 

 

Crozon. Construction d'un aqueduc. 21/11/1929   
  n° 2986

Arrondissement de Châteaulin

CROZON
CONSEIL MUNICIPAL. — Séance du 10 novembre 1929. Présidence de M. Cariou, maire.
[...]
Classement de chemins. — [...] Le Conseil proclame l'urgence de la continuation du chemin vicinal de Treyout jusqu'à la gare de Perros. [...] Il signale à l'administration la nécessité de prolonger le chemin de G. C. n° 55 A-2 du village de Rostudel à la pointe de la Chèvre.
Aqueduc de la Palue. — Le Conseil décide de construire un aqueduc sur le petit ruisseau qui sépare les villages de Kerdreux et de la Palue.

 

Crozon                                  

article issu de : La Dépêche de Brest    

 

 

 

 

 

 

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