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 n° 1571

Procès du patron de la Reine-Blanche.

10/05/1895 

Tribunal maritime commercial

Audience du 9 mai
La perte de la « Reine-Blanche »
Hier, à deux heures, a comparu devant le tribunal maritime commercial le sieur Laouénan (Jean-Claude), ex-patron de la chaloupe Reine-Blanche, inculpé d'avoir, par négligence ou impéritie, causé la perte de son bateau.
Le 2 janvier au soir, la Reine-Blanche mouillait sur la pointe de Lounnergat, où elle devait effectuer un chargement de pierres. Quoique le temps fût menaçant, le patron quitta le bord avec un de ses hommes, laissant la garde de la chaloupe au nommé Cloarec. Pendant son absence, la brise ayant fraîchi, la Reine-Blanche chassa et vint s'échouer à la côte, où elle se brisa. En laissant ainsi la garde de son bateau à un homme seul dans un mouillage considéré comme peu sûr, le patron Laouénan a commis la négligence qui motive sa comparution devant le tribunal.
Laouénan est né le 15 juillet 1858, à Crozon. Il habite Roscanvel et était intéressé pour un tiers dans la chaloupe naufragée. Interrogé par le président, le capitaine de vaisseau de la Jonchère, il reconnaît que le jour où sa barque s'est démolie, il avait bu « un petit verre, sans toutefois avoir de mal ».
Deux témoins sont entendus. L'un d'eux, le matelot Cloarec, fait une déposition qui soulève l'hilarité générale. Pour se donner de l'aplomb, il a, d'ailleurs, bu un bon coup avant de venir à l'audience.



Après avoir déclaré qu'il a été canonnier breveté, il raconte comment la Reine-Blanche a été jetée à la côte, et il ajoute : « Ce n'est pas que j'ai eu peur. J'ai, au Tonkin, à bord de la Mutine, tiré bien des coups de canon; mais, n... de D..., commandant, je tiens à ma peau. J'ai déjà perdu deux bateaux; j'en ai eu un de coupé en rade par l'Eurêka, et je suis resté sur l'eau. »
M. le capitaine de frégate Nény, commissaire-rapporteur, dans un énergique réquisitoire, dit que l'état du patron Laouénan a été la seule cause de la perte de la Reine-Blanche. Il a été inconscient en mouillant dans un endroit dangereux et coupable en laissant à bord un homme seul. Il conclut en réclamant contre lui l'application dans toute sa rigueur de l'article 6 de la loi du 10 mars 1891.
Après une longue délibération, le tribunal reconnaissant à l'unanimité le patron Laouénan coupable de la perte de la Reine-Blanche, le condamne à deux mois de retrait de la faculté de commander, et aux frais.

Crozon    Roscanvel    Brest    à la côte    procès               

article issu de : La Dépêche de Brest    

 
 
 

 

 

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