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 n° 2452

Breton d'Argol, que ne meure ta langue !

25/07/1920 

La région bretonne

ARGOL
A l'issue de la cérémonie du monument, dont nous avons parlé dans un de nos derniers numéros, les Argoliens avaient organisé lundi un banquet populaire. Ce banquet avait lieu salle Boussard. A la table d'honneur que préside M. Michel Bourvon, entouré de son conseil municipal, nous remarquons M. Cariou, conseiller général ; MM. Rousseau, président des anciens combattants ; Goalès, conseiller d'arrondissement ; Daniel, Kermorgant, Boussard, maire de Telgruc, etc. A la fin du repas, M. Bourvon se lève pour remercier les organisateurs de la fête. Il fait appel à l'esprit de concorde et d'union qu'il souhaite de voir dans sa commune survivre à la manifestation d'aujourd'hui. M. Cariou porte un toast à M. Bourvon et à son conseil municipal.
M Daniel, invité à prendre la parole, fait l'éloge de la Bretagne. Il évoque la physionomie de la vieille Bretagne que l'on retrouve encore vivante quand on s'écarte de la ville et des bords fréquentés de la mer. Il montre l'attachement du Breton à sa petite patrie, ce qui ne l'empêche pas de répondre « présent » à chaque fois que la France, sa grande patrie, fait appel au dévouement de tous ses enfants. Il rappelle que la Bretagne a donné à la France de vaillants guerriers, chevaliers, soldats et marins, tels Duguesclin, du Couédic, La Tour d'Auvergne. Il évoque le souvenir des mobiles bretons de 70 et de ces héros d'hier, les pompons rouges de Dixmude.


Ce passé glorieux, la Bretagne a le droit d'en être fière. Les Bretons, ajoute-t-il, ne sont pas les attardés que certains prétendent ; nos laboureurs ne veulent pas être les routiniers qui se refusent à perfectionner leur culture. Mais ils rejettent les semences étrangères qui ne conviennent pas à leur sol. Bretons d'Argol, restez vous-mêmes, restez fidèles à vos traditions, défendez votre idéal celtique comme vous avez défendu la civilisation française, gardez les qualités qui font l'originalité de notre race : l'unité française n'y perdra rien en harmonie. La France, a-t-on dit, est un bouquet de fleurs, mais un bouquet n'est pas fait que d'un seul parfum, mais de plusieurs fleurs ayant chacune son parfum et sa grâce caractéristique. Que notre Bretagne conserve donc le caractère qui a fait sa force et sa grâce, qu'elle reste le pays des légendes, des menhirs et des pardons. Que ne meure sa langue : en perdant sa langue, le Breton perdrait le meilleur de lui-même. Araok bepred ha Breiz de virviken !
Ces dernières paroles ont été très applaudies.
[...]

Argol    guerre    brezhoneg                       

article issu de : La Dépêche de Brest    

 
 
 

 

 

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